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La description de ce livre

Henri FRENAY / Robert Belot

En réponse à -4 -3 -2
-1En 55 minutes... de René CLAUDE

... de Fabrice le samedi 25 septembre 2004 à 19h30

Je vous remercie tous pour vos messages de bienvenue, je pense sincèrement être
moins connaisseurs que la plupart d'entre vous en la matière, je suis franchement impressionné par les connaissances de certains intervenants, mais mon désir de me mêler aux débats reste important et cette cause me pousse donc à oser participer à ce forum.

Depuis un peu plus d'un an j'ai lu pas mal d'ouvrages sur "L'armée des ombres", parfois rédigés par les premiers intéressés comme Henri Frenay, ou bien encore par des proches comme Gilberte Brossolette et son livre très émouvant "Il s'appelait Pierre Brossolette", et puis pour le reste des bouquins d'historiens.

Ce qui me semble passionnant chez Henri Frenay, outre son oeuvre de résistant et d'Européen convaincu, d'ailleurs le contraste saute aux yeux en comparaison avec l'image légendaire de Jean Moulin, c'est ce puissant sentiment de le percevoir comme étant un être humain avant tout, un homme avec ses qualités et ses défauts, ses succès et ses échecs/erreurs. Je m'explique, souvent il n' a été montré chez les résistants que les aspects les plus corrects et lumineux quant à leur combat, leur personnalité et effectivement ces seuls angles utilisés occultaient une grande part de vérités, plus difficiles à avouer pour bien des raisons.

Car par exemple pour en revenir au maréchalisme du Capitaine Frenay, au départ, lorsqu'on est juste un ignare en ce domaine et qu'on nous parle du chef de Combat comme étant un admirateur de l'abominable Pétain et de sa révolution nationale, un sentiment de dégoût pousse votre conscience à sortir les barbelés et à l'entourer de votre être moral pour l'en protéger, car ce n'est pas bien, comment un homme voulant botter l'occupant hors de France pourrait toujours admirer Pétain, symbole de la collaboration ?

Voici l'erreur de jugement mais aussi un fait difficilement concevable, un complexe problème se pose à ce moment précis si on ne prend pas assez de hauteur sur le contexte de l'époque, dans les premières années Pétain était encore "adoré" par un grand nombre de personnes comme un vieux chef héroïque menant un double jeu en attendant de pouvoir passer à l'attaque contre les nazis, en fait le Maréchal de 1940 à 1942 ne symbolise pas encore la collaboration totale, c'est "nous" (enfin moi en tous les cas...) qui commettons la faute de le considérer comme tel, Pétain à ce moment là n'a pas encore écrit les plus lamentables pages de sa vie, finalement on part de 2004 à 1940 au lieu de commercer par l'autre sens...

Néanmoins, certaines personnes en cherchant à vaincre leur ignorance parviennent en creusant un peu plus loin, à considérer Frenay comme l'un des plus ardents patriotes, car en s'engageant dans la Résistance dès le début de l'occupation, tout en continuant à croire au Maréchal, il se démarque singulièrement de l'idée qu'on peut se faire des résistants dans leur ensemble, où on les imagine hostiles et virulents à l'endroit de Pétain, et où on les pense tous derrière de Gaulle, alors que la majorité d'entre eux n'a pas entendu l'appel du 18 juin...

Frenay, un homme assez innocent, intègre ou pur enfin je ne sais quel est le qualificatif le plus juste, a perdu la face contre un de Gaulle, véritable machine politique. Décidément ils ne jouaient pas dans la même catégorie.
Pour traiter encore un peu de la personnalité de Frenay, trace poignante c'est lorsqu'on lit le télégramme envoyé par Frenay depuis Londres le 24 juillet 1943 aux corps francs des MUR pour qu'ils tentent "de tout faire" pour libérer Jean Moulin et les autres victimes du traquenard de Caluire, malgré les rapports très tendus entre les deux hommes "Charvet" conservait cette loyauté envers "Max".

Dans l'affaire suisse, il m'apparaît comme une évidence que le créateur de Combat n'a jamais cherché à tromper de Gaulle, il s'est toujours présenté Gaulliste auprès des Américains, beaucoup ont voulu le griller suite à ce plan qu'ils n'ont jamais digéré pour bien d'obscures raisons.Il fallait bien survivre sans l'argent de Londres, alors comment auraient-ils pu refusé une telle opportunité ?!

Je voudrais cité un passage de "La nuit finira" :

"Nous sommes retombés dans un climat de démocratie formelle et glacée où l'homme, perdu dans la masse anonyme, est désespérément seul. Rien ni personne ne l'appelle à une grande tâche où il pourra se dépasser. Il vit en tant qu'individu et non en tant que cellule sociale participant à l'oeuvre commune. En fait, il est amputé d'une partie de son être. Il est insatisfait, replié dans l'égoïsme étroit où la société le contraint à vivre."

Je trouve qu'il résume bien le rêve de la Résistance d'exister sur la scène politique pour mettre en oeuvre "une synthèse entre le socialisme et le libéralisme", on y ressent intensément ce profond humanisme et je dois bien avouer que je regrette vraiment que tous ces patriotes sincères n'aient pu réussir dans leur entreprise.
Mais d'un autre côté comment durer en politique si l'on n'est pas "un requin" prêt à toutes les basses manoeuvres ?
Frenay en a fait la douloureuse expérience de manière globale mais aussi personnelle, car à l'époque où les communistes menaient d'infâmes manifestions contre sa personne, il eut la mauvaise surprise d'apercevoir parmi eux un certain François Mitterand celui-là même qui devait énormément au ministre des déportés, prisonniers.


Cordialement.

*** / ***

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