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Le maquis de Glières / Claude Barbier

En réponse à -13 -12 -11 -10 -9 -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2
-1Barbier a fait le travail d'un historien du XXIeme siècle de Emmanuel de Chambost

Heimberg : Barbier ne fait pas le travail d'un historien ! de Alain Cerri le dimanche 03 août 2014 à 20h14

« Tir de barrage » contre Claude Barbier ? Ne s'agit-il pas, tout simplement, de l'exercice normal et légitime de la critique, tantôt favorable (par exemple, David Jardin et vous), tantôt défavorable (par exemple, Charles Heimberg et, plus modestement, moi-même), cette dernière n'empêchant nullement Claude Barbier de défendre et de vendre son livre, bien au contraire ! C'est François Truffaut qui disait, je crois : « S'en prendre à la critique quand elle nous éreinte est enfantin, car il faudrait également la contester quand elle nous approuve. »

Cela dit, - et, cette fois, je me permets de citer Charles Heimberg (cf. son article sur ce site) - Claude Barbier ne fait pas « le travail normal » d'un historien, entre autres, sur les DIX points suivants :

1) [en 2012, avant la publication de son livre] « Claude Barbier multiplie les conférences et les déclarations fracassantes pour annoncer qu’il va enfin faire connaître la vérité sur le « mythe » des Glières » !

2) Claude Barbier affirme, par exemple le 14 septembre 2012, dans le très sérieux journal suisse Le Temps, à la suite d'une conférence donnée à la Société militaire de Genève le 4 septembre précédent :
« On a dit que c’était pour recevoir des parachutages d’armes par les Alliés que le maquis s’est formé, c’est faux, la raison première pour laquelle on a rejoint Glières, c’est pour échapper au STO et se cacher. » (Assertion fausse qu'il reprend dans son livre à la page 143 : « […] la nécessité de se prémunir des attaques du maintien de l’ordre – se cacher donc – passait avant la réception des armes. » - NDLR)

3) « Le lecteur averti n’y découvrira pas [dans le livre de Claude Barbier] vraiment grand-chose qui n’ait pas été déjà établi par d’autres chercheurs que l’auteur ne prend pas tous en compte. »

4) [Le livre de Claude Barbier contient] « de nombreuses données factuelles. Toutefois, leur présentation paraît parfois biaisée ou discutable. C’est le cas par exemple à propos des motivations des maquisards montés sur le Plateau (pp. 140-147), l’auteur affirmant sans vraiment convaincre qu’une fonction de refuge aurait d’abord prévalu. Il minimise également l’engagement et la prise de risque des résistants dans les semaines précédant le 26 mars 1944 en invoquant le manque d’équipement et de motivation de leurs adversaires (pp. 360-361) ; il parle de « répressions », au pluriel, intégrant potentiellement les faits de l’épuration pour induire des propos relativistes n’ayant aucune pertinence. Ainsi évoque-t-il (pp. 302-310) la répression des « réprimants » avant même d’avoir établi un bilan des victimes du maquis des Glières. […] dès qu’il le peut, il s’efforce de réduire la valeur de l’action des maquisards […]. »

5) « Ce qu’il nous faut souligner, par ailleurs, c’est que cette étude [de Claude Barbier] ne tient pas les promesses de son sous-titre, les notions de « mythe » et de « réalité » ne pouvant se traiter au seul prisme de données factuelles, sans une réflexion sérieuse sur la dynamiques et les fonctions dudit mythe, sans en établir une description critique à partir de sources orales qui donnent accès à ceux qui l’ont produit ; et en passant trop rapidement sur une évolution des mémoires qui ne saurait par ailleurs se résumer à cette « gangue mémorielle » (sic) dont il est question dans l’introduction […]. »

6) « En outre, suffit-il vraiment en histoire d’en appeler à la « rigueur des faits » ? Ce n’est pas si simple et ce n’est pas suffisant. […] Ainsi, l’histoire de la Résistance, dans sa singularité, requiert une pluralité d’outils et de niveaux de lecture, notamment pour l’analyse de ce que les survivants ont dit ou écrit de leur expérience afin de rendre justice aux sacrifiés et de se faire comprendre. […] En outre, l’auteur ne rend pas complètement justice à la dimension de réalité du récit-épopée de la première époque, soit le fait, en amont de l’échec du 26 mars 1944, d’avoir effectivement investi le Plateau des Glières et de l’avoir défendu pendant quelques semaines dans l’attente d’autres parachutages. Quant à la forte valeur symbolique de ce qui a été accompli aux Glières, et à sa signification au-delà des faits et après eux, il passe forcément à côté. »

7) « Ce livre de Claude Barbier sur le maquis des Glières est contestable à un autre niveau encore. En effet, ceux-là mêmes qu’il nous présente comme les « gardiens » d’une prétendue mystification ne sont pas aussi mal placés qu’il le laisse entendre en matière de développement d’une histoire-mémoire rigoureuse […]. »

8) « Au-delà des polémiques qu’il provoque dans l’espace public, et des outrances de l’opération contre-mémorielle concernant Habère-Lullin, ce travail [de Claude Barbier] passe à côté d’une analyse critique un tant soit peu argumentée de la notion de mythe, de ses usages et de ses fonctions. Et il nous en dit finalement très peu sur cette mémoire qu’il voue par principe aux gémonies. »

9) [Claude Barbier néglige] « par principe l’apport des témoignages au profit des seuls documents d’archives, même si ces derniers comprennent aussi des dépositions de témoins dont il faudrait interroger les conditions de production. »

10) [L'ouvrage] « de Claude Barbier, davantage par omission que de manière frontale, et quels que soient par ailleurs ses apports, n’évite pas l’écueil d’une forme de dénigrement de la mémoire des acteurs en négligeant de faire ce pas de côté qui devrait permettre à l’historien de porter un regard dense sur le passé et d’exercer pleinement sa fonction critique. »

*** / ***

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