Vous avez dû reconnaitre que la police belge (ou batave ou autres...) a dû participer aux fichages, arrestations, gardiennages et déportations des Juifs de Belgique tout comme la police de la France occupée.
Mis en face de ce fait si gênant pour votre cause, vous n'avez pu que maugréer comme un enfant pris sur le fait.
En quoi, le fait de reconnaître que des secrétaires généraux, des bourgmestres et des policiers aient collaboré avec l'occupant allemand, exonère-t-il l'Etat Pétain de ses crimes ?
- Des secrétaires généraux ont été démis de leurs fonctions, d'autres ont démissionné, d'autres, acquis à la cause nazie, les ont remplacé comme le sinistre Gérard Romsée, membre éminent du VNV (mouvement indépendantiste flamand)
- Idem pour les bourgmestres comme celui de Gand, le sinistre Henri Elias, partisan de l'Ordre Nouveau.
- Des forces de l'ordre ont participé aux arrestations. Notons toutefois qu'un rapport de l'administration militaire allemand, datant de 1943, estime qu'elle ne peut compter que sur 1/8 des effectifs de la gendarmerie. Les Allemands renonceront à faire appel aux gendarmes pour la garde des convois de déportés.
Cette collaboration fut l'oeuvre d'individus dévoyés collaborant de leur propre initiative et non une politique volontariste d'un Etat dévoyé comme celui de Pétain et de ses acolytes.
Et pour en finir avec votre formule inepte "un mal pour un bien", une anecdote qui vous ressemble :
Au début des années 60, en Afrique équatoriale, j'avais pu acquérir un vélo pour mes déplacements de courte distance. Quelques jours plus tard, mon vélo fut dérobé. L'auteur du délit fut rapidement retrouvé. Le bougre, furieux, exigea des excuses et un dédommagement financier car prétendait-il, en
dérobant mon vélo, il avait empêché qu'il ne soit
volé.
Un mal pour un bien, vous dis-je (sic). Et quel ingrat ce Deleu.