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Ce que savaient les Alliés / Christian Destremau

En réponse à -16 -15 -14 -13 -12 -11 -10 -9 -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2
-1 La police de Vichy de Boisbouvier

Un Gentlemen's agreement (dixit Knochen) de Nicolas Bernard le mercredi 02 décembre 2009 à 11h42

> La police d'un pays occupé,- combien de fois faut-il donc
> vous le dire ?- obéit au-to-ma-ti-que-ment à la puissance
> occupante et que, faire l'impasse sur cette vérité
> première et continuer d'ânonner "la police de Vichy",
> comme vous le faites, c'est offenser gravement l'histoire.

En 1940, l'armée allemande s'efforçait de ne pas s'incruster dans les affaires intérieures françaises, désirant de consacrer aux tâches militaires de toute armée d'occupation. Une directive de l'O.K.H. n° 800/40 du 22 août 1940 était à cet égard parfaitement claire : "Toute l'activité de l'administration militaire sera guidée par ce principe que seules les mesures destinées à l'occupation militaire du pays devront être prises. Par contre, il n'est pas du ressort de l'administration militaire de s'immiscer dans les affaires de politique intérieure française, pour l'améliorer. Pour prendre toutes les mesures administratives qu'elle sera appelée à prendre, l'administration militaire devra emprunter, par principe, le canal des autorités françaises."

C'est pourquoi, le 30 janvier 1941, au cours d'une conférence entre responsables du R.S.H.A. en France et de l'armée à propos de la "question juive", l'adjoint du Représentant du Sipo-S.D. en France, le S.S.-Sturmbannführer Lischka, définit le domaine d'action des autorités allemandes en matière d'antisémitisme : "Il convient de laisser aux Français le soin de régler la suite, afin d'éviter dans ce domaine la réaction du peuple français contre tout ce qui vient des Allemands. Aussi bien les services allemands s'en tiendront-ils à faire des suggestions."

Le S.S.-Sturmbannführer Lischka offensait gravement les droits de l'homme, mais il n'en faisait pas moins l'Histoire...

Le principe était si acquis qu'en 1942 Heydrich, au lieu de prendre directement le commandement de la police française et de la confier à Oberg, négocia au contraire avec Bousquet sa collaboration. Déposition d'Helmut Knochen relative aux accords Heydrich-Bousquet de mai 1942 sur l'indépendance de la police française (cité in Klarsfeld, op. cit., p. 59-60) :

L'ordre de Hitler prévoyait que la police française recevrait ses ordres de la police allemande : Heydrich, se basant sur son expérience de Tchécoslovaquie, a compris qu'il était préférable que la police française puisse agir librement et de façon autonome ; c'est ce qui a été convenu avec Bousquet qui, dans une conférence, a pu critiquer en toute liberté les méthodes de l'administration militaire, en particulier les fusillades d'otages et a obtenu l'accord de Heydrich sur tous les points exposés.

L'accord ou
gentlemen's agreement sur le travail de la police française et sur celui de la police allemande ne faisait que confirmer l'accord verbal préexistant, mais était nécessité par les questions pratiques posées sur le plan local ; le général Von Stülpnagel a approuvé cet accord ; un exemplaire de cet accord a été remis à chacun des fonctionnaires français et allemands assistant à la réunion durant laquelle fut notifié cet accord, lequel présentait du côté français un avantage certain en assurant à chaque fonctionnaire de la police française sa liberté d'action. Cet accord a toujours été traité comme une convention obligatoire aussi bien du côté allemand que du côté français ; son application pratique était réalisée par les Préfets régionaux et les Kommandeurs [chefs locaux du R.S.H.A. en France] et, en cas de difficultés, entre Bousquet et Oberg ; à Paris, nous avons toujours agi pour que soit convervée à la police française la liberté d'action prévue par l'accord.

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