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Ce que savaient les Alliés / Christian Destremau

En réponse à -6 -5 -4 -3 -2
-1Le fossé où Hardy a terminé sa course. de Serge Desbois

Jean Moulin traqué 2 mois avant Caluire jusqu’à St Andiol. de Serge Desbois le samedi 03 octobre 2009 à 16h03

Jean Moulin put distraire quelques jours de sa vie clandestine pour venir rejoindre sa mère et sa sœur à St Andiol le samedi 24 avril 1943, le jour de Pâques le 25 et le lundi 26. C’est la dernière fois qu’il vint à St Andiol moins de deux mois avant son arrestation.

Sa sœur Laure Moulin raconte : « C'est le samedi qu'il arriva furtivement, à bicyclette. Je l'entendis ouvrir doucement la porte. J'allai vers lui. Il me fit signe de ne pas parler. Il alla droit à la cuisine embrasser sa vieille maman. Nous parlions à mi-voix pour ne pas alerter les voisins.
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Il m'apprit l'arrestation de son ami et fidèle second, Frédéric Manhès, et il me fit part de ses inquiétudes : "J'avais remis à Manhès des photos de moi pour qu'il me procure une nouvelle carte d'identité. Il se peut que la Gestapo les ait trouvées, soit sur lui, soit dans son bureau. Ils ont tout fouillé et même scié les pieds des fauteuils, à la recherche de papiers compromettants. "

Avant de monter nous coucher, nous prîmes certaines précautions. Si, dans la nuit ou au petit matin, on frappait à la porte, je devais descendre et demander des explications avant d'ouvrir celle-ci. Pendant ce temps, Jean se sauverait par la cour de derrière.
Il avait pris soin d'appliquer une échelle contre le mur du fond du jardin, pour pouvoir sauter dans la cour des voisins et de là prendre le large. »
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Le lundi 26, au petit jour, Jean reprend son vélo pour s'en aller sur Avignon qui est à 18 km.

« Je l'ai accompagné jusqu'à la porte. Auparavant, il m'avait confié : " Je fais quelque chose de très important et difficile en ce moment (le Conseil National de la Résistance) Si je réussis, comme je l'espère, je passerai de l'autre côté de la Manche pour me faire oublier quelque temps. Je suis très visé, je dois redoubler de précautions. Ne m'écris pas, même si maman était malade, même, et il hésita un moment, si elle venait à mourir. On choisirait le moment de ses obsèques pour m'arrêter. Je t'enverrai de temps à autre un mot par un courrier, mais toi, ne m'envoie rien. "

Je l'embrassai avec plus d'émotion que d'habitude. Je le suivis des yeux sur la route droite et déserte. Sa silhouette devint incertaine et s'effaça. Je rentrai le cœur gros. Je n'ai jamais revu mon frère. »

*** / ***

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