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La description du livre

Présumé Jean Moulin / Jacques Baynac

En réponse à -4 -3 -2
-1Peut être un essai d’explication de l’affaire de Caluire. de Serge Desbois

Explication contestable de Nicolas Bernard le dimanche 10 juin 2007 à 21h03

Quelques remarques de détail :

1) Steingritt n'était pas le chef de l'antenne du Sipo-SD à Marseille : il s'agit de Dunker. Steingritt n'était qu'un sous-fifre de Klaus Barbie, qui a varié dans ses témoignages, accablant son ancien complice René Hardy avant de le blanchir au second procès de ce dernier en 1950, après avoir passé un accord avec lui à Fresnes.

2) Dire du livre de Jacques Baynac qu'il est "celui qui permet de posséder le plus de références à des dossiers et archives de cette période cruciale de 1940 à 43" me paraît passablement discutable, pour ne pas dire davantage... Je vous renvoie, si vous voulez lire un vrai livre d'Histoire et non une foutaise romanesque, à Daniel Cordier, La république des Catacombes, Gallimard, 1999, outre les trois premiers volumes de sa monumentale biographie de Jean Moulin édités chez J.-Cl. Lattès de 1989 à 1993.

Pour le reste, il est erroné de prétendre que Barbie connaissait le lieu exact de la réunion avant même de déclencher les filatures. La logique même suffirait à réfuter une telle contre-vérité : si vraiment la Gestapo n'ignorait rien, pourquoi n'a-t-elle pas placé, au moins une heure avant l'arrivée des premiers protagonistes, certains de ses agents à proximité du cabinet médical ? Pourquoi intervenir avec un tel retard (45 minutes environ) ? Pourquoi demander à connaître l'adresse du médecin au gendarme Curva alors que la réunion est censée être déjà bien amorcée ?

Bref, si Barbie connaît dans le détail le lieu de la réunion, pourquoi attend-il bien au delà de la dernière minute pour approcher l'endroit, au risque de rater sa proie ?

Non, il est absurde de soutenir que le "boucher de Lyon" connaissait à l'avance l'emplacement exact de la rencontre des chefs résistants. Oh, certes, l'on peut toujours faire dire n'importe quoi aux témoignages, soit qu'ils se contredisent, soit qu'ils émanent de personnes qui n'avaient pas les moyens de connaître la moindre information à ce sujet, soit que lesdits témoignages soient équivoques. Car, et c'est là le plus important, les documents allemands - d'époque - le démentent. Ils prouvent que Barbie dépendait de René Hardy, lequel était filé par Edmée Delettraz, qui elle-même a tenté d'alerter la Résistance tout en retardant l'action du SD.

Prenons votre exposé des faits intéressant le gendarme Curva. Ce dernier a entendu des Allemands en Citroën demander où se trouvait la maison du Dr. Dugoujon, et a vu qu'ils avaient été dirigés vers l'ancienne habitation de ce médecin, impasse de Verchère à Caluire. De là, ils allaient être redirigés place de Castellane - voir Maurice Garçon, Plaidoyer pour René Hardy, Fayard, 1950, p. 124-125.

De ce témoignage, il ressort que, contrairement à ce que vous écrivez, Barbie n'a certainement utilisé aucun annuaire. Il s'est rendu impasse Verchère suite à une indication d'un(e) passant(e). Preuve de l'improvisation totale de l'action de repérage, et preuve qu'il ne savait pas vraiment où il allait. Si vraiment il connaissait le lieu exact de la réunion, il aurait pris bien plus tôt ses précautions.

En vérité, il s'est bien plus probablement déroulé la chose suivante. Edmée Delettraz a filé Hardy, comme convenu entre ce dernier et Barbie. Elle a pris son temps pour revenir. Barbie comptait sur elle pour la guider, mais elle s'égare. En pure perte : d'autres agents filaient Hardy. L'un d'entre eux a noté que la maison où ce dernier était entré était un cabinet médical, celui du Dr. Dugoujon. Barbie le récupère dans les rues de Caluire. Il lui révèle l'information, mais l'agent ne connaît pas aussi bien la géographie de cette bourgade de la banlieue lyonnaise que celle de son pays natal. Nouvel égarement. Excédé, Barbie... en est réduit à demander son chemin. Curva assiste à la scène. Barbie est envoyé impasse Verchère, mais ses agents ne reconnaissent pas l'endroit. Nouvelle interpellation d'un(e) passant(e). Cette fois lui est livrée la donnée-clef : le Dr. Dugoujon officie place Castellane. Cette fois, les Citroën rappliquent. Le temps d'inspecter la zone pour vérification, l'intervention est décidée. Mais dans l'histoire, Barbie a perdu beaucoup de temps...

Voilà une version des faits qui se tient, qui ne jure point avec les faits connus.

*** / ***

lue 1256 fois et validée par LDG
 
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1 À l’intention de Nicolas Bernard de col.farges 11 juin 2007 08h16
2 Trop vague de Nicolas Bernard 11 juin 2007 11h19

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