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Indigènes / Rachid Bouchareb

En réponse à -11 -10 -9 -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2 -1*

MONSABERT à ESPERIA, comme promis de Leon le jeudi 01 juin 2006 à 09h27

Pardonnez les majuscules, mais je craignais que cet extrait se noie visuellement dans la liste des messages.

EXTRAIT de « Notes de Guerres » du Gal de Monsabert, pages 240/241.
VOUS ALLEZ ÊTRE SURPRIS, je crois….

***Linarès dépasse Guillebaud comme prévu. Je ne dépasse pas 4e DMM sur une ligne déterminée : je m'introduis dans la danse en attaquant. Les blindés, dans la plaine, ouvrent la route à Guillaume, qui la traverse pour aller dans la montagne avec ses goums. Je me jette sur Esperia.

Le 16 [mai], matin
Je m'approche pour l'attaquer. Joie de Juin, fierté de mes hommes Leur joie de voir des prisonniers et du matériel boches ; et, chez eux l'impression d'être battus, perceptible pour la première fois.
Il y a eu, chez eux, des désobéissances aux ordres, dans la plaine de l'Ausente. Ah, quelle belle fête de Jeanne d'Arc, le l4 ! Comme elle protège et conduit ma Division ! Je voulais communier. Je l'avais dit à l'aumônier, où que ce soit, quoi qu'il arrive ! Le matin, impos-| sible. A un moment, je cherche l'aumônier, il n'est pas là. L'après- midi, j'étais en train de commettre un long péché d'impatience devant l'embouteillage de ma route à Damiano, quand le brave abbé Baudouin me surprend : « J'ai les Saintes Espèces sur moi ! » Communion dans une pauvre maison démolie, au bord de la route, où les camions s'entassent. Malgré l'effort suant de la D.C.R.53
Dans cette humilité, j'ai éprouvé une de mes plus pures joies! Exclamation heureuse d'un de mes braves tirailleurs, alors que je croisais une colonne qui peinait, dans la chaleur, dans la poussière, et que je passais en jeep : « Al cabik, oh, mon père ! » (comment ça va, oh, mon père !) Cette exclamation en sabir peint tellement l'attachement de l'Arabe pour qui sait le commander et vivre avec lui !
Ah le beau métier que celui de chef !

17 mai
Quelle belle victoire ! Que d.'émotions intraduisibles, après une nuit atroce. Le 7e RTA, envoyé dans la montagne, pour créer l'événement, aurait dit Napoléon, ne peut être ravitaillé. Piste unique et effroyable, contre 25.000 hommes et plusieurs milliers d'animaux. Le parachutage est impossible, paraît-il. Insoluble ! Ou plutôt si, une solution : la victoire ! Ravitailler par l'avant, de l'ennemi ! en supposant le problème résolu. Il fallait prendre Esperia; on a pris Esperia !
Le départ dans la nuit, l'arrivée à Castelnuovo. L'attente des renseignements dans le bruit de la canonnade. Cà part, çà marche, les prisonniers arrivent, on a dépassé l'objectif... On poursuit. Le tonnerre dans Esperia !
Il faut aller voir çà. Je prends ma jeep pour suivre l'axe où progressent mes soldats. Un carrefour où on bifurque pour aller dans le secteur. Brosset au carrefour, venant capot à capot à la même seconde. Brosset et moi ! La Section d'outre-mer victorieuse ! Rencontres amusantes, avec mon ex-sous ordre de la Section. Nous allons ensemble vers l'avant, au détour d'un chemin qu'encombrent les blindés détruits ou continuant l'action, et qui suivent la colonne par un, de l'infanterie. On se trouve nez à nez avec l'objectif principal : Esperia, nid d'aigle dans un col entre le Monte d'Oro et le Famerra.
A droite, dans la plaine, le combat de Brosset dans la vallée du Liri.
Les prisonniers par paquets, à Ausonia où je suis, (sans attendre le Général De Gaulle (?). Une escouade prisonnière. Un officier, averti que je suis Général, se présente à moi dans l'attitude du Boche devant son chef. Un « Zu Order ! » que je ne comprends pas ; des commandements, et la troupe prisonnière défile devant moi.
On a, paraît-il, crié « sauve qui peut », dans les rangs. L'orgueil boche mollit. Aussi, quand je traverse les rangs de mes poilus qui montent au combat, quand je vois ceux qui travaillent à l'arrière : quel regard ! On dirait, et j'en ai honte : de l'admiration ! Honte ? Pourquoi ? Je n'ai rien fait, certes, c'est le Ciel qui a tout fait, mais on devine pourquoi les soldats romains élevaient le vainqueur sur le parvis ; sentiment semblable, sans doute.
La vérité, c'est que, dans une de ces maisons curieuses d'Italie à Castelnuovo, celle sur le toit de laquelle, j'ai regardé hier le combat il y avait une statue de Notre Dame de Lourdes que j'ai priée. Et aussi mes prières dans la pauvre église d'un village si vieux qu'on n'y conçoit pas un magasin. J'y remonte ce soir, avant la poursuite de demain !

18 mai
La poursuite continue : après Esperia, Monticelli. Combat à San Oliva. Forte réaction allemande.

19 mai
Prise de San Oliva et des hauteurs du nord. Je suis convoqué par les Généraux Juin et Clark l'après-midi. Je leur explique mon affaire. Félicitations du Général Clark.
***

Etc… etc…
Tout le livre est dans le même style.

A plus tard, Frédérique.

*** / ***

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