Grand débat que celui de savoir s'il faut obéir aux injonctions des scientifiques: faire les vaccins obligatoires, faire du sport, cesser de fumer et de boire, prendre un contraceptif, faire une amniocentèse avec caryotype a partir de 36 ans, réduire sa consommation de graisses animales et de hamburgers pas chers, devant la télé...... ou/et avec sa XBox 360 et Call Of Duty 2.
Les effets de fumée sont assez bluffants !
Je vais peut-être m'offrir la version pour Mac.
Plus sérieusement, je partage votre point de vue.
Depuis 20 ans env., on assiste et on prend part plus ou moins volontairement tant la pression est forte à une surenchère dans la socio-médicalisation de l'individu des pays occidentaux : avant même de naître, le bébé d'une famille des classes moyennes a déjà eu une compagnie (au moins !) de spécialistes pédo-psycho-bidule, comportementalistes, nutritionnistes, psychologues, réflexologues, conseillers juridiques (heu, c'est pas un peu tôt !), etc. qui s'est penchée sur le ventre de sa mère mise sous pression. (J'exagère à peine.) Cette explosion des "spécialités" a pour conséquence matérielle, outre une augmentation générale des frais de santé - il faut bien que tous ces grands spécialistes indispensables au bonheur du bébé et de ses parents persuadés qu'ils ont conçu un génie, vivent - la diffusion d'un discours tendant à supprimer progressivement des consciences les concepts de maladie et de mort. On cherche à nous faire oublier la notion de fin, de disparition. Le jeunisme mercantile affligeant et affolant qui est déversé sur nos têtes par les publicitaires participe à cette tendance. Il y a là quelque chose qui ressemble de plus en plus à un hygiénisme "soft", mais bien réel qui reproduit plus subtilement la hiérarchie sociale. Aujourd'hui, la différence existe entre ceux qui peuvent se payer la panoplie socio-médicale complète et les autres...
Bien cordialement,
RC