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La description du livre

Bataille dans le ciel d'Allemagne / Jean-Yves LORANT et Richard GOYAT

En réponse à -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2
-1si vous voulez... de arcole

ce n'est pas ce que je veux qui compte de olivierH le jeudi 26 juin 2008 à 22h17

« si vous voulez... »

Ce n’est pas si je veux !
Ce sont les faits.
Faits que vous avez bien trop tendance à dénaturer lors de vos interventions sur cet espace.

J’en veux pour preuve cette simple contribution dans laquelle vous affirmez, de votre seule autorité, que la mitrailleuse M2 américaine « n'est déjà plus une mitrailleuse ! », niant ainsi la réalité et révisant un fait depuis longtemps déjà établi !




« Le comparateur technique dont le lien est ci dessus mentionne bien que le Spad VII de 1916 était encore équipé d'une seule mitrailleuse, contrairement à son homologue allemand. »

Vous vous égarez..
Ai-je seulement prétendu que le Spad VII ait été armé de deux mitrailleuses ?
Nullement.

Relisez-vous :
« en 1914-1918, les Allemands ont été trés vite équipés de DEUX mitrailleuses, alors que nos as n'en avaient qu'une. Encore était elle surélevée, sur le plan supérieur, pour éviter de tirer dans l'hélice. »

Votre phrase laisse ainsi sous-entendre à ceux de nos lecteurs, peu au fait des choses de l’air, que tout au long de la guerre, nos aviateurs n’ont jamais disposé que d’appareils équipés d’une seule mitrailleuse, qui plus est, surélevée, car incapable de fonctionner en tir synchronisé !

Or le cliché photographique présenté en réponse, montre à l’évidence que la réalité était plus nuancée que vos propos, puisque l’on peut manifestement y voir deux mitrailleuses, dont une de capot, ce qui implique que les français ont à un moment donné, maîtrisé la technique du tir synchronisé.

Cela suffit à démontrer combien votre affirmation initiale est pour le moins bancale !

Au passage, vous noterez que le Spad VII auquel vous vous référez maintenant est un biplan, disposant pourtant d’un armement synchronisé monté sur le capot moteur ! Ce qui va quelque peu à l’encontre de ce que vous nous indiquiez précédemment, à savoir que « nos as n'en avaient qu'une (...) surélevée, sur le plan supérieur pour éviter de tirer dans l'hélice. »

Et je vous fais grâce du Spad XIII, que vous avez également évoqué sur la fin, biplan lui aussi mais équipé d’origine de deux mitrailleuses de capot synchronisées, ce qui est toujours en complète contradiction avec votre affirmation de départ selon laquelle :
« en 1914-1918, (...) nos as n'en avaient qu'une (...) surélevée, sur le plan supérieur pour éviter de tirer dans l'hélice. »




« A ne lire qu'un seul ouvrage sur la question, on obtient une vue peut être imparfaite. »

De la part d’un intervenant qui se réfère, bien plus souvent qu’à son tour, aux seuls écrits de Clostermann pour ponctuer ses réflexions aéronautiques, la remarque ne manque pas de sel !

Ceci étant, dans l’éventualité où vous souhaiteriez tirer la leçon de votre propre réflexion, je tiens à votre disposition une liste de titres d’ouvrages traitants des FAFL (et tous publiés ces dernières années) qui vous permettront de réactualiser votre vision des choses.




« Quant au Spad Canon, il semble établi qu'ils a subi trois séjours en atelier, du 5 Juillet au 20 Aout 1917, ce qui peut amener à se poser des questions sur sa fiabilité. »

Mais encore ?

S’interroger sur la fiabilité d’un appareil qui séjourne à plusieurs reprises en atelier, me paraît, en soi, parfaitement légitime.

Ceci étant, j’aimerai comprendre par quelle stupéfiante contorsion de l’esprit vous en êtes parvenu à la conclusion que les résultats du Spad canon étaient « si peu probants que l'as a toujours préféré son Spad XIII », alors que tout démontre le contraire (cf. ma contribution précédente) ?

Dois-je comprendre que vous avez opté pour le raccourci le plus simpliste qui soit ?

A savoir :
1/ avion en atelier = avion peu fiable ;
2/ avion peu fiable = avion aux résultats peu probant ;
3/ avion aux résultats peu probant = avion n’ayant pas la préférence de son pilote.

D’où découlerait alors logiquement votre affirmation initiale, « Quant au moteur canon de Guynemer, c'était un prototype, et ses résultats ont été si peu probants que l'as a toujours préféré son Spad XIII armé de mitrailleuses ».

Mais de là à présenter aux lecteurs de cet espace une telle conclusion comme étant LA vérité...



En attendant, penchons-nous, voulez-vous, sur les motifs qui ont conduit le Spad-canon en atelier, les 5 et 28 juillet et 18 août 1917.

Si je me base sur le contenu du fascicule dont vous me recommandez la lecture, je lis :

- page 20 :
« Le 5 juillet 1917 au matin, Guynemer décolle à bord de son Spad XII Canon pour sa première sortie de guerre. Il attaque trois D.F.W. mais il doit poser son avion touché de cinq balles ».

- page 20 toujours :
« Le lendemain (28 juillet), Guynemer descend un D.F.W. en flammes, il lui tire deux obus et trente cartouches. Le Spad S 382 est de nouveau touché de cinq balles dans la queue, les longerons et l’échappement ».

- page 22 cette fois :
« Le 18 août, Guynemer tire sur un biplace à bout portant, mais le Spad est touché. Ce biplace n’est pas homologué et le Spad doit être de nouveau réparé ».

Que pouvons-nous en déduire ?
Que Guynemer est allé au combat et qu’il a encaissé des coups ! Rien d’autre.

Difficile, voir impossible d’en tirer la conclusion que si Guynemer a encaissé ces tirs, c’est en raison d’une défaillance quelconque de son appareil !
Sauf à vouloir considérer Guynemer comme un être invincible et si supérieur à ses adversaires qu’il n’aurait pu être atteint qu'en raison de la trahison de sa machine...



Etendons maintenant notre domaine de lecture.

Le volume d’Henri Bordeaux (La vie de Guynemer, Hachette, Paris) n’étant pas plus disert sur les circonstances ayant conduit aux retour en atelier de « Pétadoux », je vais donc une nouvelle fois devoir me référer à l’ouvrage auparavant cité (à ce jour, le plus complet et le plus instructif qu’il m’ait été donné de consulter – mais ce jugement de valeur n’engage que moi).

Qu’y apprend-on ?

- page 76 et 83 :
« Le jeudi 5 juillet 1917, le capitaine Guynemer mène deux rondes successives (...) il attaque trois D.F.W. qui ripostent avant qu’il n’ait pu assurer sa visée. Le « Pétadoux » est atteint de plusieurs balles qui pénètrent dans le radiateur et le moteur. Guynemer se pose en rase campagne ».

Suit, plus loin, la reproduction du contenu d’un courrier que Guynemer adresse à l’ingénieur Herbemont, où l’on peut notamment lire :

« Comme vous le savez, j’ai été descendu par 3 D.F.W. avec Pétadoux. Tout incident de ce genre comporte un enseignement. Ayant 1 sec. 1/2 pour profiter de la surprise de mon attaque et tirer sur le n° 1, j’ai mis 2 sec. à le trouver dans mon viseur et, à bout portant, le n° 2 m’a assassiné comme un bleu avec sa mitrailleuse de chasse ».

Visiblement, Guynemer n’impute pas sa chute à une défaillance de son appareil et reconnaît avoir perdu trop de temps lors de sa prise de visée, ce qui a permis à ses adversaires de se ressaisir.
Tout au plus en conclut-il qu’il devra repositionner son viseur pour améliorer ses futures prises de visée.
Quoi qu’il en soit, cela ne change guère le fond du problème car, dès l’instant où Guynemer a laissé l’initiative à ses adversaires, que son appareil ait été un Spad VII, XII, XIII ou un simple cheval de manège en bois, le résultat aurait été sensiblement le même.


- page 84 :
« Ronde de chasse (avion-canon). Abattu un DFW en feu sur Westrozebeke. Tiré deux projectiles (20 et 150 mètres) et 30 cartouches. Reçu cinq balles : ferrure de queue, longeron, montant, tuyau d’échappement, capot ».

Ces lignes étant tirées du propre carnet de vol de l’As, on voit que ce dernier n’y signale aucune défaillance de sa monture.


- page 87 :
« Battesti raconte : Escorte du Capitaine Guynemer. (...) A l’intérieur de nos lignes, un avion biplace. (...) nous fonçons tous les deux. En arrivant tout près de lui, Guynemer, comme toujours, attaque à bout portant : l’appareil allemand donne l’impression de tomber en bordure de la forêt, près de Roulers ».

Si Battesti ne témoigne pas de dommages reçus par le Spad XII, l’auteur de l’ouvrage rapporte cependant plus loin que l’appareil « a été partiellement ré-entoilé à la suite des dégâts subits le 18 août » et l’on peut vraisemblablement supposer que ces dommages sont plus certainement dus au fait que Guynemer a attaqué son adversaire à bout portant, plutôt que le fait d'une défaillance technique.


Je ne vois donc pas là la moindre trace d’une quelconque faillite du Spad canon. Tout au plus pourrait-on incriminer la technique de combat de Guynemer qui « allait véritablement chercher les coups » au plus près de l’adversaire.


A contrario, on peut retrouver, toujours dans ce même ouvrage, quelques références se rapportant à des « défaillances » du Spad XIII !

Notamment le 20 août 1917, lorsque, ayant revendiqué sa dernière victoire, Guynemer, intercepté par un chasseur britannique dont le tir lui coupe deux longerons, réplique d’une balle... ses mitrailleuses s’étant alors enrayées !

Puis le 5 septembre encore, « trois rondes, trois combats sans résultats à cause de mitrailleuses enrayées ou mal réglées ».

Ce que confirme Henri Bordeaux (La vie de Guynemer, Hachette, Paris) :
« Le mercredi 5 (septembre 1917), Guynemer (...) attaque un D.F.W. à bout portant, selon sa méthode, mais ses deux mitrailleuses s’enrayent et le Boche est sauvé. Enragé, il recommence, fond sur un groupe de cinq monoplaces, en tire deux successivement, de très près, mais par leurs manœuvres réciproques ceux-ci parviennent à se dégager. Guynemer, au retour, examine son arme et découvre une détente mal placée ».

Et enfin, « le lundi 10 (septembre 1917) (...), Guynemer (...) à bord de son spad 13 S 504,(...) est obligé de se poser sur le terrain belge des Moëres, pompe à eau grippée ».



Bref, je ne vois nul part ce qui vous permet d’affirmer :
« Quant au moteur canon de Guynemer (...) ses résultats ont été si peu probants que l'as a toujours préféré son Spad XIII armé de mitrailleuses ».

Bien au contraire !




« Le Spad VII (une mitrailleuse) fut produit à 5600 unités, et demeura en serice jusqu'au 11 Novembre 1918.
Le Spad XIII (deux mitrailleuses) fut produit à 8472 exemplaires.
Le Spad XII (Ca.1)(canon) ne fut commandé qu'à 300 unités. »


Sans objet dans le cas qui nous occupe.

Encore que...
Afin d’asseoir définitivement ma candidature à un poste de membre du club des diptérophiles, je rajouterai cette dernière petite précision au sujet du Spad XIII :

« La production réelle est sans doute bien inférieure aux 300 exemplaires souvent cités, car seulement 62 Spad-canon ont été produits avant l’Armistice. Il est même possible que ce nombre inclue des dérivés hydravions Spad 14 de la Marine ».

Quant à la source, je vous laisse le soin de la deviner...





« Vous pouvez consulter avec profit le livre de Philippe Osché "Les avions de Guynemer" (Ed. Ouest France 1985) »

Et c’est avec tout autant de profit que vous pourrez vous reporter aux clichés publiés en page 6 de ce même fascicule.

Vous y verrez ainsi la photographie à laquelle je faisais précédemment allusion ; celle montrant le câble qui permettait à nos pilotes d’ouvrir le feu sur leur adversaire... sans qu’ils aient besoin d’avoir à lâcher leur manche ou à se mettre debout.


Au passage, je note par ailleurs cette phrase de l’auteur, en page 22 dudit fascicule, selon laquelle en septembre, Guynemer, devant retourner au front, se montre « désolé que son Spad canon ne soit pas prêt ».

Visiblement, notre As semblait bel et bien tenir à son Spad canon, ce qui ne fait que décrédibiliser d’avantage votre « thèse » selon laquelle il lui aurait toujours préféré son Spad bi-mitrailleuse !

Et j’ajouterai, pour la forme, ce très court extrait provenant d’une publication en langue anglaise :

« Guynemer seemed to prefer the heavily armed Spad 12 »

Connors, J. (1989), Spad Fighters in action, Squadron Signal, USA, 0-89747-217-9

que l’on peut traduire ainsi, « Guynemer semble préférer le Spad 12 lourdement armé ».

avant de conclure par ce dernier extrait :

« Le mercredi 5 (septembre 1917), Guynemer, qui n’a pu ramener son avion magique indisponible encore (...) s’est plaint aux usines de n’en avoir pas un de rechange ».

Henri Bordeaux (La vie de Guynemer, Hachette, Paris)




« Et l'encyclopédie ATLAS Mach. 1 pp.2173-2174. »

Rien dans une sacrée guerre ?
C’est fort regrettable !
J’en suis presque déçu...

Mais au moins, vous commencez à varier vos lectures.
Et bien mieux encore, à étayer vos interventions de références vérifiables.




« Vous me permettrez de ne pas vous répondre sur le même ton. »

Je vous permets même d’étendre cette charitable posture à l’ensemble des contributeurs avec lesquels vous échangez si sèchement d’habitude !

*** / ***

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