Massu, retour d'Egypte - Massu - forum "Livres de guerre"
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La description du livre

Massu / Pierre PELLISSIER

En réponse à -4 -3 -2
-1Tâtonnements gaulliens... de René CLAUDE

Massu, retour d'Egypte de arcole le vendredi 29 avril 2005 à 01h44

Une petite omission, mais qui a son importance, si on tente de comprendre les réactions et les comportements de Massu et des paras en 1957.
L'Expédition d'Egypte en novembre 1956, en dehors de toute considération politique, apparaissait, pour l'armée française, une occasion unique de connaître enfin la victoire. Le traumatisme de 1940 restait dans les mémoires; 1944 n'avait pas apaisé le choc, cette victoire en participation minoritaire aux côtés des alliés, demeurait frustrante. Le canon de Dien Bien Phu a mis fin aux espoirs d'un "rachat " en Indochine. La rébellion algérienne n'apparaissait encore que comme une opération de maintien de l'ordre, en 1956. L'opinion la plus courante était que nous combattions en Algérie, à la fois la subversion communiste et le panarabisme de Nasser.
Quant il fut question d'aller frapper l'hydre à la tête, en Egypte même, l'enthousiasme fut unanime, et pas seulement dans l'armée. A la seule exception des communistes, tous les Français voulaient en découdre avec l'insolent dictateur, qui était présenté comme un nouvel Hitler. Jamais une guerre n'avait paru plus juste, jamais les conditions n'étaient plus propices pour une victoire mémorable, sur les traces de Saint Louis et de Bonaparte. Ce n'était pas la fleur au fusil de 1914, mais l'état d'esprit de ceux qui y allaient était infiniment plus optimiste et guilleret que les mobilisés de 1939, je peux en témoigner. Sur mùer et dans le ciel, les Anglais étaient avec nous, et au sol, les Israéliens infligeaient déjà une défaite dans le Sinaï aux troupes de Nasser.
Il y eut 40 heures de combats victorieux, la possibilité de saisir la totalité du Canal, voire de marcher sur le Caire. Massu et ses paras étaient à la pointe de l'action.

La suite est bien connue: menaces soviétiques, désaveu des USA, abandon de l'Angleterre. La rage au coeur, il a fallu stopper. Et rester sur place, puis se rembarquer, le 22 Décembre, en laissant la place à l'ONU.

L'indignation, l'amertume des troupes d'élites étaient perceptible, évidente, véhémente. On nous volait cette victoire, attendue, espérée, depuis seize ans. J'ai vu un para en faction pleurer de rage, en invectivant "les salauds de Paris". Cette déconvenue contenait, en germe tous les évènements, toutes les séditions de 1958 et de 1961.

Sur le bateau du retour, l'Athos II, j'ai vu les paras découdre de leur vareuse l'écusson tricolore CFE (Corps Français en Egypte) qu'ils appelaient alors "Cocus Français en Egypte". Les beaux écussons tout neufs, ils ont fini, en vrac, dans une poubelle.

C'est dans cet état de rancoeur et de rage qu'ils ont débarqué à Alger, dans les derniers jours de Décembre 1956.
Et cette fois, la bataille d'Alger, ils allaient la gagner!

Pour être quand même, ensuite, et encore, trahis par "ces salauds de Paris!"

*** / ***

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 bidouillé par Jacques Ghémard le 1 1 1970  Hébergé par PHP-Net PHP-Net  Temps entre début et fin du script : 0.01 s  5 requêtes