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Pétain - Trahison ou sacrifice ? / Michel Boisbouvier

En réponse à -13 -12 -11 -10 -9 -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2 -1*

Il persiste dans son aporie... de Nicolas Bernard le lundi 22 février 2010 à 11h25

L'ex-anonyme, après que j'ai démontré qu'il s'était de nouveau contredit, décide d'opter pour sa stratégie de repli : répéter les mêmes inepties déjà réfutées et injurier ses contradicteurs (et se contredire encore).

Au fait.




> Pétain n'a pas manqué de sens visionnaire en concluant un
> armistice en juin 40. Il ne l'a pas signé pour empêcher
> les Allemands de conquérir Suez et Bassora mais pour
> arrêter des combats devenus sans objet.

L'ex-anonyme persiste dans son aporie : n'avait-il pas écrit que "Vichy a beaucoup sauvé" car "sans l'armistice, les Allemands, au lieu de perdre leurs avions au dessus de la Manche, s'emparaient du littoral africain et du Moyen-Orient presque sans coup férir grâce aux alliances espagnoles et italiennes. L'armistice a sauvé la guerre."





> Celui qui, en l'accordant, a manqué de sens visionnaire,
> c'est le Führer. Pétain aurait manqué de ce sens là s'il
> était parti en AFN puisqu'il y aurait immanquablement
> attiré les Allemands en force.

Foutaises déjà réfutées - voir les interventions de 13ème DBLE sur ces différents threads, qui démontre que l'Allemagne n'avait, en 1940, ni l'intérêt, ni la possibilité d'intervenir massivement en Afrique du Nord.

L'armistice, au contraire, constitue une belle victoire pour Hitler, dans la mesure où il 1) fragilise la position de Churchill sur l'échiquier politique britannique ; 2) lui permet de neutraliser une Afrique du Nord qu'il ne souhaitait pas conquérir, et une Marine française qu'il ne souhaitait pas affronter ; 3) lui permet de tenir à la gorge un gouvernement qui satisfera à ses vues ; 4) le fait enfin passer pour un conquérant modéré dans ses projets, pour rassurer les Américains. Bref, l'armistice constitue une étape essentielle dans sa neutralisation de l'Ouest qui a été à deux doigts de lui donner totalement les mains libres à l'Est - voir sur le premier point François Delpla, Montoire, Albin-Michel, 1995 et sur les autres Eberhard Jäckel, La France dans l'Europe de Hitler, Fayard, 1968.

Si le calcul hitlérien a échoué, c'est grâce à la combativité et l'habileté de Churchill, et rien d'autre.




> Quand je dis qu'il ne faut pas éclairer un évènement par
> sa fin, je ne veux pas dire qu'aucun sens visionnaire
> n'est possible mais que "l'aléatoirité" de certains
> évènements militaires ou politiques doit être reconnue.

Pris la main dans le sac, l'ex-anonyme change de nouveau les termes de l'équation. Il parlait en effet d'émettre un jugement sur une décision politique, et non de procéder à un éclairage, ce pour écrire : "Oui, c'est déshonorer l'Histoire que de juger une décision politique d'après la suite d'évènements forcément inconnus des protagonistes".




> Par exemple, la bombe atomique. Que se serait-il passé si
> Hitler l'avait, le premier, fabriqué ?

Hors-sujet à titre principal, outre que le concept de Bombe atomique est totalement inconnu des dirigeants vichystes à cette époque - bref, hors-sujet absolu à titre subsidiaire.




> Par exemple, le Japon, que se serait-il passé s'il
> n'avait pas attaqué les Américains ?

Hors-sujet à titre principal, et voir mon point de vue (qui n'a pas fait l'objet de contestations sérieuses) à titre subsidiaire.



> Par exemple, la Grèce. Que serait devenue la guerre en
> Europe si elle n'avait pas retardé de six semaines
> Barbarossa ?

Hors-sujet à titre principal, et foutaises déjà réfutées à titre subsidiaire.



> Si on s'obstine à croire que ce qui est arrivé était
> inéluctable, on se prive du meilleur de l'Histoire.
> Celle-ci repose tout entière sur l'interrogation
> fondamentale : "What if ?". Elle "sous-jace" (si je puis
> dire), cette interrogation, à chacune de nos curiosités
> portant sur le passé. Ce que nous sommes devenus nous
> remplit de fierté (si on est "de droite") ou d'amertume
> (si on est "de gauche") et il est légitime de regarder en
> arrière pour justifier ses a priori.

Blablabla...




> Nicolas Bernard est "de gauche".

Ben tiens. Parce que je passe mon temps à réfuter, documents et témoignages à l'appui, les bourdes historiques de l'ex-anonyme, je serais donc "de gauche" (à rapprocher de l'accusation récente d'un autre internaute qu'il est inutile de nommer et me traitant de "communiste").

J'ignore ce qui peut faire objectivement croire à l'ex-anonyme que je serais "de gauche". A supposer même l'affirmation établie, je me demande ce qu'elle vient faire ici en ce qui me concerne, puisqu'il est question d'Histoire et pas d'opinion politique.

Cette allégation prouve, une fois encore et en toute hypothèse, que l'ex-anonyme, lui, ne se situe pas sur le terrain de l'Histoire, mais de la (basse) politique - mais on s'en était rendu compte.



> Il affirme haut et fort
> que Vichy n' aurait pas demandé mieux que d'aider le plus
> possible Hitler à tuer du juif et que s'il n'y est pas
> arrivé malgré quatre ans d'occupation alors qu'en Hongrie
> par exemple l'affaire fut réglée en trois semaines et en
> Serbie en trois jours, c'est à cause de son incurable
> maladresse.

1) Je n'écris pas que Vichy a fait preuve d'"incurable maladresse" : l'ex-anonyme déforme - sciemment - mes propos. La vérité historique est que Vichy ne demandait pas mieux que de contribuer à la "Solution finale", mais a reculé à l'automne 1942, et sur la seule question de rafler les Juifs français, à la suite des protestations de l'opinion publique française, ce recul se justifiant par la suite par les défaites militaires de l'Axe sur tous les fronts (une conduite que l'on retrouve d'ailleurs en Roumanie et en Bulgarie).

2) L'extermination des Juifs de Hongrie n'a pas été totale, dans la mesure où le gouvernement Horthy a collaboré à cette entreprise de mars à juillet 1944 (par souci de plaire à l'occupant d'une part, par souci de s'enrichir sur le dos de l'une des communautés juives les plus importante d'Europe d'autre part), avant de faire machine arrière début juillet à la suite du débarquement allié du 6 juin 1944, de l'effondrement de la Heeresgruppe Mitte en Biélorussie, et des protestations internationales contre la déportation des Juifs. Dès que Horthy a suspendu sa collaboration, les Juifs ont pu éviter la déportation (même si plus de 400.000 d'entre eux, plus de la moitié du total, ont été raflés, déportés et liquidés). Voir sur ces points Raul Hilberg, déjà cité ; Randolph L. Braham, The Politics of Genocide. The Holocaust in Hungary, Wayne State University Press, 2000 ; David Cesarani (dir.), Genocide and rescue. The Holocaust in Hungary 1944, Berg, 1997 ; Christian Gerlach et Götz Aly, Das letzte Kapitel, D.V.A., 2002 (qui insistent sur le volet hongrois de l'affaire, au point peut-être de surestimer le poids du gouvernement de Horthy dans le mécanisme décisionnel de cette étape du génocide).

3) J'ai déjà montré que la situation de la Serbie n'était en rien comparable avec celle de la France.




> Dans ce massacre généralisé, Hitler n'a trouvé pour
> l'aider en France qu'un vieillard cacochyme, pervers,
> certes, mais si profondément atteint par l'âge, qu'il a
> gêné, au lieu de l'aider, le méchant Führer.

Le Maréchal n'a jamais été "atteint par l'âge" : en revanche, s'il a réduit sa collaboration dans les rafles et déportations, c'est parce qu'il ne tenait pas à froisser les "bons Français" qui avaient massivement protesté, après, il est vrai, avoir tenté de réprimer ce mouvement d'opposition.




> Sans doute Nicolas Bernard est-il le seul à prétendre
> cela mais plus rien ne le fera changer. Il a posé une
> fois pour toute ses curiosités.

Comme toujours, l'ex-anonyme attribue à ses contradicteurs des propos qu'ils n'ont jamais tenus, ce qui ne saurait surprendre de la part d'un invididu qui a nié l'authenticité du Journal d'Anne Frank et falsifié les écrits de Serge Klarsfeld.

*** / ***

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