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Edition du 03 novembre 2009 à 17h04

Présumé Jean Moulin / Jacques Baynac

En réponse à
-1On doit lui faire confiance. de René CLAUDE

Emploi du temps de Aubry dans le mois qui a précédé Caluire. de Serge Desbois le mardi 03 novembre 2009 à 17h03

Tentative de reconstitution schématique de l’emploi du temps de Aubry dans le mois qui a précédé Caluire.

Fin mai, après avoir mis au monde un garçon, Mme Aubry présente ce que l’on appelait alors « une phlébite puerpérale ». Elle téléphone à son mari pour lui dire qu’elle entre en clinique. Sa secrétaire Mme Raisin alias « petite Mad » assiste à l’effondrement de Aubry. Il pleure.

Il faut savoir ce que veut dire à l’époque une phlébite au décours d’un accouchement. Il n’y a pas en 1943 d’anticoagulant en France. Les chercheurs américains depuis les années 1930 ont découvert l’héparine mais ont du mal à la produire comme substance de synthèse. En 1941 à la Mayo clinique aux USA un anticoagulant de synthèse par voie orale est administré pour la 1ère fois.
Il faut attendre 1947 pour que le Pr. Soulier en France établisse un test pour doser l’administration exacte des anticoagulants (en deçà ou en excès)

Autrement dit, en France en 1943, isolée du monde comme toute l’Europe hitlérienne, il n’y a pas de traitement actif pour cette complication. On disait qu’il fallait rester alité et ne pas bouger pour qu’un caillot dans les membres inférieurs et le bassin, ne devienne embole.

Cette maladie après accouchement est bien connue à l’époque de toute personne. La mort survient dans 30% des cas et est la cause importante de décès après accouchement.

Plus rien ne compte pour Aubry et il part tout de suite pour retrouver sa femme à Marseille sans prévenir. Il revient pour le 2 juin à Lyon et subit les remontrances de Jean Moulin.

Déjà le 27 mai, la secrétaire de Aubry a consulté la boite du 14 rue bouteille à Lyon, boite au lettres commune pour « Résistance-Fer, le général Delestraint et Aubry » La boite aux lettres est grillée depuis le 25 mai. La Gestapo est de garde à l’étage.


Aubry qui le sait, affiche une belle désinvolture pour sa secrétaire : « vous avez eu de la veine, dit Aubry, la gestapo était à l’étage » ( Heureusement elle n’avait pas frappé à la porte du 14)

Ainsi Hardy, dont le contenu de la boîte est truandé, n’a pas été prévenu qu’il a rendez-vous à Paris avec le général le 9 juin. Le 7, Il est allé à Paris pour une autre raison.

Par deux fois à Lyon dans la semaine qui a précédé le 9, il y a eu deux réunions de travail où il avait, entre-autres, le général Delestraint et Aubry. Celui-ci n’a pas prévenu le général qu’il ne fallait pas se rendre au rendez-vous de la Muette à Paris.

Ainsi le 2 juin, 40 rue « Tête d’or », sont rassemblés dix participants environ dont Delestraint, Gastaldo, Aubry pour l’A.S. et Descours pour l’O.R.A.. Aubry ne dit rien à Delestraint et Gastaldo

Le 9 juin Delestraint est donc arrêté à Paris, avec Gastaldo et Theobald.

Le 12 juin Aubry retourne à Marseille pour passer 8 jours avec sa femme hospitalisée

Le 16 Cordier et De Graaff commencent à chercher les futurs participants à la réunion où doit être nommé le remplaçant de Delestraint. Aubry est bien sûr introuvable.
Frenay pendant ce temps, parti le 16 en Hudson près de Macon, se pose en Angleterre le 18 par Alger et Gibaltar (il y restera quelques temps avant de gagner Alger).

Jean Moulin laisse à Lassagne le soin d’organiser la réunion.
1er contact sur les lieux de France-d’Abord (rue Sala / rue Victor Hugo) avec le colonel Schwartzfeld et Bruno Larat chef du COPA)


Le samedi 19 juin Aubry revient à Lyon ainsi que Jean Moulin.
Le même jour, vers 18 h., 7 quai de Serbie au domicile du Pr Lonjaret (ami de Lassagne), Aubry, Aubrac et Lassagne parlent de cette réunion qui doit avoir lieu dans 2 jours le lundi 21.

Le dimanche 20 juin le matin, c’est le fameux balai bien connu sur la place Morand (actuellement place Lyautey ) entre Aubry, Defferre, Hardy, Baumel et Mme Raisin, tout cela sous l’œil de Barbie qui lit son journal.

Aubry de son propre aveu, avait oublié son rendez-vous avec Defferre.

Il n’y avait pas de banc à l’époque sur le pont Morand, pas plus que maintenant d’ailleurs mais sur la place Morand il y avait des bancs. Dans certains témoignages, Barbie est assis sur un banc et Hardy est à côté. C’est le témoignage d’Aubry.

Steingritt qui accompagnait Barbie à distance pour lui prêter main-forte le cas échéant, dit, dans son dernier témoignage au procès Hardy, que Barbie n’était pas sur un banc mais debout et a assisté à la scène pendant une quinzaine de minutes.

Hardy dit qu’il n’était pas assis sur le banc dans son livre « Derniers Mots ». Aubry prétend que si, aggravant la culpabilité de Hardy dans le cas où Hardy et Barbie auraient été assis l’un à côté de l’autre.

Defferre pense que oui mais il n’était pas tellement sûr après tant d’années. Il n’a pas voulu témoigner aux procès Hardy parce que son témoignage était incertain.

En ce même 20 juin, Aubry et Hardy déjeunent au « Pélican » près de la place Bellecour. Au cours du repas Aubry s’absente pour téléphoner pour prendre sûrement des nouvelles de sa femme mais il ne téléphone pas du restaurant mais ailleurs. Il téléphone à Marseille à un numéro connu, celui où les services secrets
giraudistes ont eu leur base, selon Jacques Baynac.

Le 21 juin au matin. Aubry enfin contacté par De Graaff, rencontre Jean Moulin dans la rue.

Les deux hommes élèvent la voix à cause d’un parachutage d’armes qui n’auraient pas été remisées au bon endroit selon Moulin. Pour désigner le remplacement de Delestraint, Aubry veut attendre le retour de Fresnay. Moulin veut le désigner maintenant.

Le 21 juin. 13h45. Aubry au pied du funiculaire de la Croix-Paquet se présente avec Hardy. Hésitations de Lassagne. Aubry dit que Hardy veut s’entretenir d’un problème avec Max.

Lassagne donne l’itinéraire : en haut du funiculaire, prendre le tramway 33 et descendre à la mairie de Caluire. Lassagne suivra en vélo.

14h15 / 15h. Au 1er étage de la maison du Dr Dugoujon, patientent Hardy, Aubry, Lacaze, Larat, Lassagne ( tandis que Moulin, Schwartzfeld et Aubrac, arriveront dans cet ordre à 15 h. et sont conduits au rez de chaussée dans la salle d’attente du docteur).

Vers 15h 05 « Je suis assis près de la fenêtre, dit Aubry. Tout à coup le portail de la petite courette grince. Je regarde par la fenêtre et vois entrer des gens en vestes de cuir, en grand nombre. J'ai le temps de me retourner et de dire aux autres : « Nous sommes cuits... drôles de gueules... c'est la Gestapo ! » A ce moment, Hardy qui avait un pistolet dans sa poche le sort. Tout le monde est d'accord pour lui dire de le cacher. » C’est une des versions de Aubry.

Les voitures de la Gestapo qui s’arrêtent, les hommes qui en sortent et qui franchissent la grille puis la porte : Il faut au moins 30 secondes. Comment se fait-il qu’il n’y ait pas un ou deux participants qui se soient échappés ou qu’ils aient tenté de le faire étant donné qu'il y avait au rez de chaussée et au 1er, des fenêtres donnant sur l'arrière de la maison et le jardin d'où l'on pouvait fuir par une cour adjacente donnant sur l’allée des Verchères ?

*** / ***

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1 La maison du Dr Dugoujon n’était pas nécessairement un piège. de Serge Desbois 06 nove. 2009 16h44
2 La maison du Dr Dugoujon n’était pas nécessairement un piège. Photo de Serge Desbois 06 nove. 2009 17h22
1 La Gestapo était l'étage de Jacques Gelin 15 janv. 2012 12h38

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