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Notes de Guerre / Général de Monsabert

 

Un portrait savoureux et acerbe de Monsabert :........... de Laurent Laloup le dimanche 04 juin 2006 à 22h14

..........et un autre, de son successeur, le colonel Magnan. (par Georges Elgozy)

Une canne à la main, Monsabert, tonitruant, aimait à trottiner en tête de ses hommes qu’il appelait familièrement « mes enfants ». il tutoyait tout son monde et s’adressait à chacun en commençant par « mon fils » lorsque, par inadvertance, il avait oublié son prénom. Comme l’atome, il était animé de mouvements parfaitement irréguliers, du genre browniens, toujours imprévisibles. On le croyait à la 2e compagnie, il se trouvait à Alger ; on le supposait chez de Gaulle, il était chez Giraud.
Comme Patton, Monsabert dit « Mon sabre », exigeait de tout contrôler « au niveau » du sous-officier ou de l’officier subalterne. Débonnaire et volubile, il galopait gaiement en avant des sections de pointe, avec cet « allant de cavalier » qui valut à cette arme désuète tant de victoires inattendues et tant de massacres prévisibles.
Plus serein, cartes et jumelles en main, le colonel Magnan préférait suivre les opérations auprès des chefs de bataillon ou de compagnie. Efficacité et sobriété éclipsaient en lui toute velléité de panache et de spectacle. En peu de jours, le respect qu’il portait à chacun de nous, soldat ou officier, fut bien plus apprécier que la familiarité de commande chère à son prédécesseur.
Deux styles, deux chefs. Et pas « même combat » : ce qui nous importait davantage. Le général commandait « ses » hommes ; le colonel commandait des hommes. Pour qui doit obeîr en risquant sa peau, la nuance est perceptible.

Autant ou plus que Monsabert, Magnan aimait ses troupes. Tout simplement il n’éprouvait pas le besoin de le prouver, encore moins de le dire (…)

Comme Carnot, Monsabert estimait que l’ardeur des troupes pouvait suppléer l’insuffisance de leur armement. Ils se trompaient. Et leur erreur commune coûta fort cher en homme, sinon en équipement.

(…)
Le général de brigade Goislard de Monsabert, que les soldats indigènes préféraient appeler en arabe « celui qui marche en avant », galopait si allègrement qu’il finit par perdre son jouet baroque : le Corps franc. Des les premiers jours de février, une troisième bonne étoile – tombée du ciel algérois – allait ramener ce nouveau général « de division » aux côtés de Giraud et de Juin. Képler lui-même n’eût point prévu les déviations politiques engendrées par ces mouvement de satellites autour du foyer solaire.
Sur terre, nos demi-brigades, tôt décimées, seraient devenu trop squelettiques pour un divisionnaire. Les stratèges d’Alger savaient, assurément, qu’il ne faut pas changer d’attelage en traversant les rivières ; en Tunisie, il ne s’agissait que d’oueds.


Bonnes lecures
Laurent

*** / ***

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