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François Darlan / Henri Michel

En réponse à -4 -3 -2
-1Je veux en savoir plus! de arriere petite fille

Lemaigre-Dubreuil vu par Murphy de Francis Deleu le dimanche 24 octobre 2004 à 16h38

Bonjour,

In "Un diplomate parmi les guerriers" pp 129,130, Robert Murphy, représentant personnel de Roosevelt en AFN, nous brosse un portrait plutôt flatteur de Lemaigre-Dubreuil:

*** (...) Nos rapports secrets avec Giraud ne présen­taient aucune difficulté. En effet Jacques Lemaigre-Dubreuil, un de nos collaborateurs français les plus courageux, était en contact constant avec le général qui vivait alors caché dans le Midi de la France.
Lemaigre-Dubreuil était un riche industriel plein de dynamisme. Ses beaux-parents lui avaient permis d'acquérir une position importante dans l'industrie de l'huile d'arachide aussi bien en France qu'en Afrique française. C'était d'une importance écono­mique essentielle en cette époque de pénurie de matières grasses en Europe. Ses affaires lui fournissaient donc le prétexte d'entre­tenir des relations extrêmement intéressantes à un échelon élevé. Il avait ses entrées chez des gens haut placés, comme Laval à Vichy. ainsi que les autorités allemandes et françaises à Paris. La liberté de mouvement qu'ils avait acquise grâce aux auto­risations délivrées par les Français et les Allemands constituait un atout sérieux pour nos liaisons clandestines alors en général excessivement difficiles et dangereuses. Lemaigre-Dubreuil exploi­tait ses avantages avec une grande hardiesse. Je fis sa connaissance au début de mon séjour à Alger en 1940. Dès notre première conversation il m'assura qu'il mettrait tout en œuvre pour participer à la défaite de l'Allemagne. Il me déclara qu'il avait établi une fiche de police le concernant, savamment forgée, d'après laquelle, dès avant la guerre, il avait été un admirateur des nazis. Ensuite, il avait glissé des exemplaires de ce document dans les dossiers susceptibles d'être compulsés par les Allemands. Grâce à ce moyen il avait obtenu les autorisations lui permettant de circuler en France occupée, partout où il avait des intérêts d'affaires. De la même façon, il pouvait se rendre à Vichy ainsi qu'en Afrique occidentale et en Afrique du Nord. Il serait donc en mesure, à l'issue de ces voyages, de me rendre compte de ses conversations et de me fournir des renseignements intéressants. Il me mit en garde contre certains hommes d'affaires importants qui, craignant que la victoire alliée profite surtout aux Russes et entraîne la bolchevisation de l'Europe, préféraient miser sur l'Allemagne. Tout en étant opposé à une telle opinion, il lui fallait feindre de la partager.
L'histoire mélodramatique de Lemaigre-Dubreuil était assez difficile à croire, mais je la transmis à Washington. Au fil des jours ce magnat de l'industrie continua à me fournir des rensei­gnements sur les relations qu'entretenaient industriels français et allemands. Leur exactitude accrût ma confiance en lui. Mis à l'épreuve en différentes occasions, il nous convainquit de sa sincérité. Personne d'autre n'aurait pu durant ces deux années­-là nous rendre d'aussi grands services en Afrique.
Nul ne savait mieux que lui user de ses relations avec autant d'audace. Nul n'aurait mieux servi nos desseins. Il ne cessait de parcourir la longue route de Dakar, où il possédait une importante raffinerie d'huile d'arachide, à Dunkerque, en France occupée, en face des côtes d'Angleterre, où il en possédait une autre. Pertinax, le célèbre journaliste français, l'accusait d'être un collaborateur des nazis qui, grâce à sa perfidie, amassait une énorme fortune et devenait « roi du pétrole ». En réalité il n'avait d'intérêts que dans l'huile d'arachide. Après la guerre il assigna Pertinax en diffamation et accusations mensongères. Il gagna son procès. Lemaigre-Dubreuil avait une femme charmante et deux beaux enfants. Ils étaient antinazis et brûlaient de voir la France reprendre le combat. Ils furent pour moi une source d'espoir et de réconfort.
Lemaigre-Dubreuil nous informa bientôt qu'il s'était entretenu seul à seul avec Giraud afin d'apprendre les intentions du général pour le jour du débarquement des troupes américaines en France. Il fallut plusieurs autres rencontres avec Giraud avant de décider le général à participer à la campagne d'Afrique. Il y consentit à la condition expresse qu'il s'agirait d'une opération strictement militaire. (...) ***


Bien cordialement,
Francis.

*** / ***

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