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Science nazie, science de mort - Benno Müller-Hill
La description du sujet




Remarque :

Pour que le Glossaire trouve un sigle, il doit être écrit en majuscules

Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis a trouvé :


R - Résistance (France)
-

Dans le cadre de l'organisation de la Résistance, la lettre R suivie de 1 à 6 indiquait une région de la zone Sud (zone non occupée jusqu'en 1942).
R1 : Région Rhône-Alpes (centre Lyon).
R2 : Région Provence-Côte d'Azur (centre Marseille).
R3 : Région Languedoc-Roussillon (centre Montpellier).
R4 : Région du Sud-Ouest (centre Toulouse).
R5 : Région de Limoges (centre Brives puis Limoges).
R6 : Région de l'Auvergne (centre Clermont-Ferrand).

En zone Nord occupée, les régions étaient définies par les simples lettres : P - A - B - C - D - M
(voir "zone")

Dans ce texte :

Science nazie, science de mort

L'Extermination des Juifs, des Tziganes et des malades mentaux de 1933 à 1945

Benno Müller-Hill

Titre original : Tödliche Wissenschaft, Die Aussonderung von Juden, Zigeunern und Geisteskranken 1933-1945,
Editions : Rowohlt Taschenbuch Verlag GmbH, 1984

Traduit de l'allemand par Olivier Mannoni.

**********

L'auteur, Benno Muller-Hill, chercheur en génétique, dresse un bilan implacable sur l'implication de scientifiques allemands dans le processus menant vers l'extermination des Juifs, Tsiganes, malades mentaux et homosexuels par les nazis.
Leur participation ne s'est pas limitée aux excès de quelques individualités. Sous couvert de la rigueur et de la légitimité scientifiques, nombre de psychiatres allemands, anthropologues, biologistes, généticiens ont appliqué les théories eugéniques et raciales prônées par le régime. Les scientifiques de l'Institut Kaiser Wilhelm d'anthropologie, d'hérédité humaine et d'eugénisme à Berlin iront jusqu'à se vanter en prétendant que leurs recherches, et les conclusions qu'ils en tirèrent, étaient très en avance sur les théories nazies.

Ils ont exclu leurs collègues juifs des Universités. Ils publièrent des rapports sur les "variétés" raciales qui, à terme pour les groupes honnis, signifiaient leur condamnation à mort. Pour leurs recherches, ils sélectionnaient des personnes sciemment tuées, analysaient leurs cerveaux et même leurs yeux.

Après la guerre, ces scientifiques impliqués ont constamment essayé de cacher la vérité ou de la nier malgré les documents et archives, celles qui n'avaient pas été détruites, qui témoignent de leur criminelle implication dans les génocides.

Plus tard, aucun d'entre eux ne s'est distancié des méthodes et des pratiques de la science dévoyée sous le régime nazi. La plupart des scientifiques présents entre 1933 et 1945 à l'Institut Kaiser-Wilhelm, ont continué à exercer leur profession après la guerre. Certains ont même été promu pour occuper des chaires d'autres universités prestigieuses.

Au chapitre, Neuf questions, l'auteur tente de comprendre comment et pourquoi tant de scientifiques se sont impliqués dans le processus d'extermination de millions de personnes ?

Dans dernière partie du livre intitulé Entretiens, Benno Muller-Hill présente ses conclusions aux anthropologues, généticiens, biologistes, psychiatres survivants ainsi qu'à leurs employés.
Avec une belle unanimité, ils déclarèrent ne rien savoir des massacres de masse, de ne pas avoir remarqué l'antisémitisme dans leur environnement, ni avoir coopéré à la rédaction de rapports racistes.
Comme l'écrivait le professeurs von Verschuer "Permettez-moi de passer sous silence toutes ces choses effroyables qui relèvent désormais du passé".

Présentation de l'éditeur.

Comment la science, instrument de connaissance, peut-elle devenir instrument de mort? Sombres et méconnus sont les agissements des anthropologues et des psychiatres allemands sous le nazisme : de 1933 à 1945, sans que rien ne les y contraigne vraiment, enfermés dans de fausses certitudes, retranchés derrière des "résultats" définitifs, ils ont directement organisé la ségrégation, la stérilisation forcée puis l'extermination de centaines de milliers de "différents", Juifs, Tziganes, mais aussi malades mentaux, débiles, handicapés, individus "asociaux".

Science pervertie, science dévoyée, science de mort. Par-delà la complicité criminelle et active des hommes de sciences allemands, c'est à une réflexion générale sur la responsabilité morale des savants que nous sommes conviés. A l'ère des manipulations génétiques et du renouveau de l'eugénisme, nulle question ne saurait être d'une plus brûlante actualité.

Benno Müller-Hill, né en 1933, mène une double carrière d'enseignant et de chercheur en génétique à l'université de Cologne.

Table des matières

- Détection, ségrégation et extermination - Avant-propos

- De la ségrégation des Juifs à la stérilisation des malades mentaux.

- De la mise à mort des malades mentaux à celle des Juifs et des Tsiganes.

- L'exploitation des citoyens déchus de leurs droits dans la recherche anthropologique et psychiatrique.

- Du rôle de quelques anthropologues et l'idée qu'ils se faisaient d'eux-mêmes.

- Neuf questions.

- Avertissement de l'auteur

- Entretiens

 

Consulter ou enrichir le Glossaire de Francis



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