le Glossaire de Francis a trouvé : - | Lors de l'offensive des Ardennes en décembre 1944, deux missions de commandos furent planifiées et reçurent les noms de code "opération Autour" (Stösser) et "opération Griffon" (Greif).
L'opération Autour, confiée au lieutenant-colonel von der Heydte, était destinée à faire sauter des parachutistes sur les Hautes-Fagnes avec l'objectif de prendre le contrôle des ponts et carrefours sur les routes des Ardennes.
|
Gaulle (Charles de) - CDG - France libre |
- | A hissé le grade de Connétable bien au dessus de celui de Maréchal, fut il de France. Le site officiel
|
- | Dans le cadre de l'organisation de la Résistance, la lettre R suivie de 1 à 6 indiquait une région de la zone Sud (zone non occupée jusqu'en 1942).
R1 : Région Rhône-Alpes (centre Lyon).
R2 : Région Provence-Côte d'Azur (centre Marseille).
R3 : Région Languedoc-Roussillon (centre Montpellier).
R4 : Région du Sud-Ouest (centre Toulouse).
R5 : Région de Limoges (centre Brives puis Limoges).
R6 : Région de l'Auvergne (centre Clermont-Ferrand).
En zone Nord occupée, les régions étaient définies par les simples lettres : P - A - B - C - D - M
(voir "zone")
|
PC - Poste de Commandement |
- | ndlr : il arrive que le lecteur distrait confonde PC et PC. Exemple: "Giraud quitte son PC" ne veut pas dire "quitte son Personal Computer", ni "quitte son Parti Communiste" mais tout bêtement "quitte son Poste de Commandement".
|
Dans ce texte : Le prosaïsme des Belges. de Francis Deleu le mardi 19 novembre 2002 à 23h24
Bonsoir,
On pourrait être tenté de mettre en parallèle la France et la Belgique d'après-guerre. En réalité, dès 1940, la destinée et le sort des deux nations divergent sur de nombreux points.
Rappelons brièvement que le 28 mai 1940 la Belgique cesse les hostilités par la capitulation de son armée. Une capitulation est un acte purement militaire qui ne concernait que les armées encerclées en Flandre tandis que le troupes belges se trouvant ailleurs, spécialement au Congo, conservait leur liberté. Au point de vue politique, aucun engagement ne liait le pays à l'envahisseur. Le gouvernement en exil à Londres gardait sa légitimité et les pouvoirs que, en dépit des désaccords, le roi ne leur retira jamais. La Belgique connut une nouvelle fois les affres de l'occupation allemande. Toute l'administration tomba sous contrôle des nazis. Comme le précise Prosper, les journaux furent soumis à une censure très stricte ou pris en main par l'occupant.
Toutes les controverses, toujours d'actualité de nos jours, tournent essentiellement autour de la personne du roi Léopold III. A-t-il eu tort de refuser de suivre le gouvernement en exil, jugeant que son devoir était de partager le sort de ses soldats?
Les mouvements politiques et culturels peuvent-ils se réclamer d'une "geste" quelconque? La Belgique eut ses collaborateurs comme elle eut ses résistants. Les collaborateurs se réclamaient de groupuscules d'extrême-droite ou de partisans d'un pan-germanisme antérieur à l'occupation nazie. Pour simplifier les choses, disons que la Belgique fut épargnée par le "bouclier protecteur" d'un homme providentiel, source de tant d'égarements. A contrario, Jaspar ou Pierlot tentèrent bien de jouer leur petit de Gaulle. Ils n'en avaient pas la stature ni au propre, ni figuré. Plus prosaïquement, les Belges n'ont pas connu les déchirements des Français. Ils ont subi l'occupation allemande sans autres états d'âme que la survie. En outre, ils ont peu le goût des clivages politico-culturels. Depuis des lustres, le pays est gouverné par de larges coalitions issues du scrutin à la proportionnelle intégrale. Les frictions du pouvoir sont presque toujours d'ordre linguistique. Le clivage n'est pas, ou si peu, entre la gauche et la droite mais le plus souvent entre le Nord et le Sud du pays. Ajoutons que le Parti Communiste, qui joua un rôle non négligeable dans la Résistance, n'a jamais eu une audience importante comme en France. Et depuis longtemps déjà, le PC est pratiquement absent de l'échiquier politique belge.
Bien cordialement,
Francis. *** / *** |