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Ce que savaient les Alliés - Christian Destremau
La description du sujet




Remarque :

Pour que le Glossaire trouve un sigle, il doit être écrit en majuscules

Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis a trouvé :


R - Résistance (France)
-

Dans le cadre de l'organisation de la Résistance, la lettre R suivie de 1 à 6 indiquait une région de la zone Sud (zone non occupée jusqu'en 1942).
R1 : Région Rhône-Alpes (centre Lyon).
R2 : Région Provence-Côte d'Azur (centre Marseille).
R3 : Région Languedoc-Roussillon (centre Montpellier).
R4 : Région du Sud-Ouest (centre Toulouse).
R5 : Région de Limoges (centre Brives puis Limoges).
R6 : Région de l'Auvergne (centre Clermont-Ferrand).

En zone Nord occupée, les régions étaient définies par les simples lettres : P - A - B - C - D - M
(voir "zone")


répression - Vichy
-

Le terme "répression", par une confusion du vocabulaire, est fréquemment utilisé pour désigner la politique de persécution menée, par Vichy ou par l'occupant nazi, contre les Juifs. Il serait plus exact de réserver le terme "répression" pour désigner la violence employée contre les communistes, les gaullistes et les résistants, poursuivis pour ce qu'ils **faisaient** ou **avaient fait**. Les Juifs étaient "persécutés" pour ce qu'ils **étaient**.


Résistance
-

Henri Michel dans un de ses livres, - Les idées politiques et sociales de la Résistance, PUF, 1954, p.3 - fait une description très vivante, parlant de la Résistance française.

"Le mot Résistance est apparu pour la première fois dans le discours que le général de Gaulle a prononcé à la radio britannique, le 22 juin 1940; il sera repris ensuite par un des premiers journaux clandestins de la France occupée, puis servira de nom à plusieurs mouvements. Il finit par designer tous ceux qui refusaient d'accepter l'armistice et de croire la défaite définitive, et qui luttaient, chacun dans sa sphère et selon ses moyens, pour être délivrés de l'occupation allemande."
(publié par Laurent Boussaton)


Wehrmacht - Allemagne nazie
-

L'armée allemande sous le IIIe Reich. Littéralement Wehrmacht signifie "puissance (ou force) défensive". L'armée allemande prend ce nom en 1935 à la place de "Reichswehr" (voir ce terme).


Zone - Résistance (France)
-

En zone Nord occupée, les régions étaient désignées par les lettres:
P : région de Paris.
A : région d'Amiens.
B : région de Bordeaux.
C : région de Châlons-sur-Marne.
D : région de Dijon.
M : Région de Le Mans.

En zone Sud, les régions étaient désignées par la lettre R suivie de 1 à 6.
(voir "R")


SD - Sicherheitsdienst - Allemagne nazie
-

Service de sécurité responsable de la surveillance intérieure, du renseignement, de l'espionnage et du contre-espionnage du parti.
Dans l'organigramme du RSHA (Office Central de la Sécurité du Reich) le SD est désigné:
- Amt III Inland SD (service de renseignement intérieur)
- Amt VI Ausland SD (service de renseignement à l'étranger)

Dans ce texte :

L'opinion publique désapprouve, Vichy recule de Nicolas Bernard le mardi 01 décembre 2009 à 10h42

> Il vous faudra encore m'expliquer pourquoi 80% des Juifs
> hollanfais, 50% des Juifs belges, 100% des Juifs serbes,
> 50% des Juifs hongrois, etc... sont morts dans des camps
> ou au bord des fosses, tandis que les 50% des juifs
> hongrois restants moururent de faim dans les rues de
> Budapest en attendant leurs libérateurs.

Puisque vous aimez les comparaisons :

Pays-Bas : s'ils sont placés sous l'administration directe d'un Reichskommissar assisté du S.D., leur administration collabore avec l'occupant, ce qui facilite les actions de ce dernier. La nature géographique du pays (petit et plat) empêche la mise en place de réseaux d'évasion aussi efficaces qu'en France au profit des Juifs et autres victimes du nazisme.

Belgique : même configuration géographique que les Pays-Bas, ce d'autant que comme dans ce pays l'administration policière et militaire y est plus puissante, toutes proportions gardées, qu'en France, pour cause de menace britannique.

Serbie : le pays est placé sous administration militaire, laquelle se révèle infiniment plus répressive envers les Juifs que la Wehrmacht à l'Ouest, dans la mesure où, sous couvert de lutter contre les partisans, l'armée allemande procède à des rafles et des exécutions massives de Juifs dès 1941, cette politique s'aggravant en septembre de cette même année. Comme les Juifs sont peu nombreux en Serbie (16.000), ils seront tous éradiqués en 1942. Autre facteur aggravant : la présence d'un gouvernement collaborateur, celui du général Nedic, qui met en oeuvre la politique antisémite de l'occupant.

Hongrie : les déportations s'amorcent en 1944 dans un pays occupé par la Wehrmacht et disposant d'un gouvernement collaborateur qui ne dispose, pour sa part, d'aucune marge de manoeuvre, vis-à-vis d'un gouvernement nazi qui, pour le coup, ne s'embarrasse plus guère de subtilité, dans le contexte d'une défaite qui se profile jour après jour.

Conclusion : faudrait peut-être veiller à comparer ce qui est comparable. La communauté juive de Serbie, des Pays-Bas, de Belgique était infiniment moins importante que celle de France, outre que la configuration géographique de la France (seul de ces pays d'être de grande taille, à bénéficier d'un accès à des pays neutres) facilitait les sauvetages. Quant à la Hongrie, les Allemands pouvaient se permettre, en 1944, d'y être infiniment plus directs qu'en France, où il fallait au contraire éviter de trop porter atteinte à la façade légale et "souveraine" de Vichy, y compris jusqu'après le Débarquement.



> Voulez-vous dire que Vichy aurait voulu aider davantage
> les Allemands à réaliser leur projet génocidaire mais
> qu'il en fut empêché par sa balourdise naturelle ?

Vichy souhaitait, en 1942, se débarrasser des Juifs dans leur ensemble, mais tenait compte de son opinion publique, qui était estimée davantage défavorable aux Juifs étrangers. D'où cette rencontre de volontés : les Allemands veulent déporter les Juifs de France, et Vichy croit utile de les monnayer en satisfaisant ses propres objectifs xénophobes, donc en organisant l'expulsion "vers l'Est" des Juifs étrangers. En attendant les Juifs français, une fois avalée la première pilule de l'été 1942. Aussi bien chez les nazis que chez l'etat français, il s'agit de procéder par petites touches.

En 1943, la logique n'est plus la même. D'abord parce qu'il est devenu évident que l'Allemagne va perdre la guerre, ce qui douche l'enthousiasme pro-allemand de Vichy. Ensuite parce que les déportations visent à présent les Juifs français, et ce dans un contexte où l'opinion publique et le clergé ont, contre toute attente, fortement désapprouvé les rafles de 1942. D'où un attentisme qui empêche les Allemands de compter plus efficacement sur l'administration française. Mais ce n'est pas là non plus le facteur prépondérant, car en cette même 1943, les réseaux de sauvetage se sont mis en place et sont rodés, outre que Vichy et les Allemands doivent faire face à l'action de l'armée italienne, qui protège les Juifs réfugiés dans sa zone d'occupation. Sans parler de la multiplication des opérations de la Résistance, qui aggravent la charge de travail des forces de répression germano-françaises.



> Mais alors, comment expliquer les colères d'Eichmann
> devant les retards ? Il voulait 100 000 Juifs en juillet
> 42, rien que pour la France, rien que pour un mois, et il
> n'en eut que 75000 sur trois ans. Il avait préparé les
> trains et ceux-ci partaient à vide ou presque. La
> France "donnait mal", parait-il. Comment expliquer les
> lettres d'Oberg à Himmler où il se plaint de la mauvaise
> volonté de Vichy à remplir les trains ? Lisez Hilberg.
> Comment expliquer la réponse de Himmler à Oberg où il dit
> qu'il renonce aux juifs français "pour le moment" ? Lisez
> Hilberg.

Faudrait songer à arrêter de vous réfugier derrière l'étude partielle et lacunaire de Hilberg.

Pourquoi Vichy se montre-t-il réticent à l'automne 1942 ? Mais c'est très simple : parce qu'à cette date, le régime a connu une nette crise de popularité. L'opinion publique et l'Eglise ont fortement critiqué les rafles et les déportations. Bref, Vichy recule parce que Vichy craint de perdre le soutien des "bons Français". Les Allemands, eux aussi soucieux de maintenir le calme en France, devant les risques d'un débarquement, tiennent également compte de ce facteur.



> Ni la Hongrie, ni la Hollande,ni la Belgique, ni la
> Serbie n'appartiennent à l'Europe de l'est destinée à
> être germanisée

Faudrait veiller à ne pas mélanger les genres, ni les dates. Voir plus haut.

J'ajoute que les plans de colonisation allemands pour l'Est prévoyaient d'expédier en ex-U.R.S.S. des colons d'origine hollandaise et flamande...



> alors qu'il existait en France, en plus de la région Nord-
> Pas-de-Calais et bien sûr de l'Alsace-Moselle, une zone
> interdite (Lorraine et Bourgogne) destinée à faire partie
> du grand Reich.

Et alors ? Il ne s'agissait pas d'annexer la France dans son ensemble.



> Il vous faudra m'expliquer aussi pourquoi tant
> d'historiens souvent juifs ont rendu justice à Vichy (
> Aron,Poliakov, Hilberg, Dreyfus, Kriegel...) et reconnu
> son action freinatrice.

Que vient faire la judéité de ces historiens ici ? Depuis quand la judéité d'un auteur devient-elle un critère de jugement de son analyse historique ?

J'ajoute qu'aucun des grands noms cités ne correspond à un spécialiste de la "Solution finale" en France. Robert Aron est un historien très complaisant à l'égard de Vichy, dont les travaux sont manifestement périmés depuis des décennies. L'oeuvre fondatrice de Poliakov, Le Bréviaire de la Haine, reflète l'état lacunaire de l'historiographie de 1951. Hilberg s'est également révélé lacunaire sur la France, avant d'évoluer. Dreyfus est un vulgarisateur qui a parfois sorti d'énormes sottises. Kriegel est une historienne controversée du communisme.

L'essentiel est que les historiens qui ont étudié la question soient unanimes, eux.



> Quel intérêt pouvez-vous avoir à débiner ainsi les ex-
> dirigeants de votre pays ?

Celle-là, il me faut absolument l'encadrer... ;-)

*** / ***

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