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Service secret - Georges A. GROUSSARD
La description du sujet




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Pour que le Glossaire trouve un sigle, il doit être écrit en majuscules

Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

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le Glossaire de Francis a trouvé :


Collaboration - Vichy
-

Mémento des principaux mouvements politiques collaborationnistes sous Vichy.

- PPF : Parti Populaire Français (Jacques Doriot) - organe de presse: "Le Cri du Peuple de Paris"

- MSR : Mouvement Social Révolutionnaire (Eugène Deloncle)

- CSAR : Comité Secret d'Action Révolutionnaire - appelé par dérision "La Cagoule". - organe de presse: "La Vie nationale".

- RNP : Rassemblement National Populaire (Marcel Déat) - organe de presse: "L'Oeuvre".

- La Parti franciste (Marcel Bucard) - organe de presse: "Le Francisme".

- PFNC : Parti Français National Collectiviste (Pierre Clementi) - organe de presse: "Le Pays Libre".

- La Ligue française (Pierre Constantini) - organe de presse: "L'Appel".

- Le Front franc (Jean Boissel) - organe de presse: "Le Réveil du Peuple".

- Le Feu (Maurice Delaunnay) - organe de presse: "La Tempête".

- Le Groupe Collaboration (Alphonse de Châteaubriant) - organe de presse: "La Gerbe".


Déat (Marcel) - Vichy
-

(1894-1955)
Membre de la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière), Marcel Déat est élu député de 1926 à 1923 et de 1932 à 1936. Sous l'influence de Henri de Man (socialiste belge, théoricien du "planisme"), il préconise le dirigisme économique de l'Etat. Exclu de la SFIO en 1933, Déat fonde le Parti socialiste de France(*) puis en 1935, l'Union socialiste et républicaine qui participe à la majorité du Front Populaire. Son article "Mourir pour Dantzig?" publié dans "L'Oeuvre" fait de lui le chef des pacifistes de gauche. Le 10 juillet 1940 il vote les pleins pouvoirs à Pétain. En 1941, partisan inconditionnel de la collaboration avec l'occupant allemand, il fonde le RNP (Rassemblement National Populaire). Il collabore également à la fondation de la LVF (Légion des Volontaires Français) contre le bolchevisme. A la Libération, réfugié en Italie, il est condamné à mort par contumace.

(*) ne pas confondre avec le Parti social français créé par le colonel de la Rocque en 1936.


Montoire - Vichy
-

Charmante localité du Loir et Cher, proche de la vallée de la Loire et de ses châteaux et, en 1940, à la lisière de la ligne de démarcation entre la zone Nord occupée et la zone Sud dite libre.
Le 24 octobre 1940, Pétain y rencontra Aldof Hitler pour une vigoureuse poignée de main et une conversation à bâtons rompus. Quelques jours plus tard, le 30 octobre, Pétain proclama sur les ondes de la radio : "J'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration".


Peyrouton (Marcel) - France
-

(1887-1983) Marcel Peyrouton , ministre de l'Intérieur du 6 septembre 1940 jusqu'à sa démission, au début de février 1941. Il a fait la plus grande partie de sa carrière comme administrateur colonial, occupant des fonctions au gouvernement de l'Algérie, puis celles de résident général à Tunis, en 1933, et de commissaire résident général au Maroc, en mars 1936; en septembre de la même année, il était nommé ambassadeur à Buenos Aires, poste qu'il occupa jusqu'au 28 mai 1940. Le 12 juillet 1940, il était nommé secrétaire général de l' Administration et de la Police. Organisateur des groupes de protection qui arrêtèrent Laval le 13 décembre, il se retirera en Argentine lors du retour en grâce de Laval. Rappelé par Darlan avant son assassinat, Peyrouton arrivera à Alger le 16 janvier 1943 et sera nommé le 19 par Giraud gouverneur général de l' Algérie, à la place de Châtel; il démissionnera le 1er juin 1943 et sera arrêté, ainsi que Flandin et Tixier-Vignancour , en décembre 1943. En décembre 1948, il sera acquitté par la Haute Cour de justice.


Résistance
-

Henri Michel dans un de ses livres, - Les idées politiques et sociales de la Résistance, PUF, 1954, p.3 - fait une description très vivante, parlant de la Résistance française.

"Le mot Résistance est apparu pour la première fois dans le discours que le général de Gaulle a prononcé à la radio britannique, le 22 juin 1940; il sera repris ensuite par un des premiers journaux clandestins de la France occupée, puis servira de nom à plusieurs mouvements. Il finit par designer tous ceux qui refusaient d'accepter l'armistice et de croire la défaite définitive, et qui luttaient, chacun dans sa sphère et selon ses moyens, pour être délivrés de l'occupation allemande."
(publié par Laurent Boussaton)

Dans ce texte :

Le dindon de la farce ... de René CLAUDE le lundi 19 juin 2006 à 14h19

Mais le colonel Groussard ne restera pas longtemps à la tête de son CEI.
C'est lui qui fut chargé de l'arrestation de Pierre Laval le 13 décembre 1940. A ce moment-là, il est persuadé, comme le rappelle Belot, que le gouvernement français suit une "politique de dignité". Déat a aussi été arrêté.

Belot :
A suivre Groussard, c'est essentiellement le ministre de l'Intérieur Peyrouton qui décide, avec l'accord de Pétain, de se débarasser de son vice-président du Conseil... Groussard tente d'expliquer dans ses Mémoires que Peyrouton réagissait ainsi contre le projet des Allemands, soutenu par Laval, tendant à ce que les Français montent une expédition pour reprendre le Tchad qui venait de tomber entre les mains des gaullistes. Le colonel ne mentionne pas la lettre que le Maréchaé écrit à Hitler pour justifier son geste. Dans cette lettre manuscrite, en possession de laquelle le général La Laurencie a été mais qu'il n'a pas remise à Stülpnagel faute d'ordre, il se trouve ceci :
"Après les entretiens de Montoire qui ont fait naître en France de grandes espérances, je reste plus que jamais partisan de la politique de collaboration, seule susceptible d'assurer à l'Europe une paix définitive que Votre Excellence et moi avons le ferme désir de réaliser."
Grand héros de cette journée du 13 décembre, Groussard allait en devenir la première victime. Les Allemands exigent immédiatement la dissolution de son organisation. Le maréchal Pétain cède très docilement à cette intrusion "étrangère", et Peyrouton n'envisage même pas de démissionner. Il attendra le 14 février 1941 pour quitter le ministère de l'Intérieur (il rejoindra, plus tard, Giraud). Groussard est impitoyablement lâché, comme La Laurencie, et on lui conseille de s'incliner. Il est à présent édifié sur la capacité de "résistance" des autorités vichystes et leur sens de la dignité.
(p.202)

Plus loin, Robert Belot ajoute concernant l'incontrôlable colonel :
Dans ses Mémoires, le colonel tente d'expliquer son regret de n'avoir pu ainsi créer "le noyau dune résistance rigoureusement disciplinée et apolitique". Force est de remarquer que son intitiative n'était nullement "apolitique", même si Groussard a pu croire dans ce mirage savamment entretenu par Pétain et son gouvernement. (...) Dans une partie de ses Mémoires (supprimée dans sa deuxième édition), Groussard commence à comprendre que le Pétain REEL n'est pas celui de son IMAGINAIRE :
"A cours de cette période 40-42, le Maréchal ne croyait pas pour autant à la défaite du Reich, Obnubilé par la puissance militaire allemande, il a raisonné alors comme un technicien ne considérant que les faits et les chiffres et, pendant plus de deux ans, au fond de lui-même, il n'a vu aucune possibilité de revanche."


Belot pose la question : peut-on parler de "résistance" pour Groussard ?
Difficile de répondre positivement. D'abord, on ne voit pas en quoi son action a été anti-allemande.(...) Groussard a essentiellement tenté de lutter contre ceux-là mêmes que l'occupant avait en ligne de mire. En réalité, c'est d'abord la politique d'épuration intérieure du gouvernement qu'il a servie, avec la caution du régime. Enfin, son action n'a pas réellement été clandestine, mais PARALLELE. Elle est clandestine pour l'occupant, mais pas pour le gouvernement de Vichy. (p.204-205)

A suivre...
Une note perso : après tant de thèses alambiquées, de réécritures partisanes et de dérives hyper-hyper critiques, l'essai de Robert Belot est exemplaire : précis, documenté, accessible et CLAIR. Un bonheur, quoi !

RC

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