le Glossaire de Francis a trouvé :| - | Dans le cadre de l'organisation de la Résistance, la lettre R suivie de 1 à 6 indiquait une région de la zone Sud (zone non occupée jusqu'en 1942).
R1 : Région Rhône-Alpes (centre Lyon).
R2 : Région Provence-Côte d'Azur (centre Marseille).
R3 : Région Languedoc-Roussillon (centre Montpellier).
R4 : Région du Sud-Ouest (centre Toulouse).
R5 : Région de Limoges (centre Brives puis Limoges).
R6 : Région de l'Auvergne (centre Clermont-Ferrand).
En zone Nord occupée, les régions étaient définies par les simples lettres : P - A - B - C - D - M
(voir "zone")
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Wehrmacht - Allemagne nazie |
| - | L'armée allemande sous le IIIe Reich. Littéralement Wehrmacht signifie "puissance (ou force) défensive". L'armée allemande prend ce nom en 1935 à la place de "Reichswehr" (voir ce terme).
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USA - United States of America - USA |
| - | Les Etats-Unis d'Amérique. Quelques auteurs francophiles irréductibles préfèrent utiliser EU (Etats-Unis) ou EUA (Etats-Unis d'Amérique).
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Dans ce texte : Coke in Germania (III) de René CLAUDE le samedi 11 mars 2006 à 12h51
Après l'agression contre la Pologne, Max Keith, directeur de Coca-Cola GmbH ne perdit pas une minute : il se rendit au siège mondial à Atlanta. (Les USA sont encore neutres). Là, il a reçu le secret de Coke : la composition chimique pour fabriquer l'indispensable sirop. C'est le chimiste en chef de la firme William Heath qui lui remit la formule en plein accord avec Woodruff. La formule "germanisée" - comme la compagnie - allait ainsi permettre à Coke-Allemagne, en accord avec Atlanta, de produire et d'embouteiller du soda durant tout le conflit. Coke allait soutenir le moral de la Wehrmacht, grosse consommatrice de Coca, jusqu'à la fin du IIIe Reich.(*) Cette réalité historique est bien sûr occultée par les gardiens de la légende de la compagnie. Pour Atlanta, Coke fut du côté des Alliés et si Max Keith prit des initiatives en direction du régine nazi, il le fit seul (!) et sans l'accord du siège (!!). Admettre que Coke fut produit aussi bien dans le Reich qu'aux USA et en Grande-Bretagne risquait d'écorner la belle légende... C'est à l'Emory University que W. Reymond a trouvé des papiers qui lui permettent d'affirmer cette collusion.
Le résultat de son enquête est clair : Pour sauver ses rêves de grandeur et les fondations de son empire en construction, la Compagnie avait confié son capital le plus précieux à un collaborateur du pouvoir nazi. (p. 362)
Bien sûr, Coca-Cola n'était pas une marchandise sensible comme les minerais ou des instruments d'optique. Mais ce big business organisé afin de rafler le pactole dans les deux camps était plutôt moche. C'est surtout l'insistance actuelle avec laquelle la Compagnie tente de démontrer que Coke n'eut rien à voir avec Max Keith dans le Reich hitlérien qui laisse au lecteur un goût de Coke tiède et éventé ! Comme le dit W. Reymond dans son blog, si la Dresdner Bank a accepté d'ouvrir ses archives aux chercheurs pour des faits autrement plus graves de collusion avec les nazis, Coke regagnerait prestige et confiance auprès des enquêteurs en ouvrant les siennes et en jouant la transparence.
Bien cordialement,
RC
(*) Entre 1929 et 1954, l'Allemagne consomma sans interruption 2,4 milliards de bouteilles de Coke ! *** / *** |