La description du livre
Edition du 27 mars 2015 à 19h38 | | La Suisse et la guerre 1933 - 1945 / Werner RingsEn réponse à -5 -4 -3 -2 Surdez de David von Felten le vendredi 27 mars 2015 à 17h25Le fait d'avoir des relations difficiles avec Cuénoud n'était pas propre à Surdez, De Saugy avait aussi des relations exécrables avec lui... Non, Surdez a fait preuve à de nombreuses reprises de négligences coupables, ne serait-ce que celle permettant à Albert Meyer d'avoir libre accès à son coffre... De plus, Meyer semble porter une haine tenace à Surdez comme le démontre la fameuse lettre du 16.3.44 qu'il envoie à la famille Vallat de Porrentruy : "Mes bien chers amis,
«(...) J’aurais voulu passer les quelques jours de repos que j’ai à Porrentruy mais vous savez les différends qui m’opposent aux charlatans de votre pays [la Suisse], si bien que mes chefs, craignant le pire entre nous, m’ont expédié à Genève. (...)
J’ai dû rentrer à la suite de gaves ennuis en France qui ont coûté l’arrestation de bien des amis. Nous vivons sur un volcan (...). A présent, je vais m’établir en Suisse pour réorganiser, préparer tous mes projets et aller ensuite les réaliser chez nous. (...) Si, du reste, mes projets antérieurs avaient réussi, je ne serais peut-être pas revenu en Suisse (...). Et tout aussi j’ai été dégoûté par les pantins de Surdez que je ne veux plus connaître.Le jour viendra, la guerre finie, où il faudra s’expliquer. Ce n’est pas le moment maintenant, certaines choses ne peuvent être dévoilées encore, vu les conséquences qu’elles entraîneraient dans notre Pays [la France], mais, ce jour-là, je ne m’arrêterai plus aux menaces ni au chantage. Il faudra départager ceux qui, eux, ont travaillé proprement des menteurs et des voleurs et c’est nous qui aurons raison.
(...) Moi je ne travaille que pour mon pays [la France], j’aide à côté de cela la Suisse, c’était donc parfait. Mais le jour où des Suisses indignes veulent me mettre le bâton dans les roues, je les abandonne froidement car si quelqu’un avait besoin de son voisin, ce n’était pas moi. En France, jamais personne n’y est venu pour moi et n’y viendra. Mes chefs français étaient avec moi, si bien que je n’ai eu aucun regret de plaquer des fumistes qui pensaient nous exploiter. (...) Si vous apprenez ou si vous avez appris quelque chose de nouveau quant aux méfaits des pirates de Porrentruy, faites-moi signe. Je m’intéresse toujours à leurs saletés pour leur en demander des comptes plus tard.» Les accusations de Meyer sont graves et sauf erreur, contrairement à Fred, il semblerait que les accusations de contrebande dans le seul but de s'enrichir (et non pour fournir un alibi salvateur aux agents interceptés) vis à vis de Surdez n'étaient pas totalement infondés. |
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