Bonjour,
Si l'on parle de risque au sens ou un assureur peut en parler, ceux-ci étaient pratiquement nuls. A part, peut-être, un policier de Metz dont je ne me rappelle plus le nom, je ne connais pas de personne sanctionnée en France pour avoir secouru des Juifs. (Emmanuel)
Le risque était-il pratiquement nul ?
A propos des policiers et gendarmes, sur le site que nous propose Léon Bel -

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"Des centaines de policiers et de gendarmes, dénoncés pour avoir aidé des juifs, furent torturés, fusillés ou déportés"
Le chiffre est probablement exagéré mais même s'ils ne furent que quelques dizaines, ils ont payé lourdement leurs actions.
Quelques exemples :
- Les pasteurs protestants de Chambon-sur-Lignon - André Trocmé, Edouard Theis, Roger Darsissac, Charles Guillon - furent arrêtés et internés quelques temps. Libérés, ils passèrent dans la clandestinité. Par contre, Daniel Trocmé, le neveu du pasteur, victime de la rafle de la Maison de Roches, fut déporté à Maïdanek où il décédera en avril 1944.
- Tous les éducateurs de la maison d'Izieu furent déportés avec les enfants.
- La hiérarchie catholique - évêques et prêtres - ne fut guère épargnée. C'est bien un sujet qu'Emmanuel maîtrise parfaitement. C'est pourquoi je lui cède mon clavier d'ordinateur :

Un paragraphe au cœur de la remarquable enquête sur Mgr Piguet, sous le titre "
Les évêques emprisonnés", retiendra particulièrement notre attention.
- Notons encore l'exemple du général de Saint-Vincent qui refusa l'assistance de ses troupes pour le transfert des Juifs internés à Vénissieux. "
Jamais, de ma vie jamais je ne prêterai mes hommes pour une telle opération" dira-t-il. Sur ordre de Vichy, il fut limogé 48 heures plus tard.
Bien cordialement,
Francis.