Obéissance aux ordres et conséquences de l'insoumission - Soumission à l'Autorité - forum "Livres de guerre"
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Edition du 18 janvier 2011 à 15h34

Soumission à l'Autorité / Stanley Milgram

En réponse à -3 -2
-1Serions-nous des assassins en puissance ? de Francis Deleu

Obéissance aux ordres et conséquences de l'insoumission de Etienne Lorenceau le mardi 18 janvier 2011 à 12h55

Il y en a pourtant qui ont refusé prouvant que le choix existait mais il fallait du courage et une éducation appropriée.

La Rosenstraße (la rue des roses) est le nom d'une rue de Berlin, qui vit à partir du 27 février 1943 jusqu'au 6 mars 1943 une importante manifestation d'épouses allemandes à la suite de l'arrestation de leurs maris et enfants de croyance juive. La manifestation conduisit à la libération des maris et enfants arrêtés.

A partir du 27 février 1943, les soldats de la 1re division SS Leibstandarte Adolf Hitler commencent à arrêter de façon massive les derniers juifs présents. Les Mischehen sont arrêtés sur leurs lieux de travail, tandis que la Gestapo a pour ordre de s'occuper de leurs enfants, les Mischlinge (métis, en allemand). À la fin de la journée, la division SS a eu l'occasion d'appréhender plus de 7 000 juifs, dont 1 700 qui y avaient échappé jusqu'à présent grâce à leur épouse allemande. Tandis que certains sont déjà en route vers les camps d'extermination, d'autres sont sous verrou dans cinq prisons berlinoises, dont deux temporaires, mises en place pour cette occasion. L'une d'entre-elles se situe dans un ancien bureau d’aide sociale de la communauté juive, au 2-4 Rosenstrasse.

Les épouses allemandes, constatant l'absence de leurs maris, commencent à se rendre à Rosenstrasse et au fil des heures, de plus en plus d'Allemandes rejoignent dans la rue celles déjà présentes. A la fin de la journée, on en compte plus de 200, dont certaines n'hésiteront pas à passer la nuit dehors. Le lendemain, le nombre de contestataires a doublé, et leurs revendications se font de plus en plus fortes. Ni la sombre présence du bureau de la Gestapo s'occupant des affaires juives tout près du lieu du rassemblement, ni l'encadrement du mouvement par les SS ne parviennent à ébranler le moral des épouses. L'énervement va croissant et quelques altercations auront même lieu entre manifestantes et forces de l'ordre.

Outre la surveillance de la manifestation, les autorités, exaspérées et toujours aussi décidées à faire appliquer l'ordre de rafle, commencent à faire pression auprès des Allemandes. Dans un premier temps, les SS menacent d'utiliser leurs armes à feu, s'ensuit alors la dispersion des manifestantes sous les porches avoisinants ou sous un viaduc à proximité. La frayeur passée, elles reviennent à nouveau, et relancent leur exigence de libérer leurs conjoints. Le 5 mars, la Gestapo intervient et fait déplacer quelques dizaines de femmes. Voyant le peu d'effet que provoque cette action, une jeep SS fait irruption au milieu de la foule mécontente et quelques soldats font feu à l'aide de mitraillettes dans le but d'effrayer les femmes. Ces dernières courent en tous sens, mais à nouveau reviennent à la prison peu de temps après.

Le 6 mars, les arrestations sont interrompues, les détenus mariés à des femmes allemandes et les enfants sont libérés. L'autorité nazie ira même jusqu'à rechercher 25 juifs mariés qui avaient déjà été transférés à Auschwitz.
Afin de justifier cette annulation de la rafle, l'administration nazie argumentera sur le fait que cette rafle était une erreur de la part de la Gestapo, et que jamais les juifs mariés à des Allemandes n'auraient dû être inquiétés. Par la suite, ces personnes juives ne seront effectivement plus inquiétées par l'antisémitisme du pouvoir et la majorité d'entre-eux survivront à la guerre.

Il existe par ailleurs des exemples de non acceptations d'ordres iniques dans l'armée qui n'ont pas été suivies de sanction de type envoyé au front à l'Est. Et quand bien même le courage n'est il pas d'assumer les conséquences de ses positions philosophiques: les résistants savaient ce à quoi leur engagement les exposaient. La sanction potentielle pour résistance à un ordre inique n'est nullement une excuse...

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 bidouillé par Jacques Ghémard le 1 1 1970  Hébergé par PHP-Net PHP-Net  Temps entre début et fin du script : 0.01 s  5 requêtes