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Vichy dans la "Solution finale" / Laurent Joly

En réponse à -6 -5 -4 -3 -2
-1Ne pas donner prise à la propagande de l'ennemi de Boisbouvier

La dénaturation de mes propos ne vous rend pas plus crédible de Nicolas Bernard le mercredi 23 décembre 2009 à 10h11

"La grande presse et les grands ténors politiques se sont donc tus... et vous le dites-vous-même", écrit-il. L'ennui est que j'ai précisément écrit le contraire : non seulement, ai-je rappelé sources à l'appui, les Alliés (occidentaux et soviétiques) ainsi que le Vatican et la Croix-Rouge, avaient les moyens de savoir, mais en outre la presse écrite et la radio des belligérants alliés ont évoqué les massacres, et même les gazages.

Bref, l'ex-anonyme, qui laisse la quasi-totalité de mon article sans réponse - et pour cause - ne trouve rien de mieux à faire que déformer mes propos, sans pouvoir démentir ce fait surabondamment démontré par les études citées dans mon article que les Alliés, le C.I.C.R. et le Vatican avaient les moyens de savoir. Ce n'est pas la première fois, loin de là - voir également ici.

Je tiens un autre exemple de dénaturation de mes propos. Délibérée ? Qu'on en juge. L'ex-anonyme écrivait ainsi : "qui peut croire que l'obéissance du corps des officiers de la Wehrmacht aurait été la même après de telles révélations ?" Il est évident qu'il parlait ici de la Wehrmacht en tant qu'institution, et ne limitait pas sa remarque à quelques officiers. C'est pourquoi ai-je répondu : "La Wehrmacht est totalement impliquée, et depuis belle lurette, dans les persécutions et les massacres antisémites. Pas le temps de ressortir tous les titres allemands de ma bibliothèque - voir, pour une excellente synthèse de l'historiographie allemande sur ce thème, Wolfram Wette, Les crimes de la Wehrmacht, Perrin, 2009."

Pris la main dans le sac, l'ex-anonyme change donc - une fois de plus - les termes de l'équation : "contrairement à ce que vous dites, des officiers de la Wehrmacht s'indignèrent des massacres dans l'est. Le complot de Stauffenberg en est la preuve." Bref, ou comment l'on passe du "corps des officiers" dans son ensemble à "des officiers". Or, précisément, ces officiers à s'indigner furent peu nombreux, et furent dès lors l'exception plutôt que le principe. Voir à ce titre le livre de Wolfram Wette déjà cité pour une excellente synthèse, et, en allemand, Johannes Hürter, Die Deutschen Oberbefehlshaber im Krieg gegen die Sowjetunion 1941-1942, Oldenbourg Verlag, 2007, notamment p. 535-595 ; Dieter Pohl, Die Herrschaft der Wehrmacht. Deutsche Militärbesatzung und einheimische Bevölkerung in der Sowjetunion 1941-1944, Oldenbourg, 2008 ; Christian Hartmann/Johannes Hürter/Ulrie Jureit (dir.), Verbrechen der Wehrmacht. Bilanz einer Debatte, Verlag C.H. Beck, 2005, etc.

"Mais je ne suis pas convaincu qu'ils la connussent mieux que le commun de leurs concitoyens", précise l'ex-anonyme. Le problème est que, là encore, c'est parfaitement faux. Outre que Hitler lui-même avait annoncé l'extermination, les historiens allemands ont réussi à déterminer que l'opinion publique du Reich savait à quoi s'en tenir - voir, source déjà citée, Peter Longerich, "Nous ne savions pas". Les Allemands et la Solution finale 1933-1945, Héloïse d'Ormesson, 2008 et Bernward Dörner, Die Deutschen und der Holocaust. Was nieman wissen wollen, aber jeder wissen konnte, Propyläen, 2007.

"Les chambres à gaz, elles, furent inconnues", conclut l'ex-anonyme. Le problème est que j'ai déjà montré qu'au contraire, tout un chacun avait les moyens de savoir que le sort des Juifs déportés ne pouvait être que la mort, et même que l'un des instruments de cette mise à mort était le gazage - voir ici, ici, et .

Pour rappel, et c'est un simple exemple, Anne Frank note dans son Journal le 9 octobre 1942 : "Nous n’ignorons pas que ces pauvres gens [les Juifs raflés] seront massacrés. La radio anglaise parle de gazages ["De Engelse radio spreekt van vergassing"]... Peut-être est-ce encore le meilleur moyen de mourir rapidement. J’en suis malade..."

Mais il est vrai que l'ex-anonyme a contesté l'authenticité du Journal d'Anne Frank. Ce qui n'est pas non plus un gage de fiabilité.

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