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| | Syrie 1941, La guerre occultée / Henri de WaillyEn réponse à -2 La lumière du Saint-Esprit ne soufflait pas à la Saint-Jean-d'Acre de Francis Deleu le dimanche 25 novembre 2007 à 19h05
Bonsoir,
Dans la contribution précédente nous mentionnions les participants à la conférence du 12 juillet. En réalité, les négociations reprennent deux jours plus tard, le 14 juillet. Le traité sera signé dans la soirée.
S'ajoute aux personnalités déjà citées, celui du général Jeannekeyn, un aviateur mais pas des FAFL.
La signature faillit capoter par la faute à la Paramount. Le soir, le texte définitif est enfin mis au point, relu, corrigé par une commission de rédaction, puis frappé. Lorsque tout est au point, il fait presque nuit. Les portes sont lors largement ouvertes afin que les reporters - presse, radio et cinéma - puissent assister à la signature finale. Tous se précipitent en désordre. Alan Moorhead [*] : "Edward Genock, le cameraman de la Paramount, remarqua qu'il n'y avait plus assez de lumière pour tourner. S'étant procuré plusieurs lampes de bureau dans le bâtiment, son assistant en avait fait une grappe de manière à pouvoir les allumer toutes d'un seul coup en les branchant sur une seule prise. Dès que la presse fut admise, l'assistant se précipita, son éclairage à bout de bras, juste à côté du général Wilson. Celui-ci - qui était assis - jeta un regard étonné devant cette intrusion brutale, puis trempa sa plume dans l'encrier pour commencer à parapher. L'assistant brancha alors ses lampes et, soudain, ce fut la nuit! Obscurité totale. Toutes les lampes s'éteignirent." C'était un court-circuit. Dans l'ombre, le tohu-bohu est général. On allume tout ce que l'on peut trouver, des lampes de poche, des lampes à pétrole et, finalement, les phares d'une voiture que l'on braque à travers une baie. Quelqu'un propose d'amener une moto. "Une estafette franchit les marches, amena sa machine dans la pièce jusqu'à la place qu'avait occupée l'assistant, et sous les yeux stupéfaits de ceux qui l'entouraient, il démarra sa machine. La pétarade fut assourdissante. "Je ne peux pas allumer le phare si je ne démarre pas le moteur" se justifia le soldat mécontent." On lui demanda d'arrêter son moteur et de sortir et l'on amena des lampes-tempête. C'est alors que l'on s'aperçut qu'un certain nombre de ceux qui remplissaient la pièce, venus des casernes pour profiter du spectacle, étaient entrés sans autorisation. Il fallut les faire sortir. Wilson et Verdilhac signèrent finalement dans une ambiance d'extrême désordre. Wilson, ayant signé, observe: "Ce texte est définitif. Nous sommes heureux et soulagés que l'effusion de sang soit terminée."
Manifestement, la lumière du Saint-Esprit ne soufflait pas à la Saint-Jean-d'Acre !
Bien cordialement,
Francis.
[*] journaliste britannique. |
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