Merci Frédérique !
Je serais tenté par l'acquisition des
"Notes de guerre" de Monsabert. Je cède toutefois la priorité aux Ldégistes français par sympathie pour mes voisins du Sud mais aussi parce que l'expédition d'un colis France --> Belgique ne semble pas évident pour une petite librairie.
Il n'empêche que la riche personnalité de Monsabert, son style flamboyant, sa verve incomparable.... ne me laissent pas indifférent.
Plutôt royaliste, allergique au parlementarisme, farouche opposant à l'école laïque, le général Goislard de Monsabert était l'une des "têtes pensantes" au sein de l'Armée d'Armistice. Il ne ménagea pas sa plume pour rappeler le rôle et la mission de l'armée nouvelle au sein de la nation, celle de la Révolution nationale.
A propos de l'armée, en juin 1942, dans
"Revue de l'armée française", Monsabert écrivait que la mission propre de l'armée nouvelle, enfin clairement définie à son intention par un vrai chef d'Etat [Pétain], était d'être un
"véritable centre de propagande. Son action doit rayonner dans toutes les classes sociales (...) au moyen d'oeuvres qu'il [Pétain] a nettement défini". Les officiers se devaient de diffuser les idées nouvelles
"d'abord au sein de l'armée, ensuite dans la nation".
Ou encore dans la même revue, dans un article
"La mission de l'armée française en Afrique" : L'Armée de l'Armistice devait assurer le rôle d'"
école de caractère". "porteurs de torche", fidèles à la tradition française, les 100.000 officiers et hommes de troupe devaient devenir un modèle pour la nation et un levain destiné à élever la société tout entière vers de nouvelles valeurs. [1]
NB : Cette petite contribution aurait pu trouver sa place sous celles-ci

et suivantes.
Bien cordialement,
Francis.
[1] Source : Robert Paxton,
L'armée de Vichy au chapitre VI au titre révélateur de "Des officiers devenus maîtres d'école".