"Aux yeux du Russe, le principal apport de la civilisation, c'est la vodka. Son idéal consiste à ne jamais faire que l'indispensable...
Le Russe ne se résoudra à travailler que sous le poids d'une contrainte extérieure, car il est incapable de s'organiser lui même... La poigne est une nécessité pour dominer le Russe... Il faudra que nous prenions le soin d'empêcher que jamais plus ne se reconstitue de ce côté ci de l'Oural une puissance militaire... Quand je parle de ce côté ci de l'Oural, j'entends une ligne située à deux cent ou trois cent kilomètres à l'Est de l'Oural... Le Sud de l'Ukraine, en particulier la Crimée, nous en ferons une colonie exclusivement allemande. Je n'aurai aucun mal à refouler la population qui s'y trouve... Ce que l'Inde fut pour l'Angleterre, les territoires de l'Est le seront pour nous...Les Slaves constituent une masse d'esclaves nés, qui éprouvent le besoin d'un maître... Ce serait une erreur de prétendre éduquer l'indigène... le seul fait de leur donner à conduire une locomotive, ce serait déjà une erreur....Les Allemands, cela est essentiel, devront constituer entre eux une société fermée comme une forteresse. Le dernier de nos palefreniers devra être supérieur à n'importe quel indigène... Ce sont des brutes, et ni le bolchevisme ni le tzarisme n'y sont pour rien, ce sont des brutes à l'état de nature... Et surtout, pas de remords à ce propos! Nous n'allons pas jouer les bonnes d'enfants, nous sommes rigoureusement sans obligations à l'égard de ce monde là... Si ces gens là nous avaient vaincus, bonté divine! (Adolf Hitler, Libres propos, 1941)
Que dix mille femmes russes meurent de fatigue et d'épuisement en creusant un fossé antichar ne m'intéresse que jusqu'au point où le fossé est bien achevé pour l'Allemagne (Heinrich Himmler 1943)
"Tuez, tuez! Personne en Allemagne n'est innocent des crimes nazis. Ni les vivants, ni les enfants à naître. Ecrasez à jamais la bête fasciste dans sa tanière. Brisez de force l'insolence raciste des femmes germaniques. Prenez les toutes comme des proies légitimes. Tuez tout! Hommes femmes et enfants! Soldats glorieux de l'armée rouge, tuez!" (Ilya Ehrenbourg, circulaire du commandement suprême, janvier 1945.
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CIEL ROUGE (krasnoye nebo)
La guerre aérienne sur le front de l'Est. Une guerre cruelle où tous les coups sont permis, et où la pitié, et même le simple respect des lois de la guerre, sont absents.
La Lutwaffe de 1941 sema le vent. En 1944, elle récolte la tempête. L'aviation soviétique, trois fois supérieure en nombre, composée de pilotes au moral élevé, poussés par une haine farouche contre un envahisseur dont elle découvre les crimes au fur et à mesure qu'elle avance, ne fait aucun quartier aux aviateurs et aux soldats allemands.
Voici donc une guerre où l'on abat son adversaire en se jetant sur lui, où l'on achève les pilotes abattus au bout de leur parachute, où l'on tire sur tout ce qui bouge, en territoire occupé par l'ennemi.
Les témoignages ne manquent pas, sur la vaillance désespérée des troupes allemandes face au rouleau compresseur russe. On s'est beaucoup étendu, également, sur les excés et les actes de violence qui marquèrent l'entrée des troupes soviétiques en terre allemande.
Peut être a-t-on un peu oublié les raisons de ces "excés" et quel fut le comportement de l'armée allemande en terre soviétique.
CIEL ROuGE
(Robert Chavanac, Editions Fleuve Noir, série FEU. n°196 - 1973) |