le Glossaire de Francis a trouvé : Organisation Civile et Militaire - OCM - Résistance (France) |
- | Mouvement de résistance en zone nord occupée, l'OCM voit le jour à Paris en décembre 1940. De tendance modérée pour ne pas dire conservatrice, le mouvement rassemble d'une part des officiers démobilisés et d'autre part des cadres civils issus de la Confédération des Travailleurs Intellectuels.
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- | Dans le cadre de l'organisation de la Résistance, la lettre R suivie de 1 à 6 indiquait une région de la zone Sud (zone non occupée jusqu'en 1942).
R1 : Région Rhône-Alpes (centre Lyon).
R2 : Région Provence-Côte d'Azur (centre Marseille).
R3 : Région Languedoc-Roussillon (centre Montpellier).
R4 : Région du Sud-Ouest (centre Toulouse).
R5 : Région de Limoges (centre Brives puis Limoges).
R6 : Région de l'Auvergne (centre Clermont-Ferrand).
En zone Nord occupée, les régions étaient définies par les simples lettres : P - A - B - C - D - M
(voir "zone")
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SD - Sicherheitsdienst - Allemagne nazie |
- | Service de sécurité responsable de la surveillance intérieure, du renseignement, de l'espionnage et du contre-espionnage du parti.
Dans l'organigramme du RSHA (Office Central de la Sécurité du Reich) le SD est désigné:
- Amt III Inland SD (service de renseignement intérieur)
- Amt VI Ausland SD (service de renseignement à l'étranger)
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SOE - Special Operations Executive - Grande-Bretagne |
- | Service secret britannique chargé de l'action en Europe. Les "Réseaux Buckmaster" sont la branche française du SOE.
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Dans ce texte :Grandclément Traître ou bouc émissaire ?René TerrisseS'il existe un événement qui a marqué
l'histoire de la résistance pour le grand sud ouest, c'est bien l'affaire
Grandclément.
Ainsi depuis la libération, cette
affaire a belle et bien diviser aussi bien les milieux résistants que la
communauté historienne.
André Grandclément, chef de l'OCM
(organisation civile et militaire) de la région de Bordeaux (la région B) a t'il
été un traite qui non content de dénoncer l'ensemble de son réseau aurait, par
anti-communisme primaire, conclu un pacte avec le diable, en l'occurrence
Friedrich Dohse de la Sipo-SD de Bordeaux. Il aurait ainsi livré des dépôts
d'armes contre la libération d'un nombre certain de résistants
emprisonnés.
Pourtant René
Terrisse, dans son livre présenté ici, atténue quelque peu les faits.
Oui Grandclément aurait livré des dépôts mais seulement ceux déjà connus des
nazis et seulement cela, donc aucun résistants. Il explique aussi qu'il se
serait sacrifié pour la cause réussissant, entre autres, après cinq jours
d'incarcération à alerter ses hommes du danger, pratiquant ouvertement un double
jeu, évitant déportation et nouvelles arrestations...
L'affaire, commencée en septembre
1943, ne se terminera que le 27 juillet 1944 par exécution de Grandclément, de
sa femme et de Marc Duluguet, résistant accompagnant le couple, par un groupe
armé de Roger Landes dit "Aristide", chef du SOE pour la région Bordelaise, et
sur ordre de Londres.
Mais pourquoi exécuter Grandclément
alors qu'il devait être évacué sur Londres.
Pour l'auteur plusieurs
possibilités qui ne sont que des hypothèses:
"1-Grandclément"aurait"reproché
à"Aristide"de ne pas avoir vu l'intérêt français dans les questions de
parachutages, et d'avoir ainsi armé uniquement les groupes sous sa
coupe.
2-Grandclément"aurait" été
exécuté parce qu'il connaissait l'existence de certains contacts entre le SOE et
le SD, voire même l'Abwehr.
3-Grandclément"aurait"été exécuté
parce qu'"Aristide", après avoir épousé après la guerre Ginette
Corbin,"aurait"voulu couvrir Charles Corbin, devenu son beau-père, de sa
collusion avec la gestapo.
4-L'idée initiale d'"Aristide"
était bien de mener Grandclément à Londres, mais qu'il "se serait"ravisé
lorsqu'il constata que Grandclément connaissait certains dessous et ses
agissements exacts."
Alors Grandclément, traître
ou bouc émissaire ?
bonne lecture
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