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Jeune homme, vous ne savez pas de quoi vous parlez - Georges-Marc Benamou
La description du sujet




Remarque :

Pour que le Glossaire trouve un sigle, il doit être écrit en majuscules

Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis a trouvé :


Benamou (Georges-Marc) - Ecrivain
-

passionné par les premiers résistants et chroniqueur de la fin du règne mitterrandien.


Collaboration - Vichy
-

Mémento des principaux mouvements politiques collaborationnistes sous Vichy.

- PPF : Parti Populaire Français (Jacques Doriot) - organe de presse: "Le Cri du Peuple de Paris"

- MSR : Mouvement Social Révolutionnaire (Eugène Deloncle)

- CSAR : Comité Secret d'Action Révolutionnaire - appelé par dérision "La Cagoule". - organe de presse: "La Vie nationale".

- RNP : Rassemblement National Populaire (Marcel Déat) - organe de presse: "L'Oeuvre".

- La Parti franciste (Marcel Bucard) - organe de presse: "Le Francisme".

- PFNC : Parti Français National Collectiviste (Pierre Clementi) - organe de presse: "Le Pays Libre".

- La Ligue française (Pierre Constantini) - organe de presse: "L'Appel".

- Le Front franc (Jean Boissel) - organe de presse: "Le Réveil du Peuple".

- Le Feu (Maurice Delaunnay) - organe de presse: "La Tempête".

- Le Groupe Collaboration (Alphonse de Châteaubriant) - organe de presse: "La Gerbe".


Combat - Résistance (France)
-

L'un des premiers mouvements de résistance en Zone Sud. Fondé par Henri Frenay. Le mouvement "Combat" est issu de la fusion du MLM (Mouvement de Libération Nationale)d'Henry Frenay et Bertie Albrecht avec le Mouvement des Démocrates Chrétiens "Libertés".


Gaulle (Charles de) - CDG - France libre
-

A hissé le grade de Connétable bien au dessus de celui de Maréchal, fut il de France.
Le site officiel


Malraux (André) - Ecrivain
-

(1901-1976) Etudiant à l'Ecole de langues orientales, Malraux se passionne pour la littérature et l'archéologie. Son départ pour l'Extrême-Orient, en 1923, marque le début de ses engagements: expéditions archéologiques mais aussi luttes révolutionnaires, engagement politique en Indochine et en Chine. De retour en Europe, en 1927, Malraux publie "Les Conquérants", récit de la grève générale de Canton. "La Condition humaine" (prix Goncourt 1933) relate le soulèvement communiste de Chang-Hai en 1929. En 1936, l'écrivain s'engage dans les Brigades internationales qui inspireront son livre "L'Espoir" qui évoque différents épisodes de la guerre d'Espagne.
Fait prisonnier en 1940, Malraux s'évade et rejoint la Résistance où, sous le pseudonyme de Colonel Berger, il dirige les maquis de Corrèze et les organise en "Brigade Alsace-Lorraine".
A la Libération, il sera nommé ministre de l'Information jusqu'au départ du général de Gaulle. Déçu par la politique, il y reviendra en 1958. Chantre du gaullisme, secrétaire général du RPF, ministre d'Etat chargé des Affaires culturelles après le retour du général de Gaulle, Malraux renoncera définitivement à toute activité politique après le départ du général de Gaulle en 1969.

Compagnon de la Libération - Biographie :


Parti Communiste - PC

R - Résistance (France)
-

Dans le cadre de l'organisation de la Résistance, la lettre R suivie de 1 à 6 indiquait une région de la zone Sud (zone non occupée jusqu'en 1942).
R1 : Région Rhône-Alpes (centre Lyon).
R2 : Région Provence-Côte d'Azur (centre Marseille).
R3 : Région Languedoc-Roussillon (centre Montpellier).
R4 : Région du Sud-Ouest (centre Toulouse).
R5 : Région de Limoges (centre Brives puis Limoges).
R6 : Région de l'Auvergne (centre Clermont-Ferrand).

En zone Nord occupée, les régions étaient définies par les simples lettres : P - A - B - C - D - M
(voir "zone")


rafle - Vichy
-

Spécialité de la police française aux ordres de l'occupant nazi ou de Vichy. La plus connue est la grande rafle du Vel' d'Hiv' (voir ce terme).
On le sait moins, la rafle du Vel' d'Hiv' a été précédée de quelques autres:
- 14 mai 1941: arrestation de 3.700 Juifs allemands, tchèques et polonais qui croyaient avoir trouvé refuge en France. "Parqués" dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande.
- 20 août 1941: arrestation à Paris de 4.000 Juifs. Direction Drancy.
- 6 décembre 1941: arrestation de 1.000 notables et intellectuels, presque tous Français, envoyés au camp de Compiègne.
- 16 et 17 juillet: Vel' d'Hiv'.
Les rafles ne se limitent pas à la zone Nord (occupée). Le 26 août: les Juifs de la Creuse qui avaient cru trouver refuge dans ce département sont pourchassés; les 26/28 août c'est le tour de Lyon et de Marseille. La liste est longue. Le calvaire des Juifs ne fait que commencer....


CIA - Commission italienne d'armistice - Vichy
-

La CIA siégeait à Turin.
A ne pas confondre avec "Central Intelligence Agency" la CIA américaine.


OSS - Office of Strategic Service - USA
-

Service de renseignements américain.


PCF - Parti Communiste Français

Dans ce texte :

Le monarque et René Bousquet de René CLAUDE le lundi 11 août 2003 à 11h54

A la fin du règne, Georges-Marc Benamou réussit à tenir dans le rôle de l'un des derniers confidents-punching-ball de François Mitterrand. Une position de "favori", délicate et dangereuse entre toutes, mais qui lui permit d'obtenir quelques explications et des révélations sur certains des membres des réseaux vichystes qui avaient pu traverser la IVe et la République gaullienne sans trop se faire remarquer, recyclés dans les affaires grâce à des complaisances politiques clandestines. Ministre de l'Intérieur, Mitterrand en fit profiter les amis maréchalistes.
Mais en 1994, tout explosa.
A propos de René Bousquet :

"Durant un an, de juin 1994 à mai 1995, il ne parla que de Bousquet. Il expliquait, se justifiait, testait ses arguments, y revenait, se coupait parfois.(...) Bien qu'elle se figeât vite, "la question Bousquet" mérite d'être décryptée.

Lui : "René Bousquet - que certains prétendent être mon ami - était sous la IVe République un personnage public, un banquier, un homme de réseau, un personnage, comme on dit aujourd'hui, incontournable. Tout le monde le recevait. En 1949, le climat avait changé. Nous étions en pleine guerre froide et le véritable ennemi était le communisme...
(Note : c'est durant ces années que Malraux met en scène De Gaulle à travers le pays tel un gigantesque druide gaullois dont la mission consistait à souder les Français derrière lui pour combattre les "rouges"qui, selon un Connétable que l'on a entendu et lu mieux inspiré, étaient alors à deux étapes du Tour de France de Paris... Les deux grandes formations issues de la Résistance, en dehors du PCF, étaient le MRP ou "Machine à Recycler les Pétainistes", selon un mot d'époque et le RPF qui permit également à la petite et moyenne bourgeoisie de province de glisser d'un maréchalisme mesuré à un gaullisme prudent, cela sur fond d'anticommunisme permanent. Je crois qu'on peut le dire : à cette période la dramatisation excessive de Malraux lors des réunions politiques gaullistes avaient un je ne sais quoi de fascistoïde gênant... Flambeaux, faisceaux, étendards, musiques martiales,... Malraux, dans son combat mystique contre ses anciens compagnons de route, avait un peu"disjoncté" ! Mais le RPF parvint en effet aussi à blanchir des maréchalistes pas trop mouillés . RC.)

"René Bousquet était libre, il venait de passer trois années en prison, il avait été relevé de son indignité nationale pour faits de résistance. Il était devenu fréquentable. (Note : en août 1948, Bousquet pistonné, entre à la Banque de l'Indochine en tant que "conseiller technique"... RC)
"TRADUCTION : Formellement, rien à dire. Mais à y regarder de plus près, ce fut un procès tronqué. Le 23 juin 1949, la Haute Cour déclare René Bousquet convaincu du crime d'indignité nationale, le condamne à cinq ans de dégradation nationale, mais le relève aussitôt de sa peine pour services rendus à la Résistance. Comment expliquer ce verdict clément que certains contestent déjà à l'époque ?
D'abord, cinq années après la Libération, les passions se sont calmées, l'épuration est plus clémente de façon générale. Le gouvernement veut tourner la page, les préoccupations en ces temps de guerre froide sont autres, la chasse aux communistes prime. (Note : Klaus Barbie à l'époque roule pour l'OSS/CIA en Allemagne contre le Parti Communiste allemand... RC)
L'avant-dernier jour du procès de René Bousquet, le 22 juin 1949, le secrétaire d'Etat chargé de l'Information à la présidence du Conseil, François Mitterrand, à qui il revient de servir de porte-parole, rend compte d'un projet d'amnistie en faveur des coupables de faits de collaboration présenté au Conseil des ministres; la première loi d'amnistie des délits liés à l'Occupation sera promulguée le 5 janvier 1951; la deuxième, le 6 août 1953.
(Note : on voit ici que des caciques de la IVe République, bien avant le retour de De Gaulle au pouvoir, un De Gaulle accusé d'avoir imposé le "Vichy nul et non avenu", voulurent, peu d'années après la fin de la guerre, blanchir le passé vichyste d'une grande partie des élites... RC)
(...) Enfin, la composition de la Haute-Cour a changé depuis mai 1948 et la démission des jurés communistes provoquée par le rejet de la candidature de Maurice Kriegel-Valrimont à la présidence de cette Cour. Quinze jurés parlementaires vont le juger dont un de ses amis, Jean Baylet, député radical et directeur de la "Dépêche du Midi".(...)
Ambigu. Mitterrand est à peu près honnête sur l'historiographie, longtemps incomplète, concernant Bousquet - même s'il admettait lui-même "qu'étant dans les affaires de police il avait dû se laisser entraîner vers des choses pas claires."
En revanche, il est de mauvaise foi quand il accuse Klarsfeld de n'avoir découvert, lui aussi, que sur le tard l'existence de Bousquet. Klarsfeld ne poursuit Bousquet que lorsqu'une voie juridique s'offre à lui - de nouvelles preuves concernant les concessions françaises à propos d'enfants juifs pris dans la rafle du Vél' d'Hiv'."
(p. 217-220)

Quelques temps plus tard, Benamou relance Mitterrand sur Bousquet.
Le vieux président, "comme submergé par une vague de tendresse : "Une carrière brisée à trente-cinq ans, c'est terrible. Il avait une étoffe, ce type".
Je me demandais de qui il parlait. De mes trente-cinq ans ? De qui d'autre ? (...)
Il répéta : " Une carrière ainsi brisée à trente-cinq ans, ce n'est pas supportable... Bousquet en souffrait cruellement. Imaginez cette "cassure", cette carrière foudroyée, cette vie arrêtée en plein envol alors qu'il auarit pu - c'est certain - occuper des postes ministériels dans tous les gouvernements de la IVe et même de la Ve. Il en avait la capacité. Quel dommage."
J'étais médusé. Je ne cherchais pas à le questionner, il s'allumait tout seul. Je ne m'insurgeais pas, je le laissais parler. L'extrême douleur l'avait libéré, il laissait échapper un monologue, impudique et passionné."(...)
Il resta ainsi figé, frappé par ce malheur, et moi, pour ne pas hurler, je pensais à la photographie d'une petite fille juive parisienne, qui ressemblait à Anne Frank, et incarnait, je le lui avais dit, la singularité de chaque martyr. Je lui avais montré ce cliché. Il pensait à son Bousquet et je pensais à mon Anne Frank parisienne, qui - je me le dis aujourd'hui - devait ressembler à Dora Bruder que Patrick Modiano n'avait pas encore ressuscitée."(...)
"Bousquet, à peine une relation...
En vérité la relation entre les deux hommes avait été plus forte qu'il ne le soutenait. Il y a le BERCEAU de VICHY (je souligne). Pour le jeune Mitterrand, Bousquet était resté le "Fouché 43" dont tout le monde parlait, le jeune ministre le plus puissant de France. Le ministre audacieux, avec ses cols en fourrure, et la brutalité montalbanaise avec laquelle il roulait les Allemands, disait-on. Danièle Mitterrand m'avait dit : "François aimait bien Bousquet. Il y avait comme un effet MIROIR entre les deux hommes."(...)
L'octogénaire Bousquet restait le jeune ministre de Vichy qui subjuguait Mitterrand. Il restait à vie l'aîné qui s'impose." (p.223-224)

Le berceau Vichy... Si on ne comprend pas cela, on ne peut pas entrer dans les réseaux plus ou moins clandestins étirés à partir des hôtels de la ville d'eau en 1942-1943 et qui firent florès sous deux Républiques... François Mitterrand fut bel et bien un de ces hommes-pivots des ex-marécalistes et lavaliens parvenu à la tête du pays, et toujours au coeur des réseaux. Il aimait Vichy.

Cordialement,

René Claude

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