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Site personnel de F. Delpla, Historien 1939-45 - François Delpla
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Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis a trouvé :


Fonctionnaliste
-

Voir fonctionnalisme.


Führer - Allemagne nazie
-

Chef suprême, guide et conducteur de la nation.
Le titre fut adopté officiellement par Hitler en août 1934. Le Führer incarne la nation et le peuple et concentre tous les pouvoirs entre ses mains. Le Führerprinzip fonde le régime nazi: "Hitler ist das Gezetz" (Hitler est la loi).


Hessel (Stephane) - Résistance (France)
-

Chef de la section R (Renseignements) du BCRA (Bureau Central de Renseignements et d'Action).


Milice - Vichy
-

Instituée le 30 janvier 1943, sous l'autorité du chef du gouvernement, Vichy se dote d'une troupe de choc, La Milice, sorte de garde prétorienne, chargée du maintien de l'ordre et plus particulièrement de la traque des communistes et des Résistants. A la tête de la Milice: Joseph Darnand.


Reichstag - Allemagne
-

Chambre des députés (parlement) allemande. L'incendie criminel du 27 février 1933 sera le prétexte pour éliminer les partis politiques et instaurer un régime d'exception suspendant les libertés publiques.


RFA - République fédérale d'Allemagne - Allemagne
-

République fédérale d'Allemagne (BRD en allemand ou Bundesrepublik Deutschland) ou encore "Allemagne de l'Ouest".
Après la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne est occupée par les puissances alliées et divisée en quatre zones. De la fusion des zones américaine, britannique et française, en 1949, naîtra RFA. La zone occupée par l'URSS deviendra la RDA (République démocratique allemande).
La réunification des deux Etats distincts interviendra le 3 octobre 1990.


SS - Schutzstaffel - Allemagne nazie
-

"Echelon de protection" ou "Section de protection".
Créée en 1923, la SS est d'abord la garde prétorienne de Hitler. Sous l'impulsion de Heinrich Himmler qui en prend la tête le 6 juin 1929, elle devient la police du Reich. A partir de 1937, la SS est chargée de la gestion du système concentrationnaire.
Himmler portera le titre de "Reichsfürher-SS".

A partir de 1935, la SS se subdivise en différentes branches notamment:
- SS Verfügungstruppe (troupes mises à disposition), organisées militairement et qui deviennent, au début de la guerre, les Waffen SS.
- SS Totenkopf (tête de mort) chargées de la garde des camps de concentration.

Dans ce texte :

Lettre 91 : de Hessel en Dray via Dunkerque de françois delpla le lundi 11 mars 2013 à 12h33

Sujet : L'abyssale ignorance de Julien Dray et de ceux qui le citent


Lettre d'information du site de François Delpla



n° 91

Chers abonnés,


L'anniversaire de l'incendie du Reichstag, le 27 février, est hélas passé tout aussi inaperçu en France (mais non, encore une fois, dans l'Allemagne d'Angela Merkel) que celui de la prise du pouvoir par les nazis.

Mais nous avons un peu de temps pour nous rattraper. Disons jusqu'à l'anniversaire de la loi entérinant la disparition de tous les groupements politiques allemands non nazis, adoptée le ... 14 juillet 1933. Et après tout, pourquoi ne pas placer notre fête nationale sous les auspices de la commémoration d'un régime qui a mis si fort la patrie en danger, ainsi que la démocratie ?

L'incendie du Reichstag tombait trop à propos pour ne pas avoir été organisé par ses bénéficiaires. L'idée fait doucement son chemin en RFA, sur les ruines de l'orientation dite fonctionnaliste de la recherche. Elle défie l'éducation classique des historiens, peu formés à conclure en l'absence de tout document suggérant au moins un peu cette conclusion. Hélas les nazis battent des records dans l'économie des moyens de leurs conspirations, comme dans l'effacement des traces. Faut-il pour autant leur donner le bon Dieu, c'est le cas de le dire, sans confession ?

Rien de neuf sur le site à propos de cette crémation qui en annonçait et en symbolisait bien d'autres, mais on peut rappeler quelques classiques : ; ; .

Je viens en revanche de mettre en ligne un article inédit sur un autre coup fourré hitlérien, l'arrêt devant Dunkerque du 24 mai 1940, qui est un peu à la mainmise sur l'Europe ce que l'incendie du parlement est à la dictature sur l'Allemagne (à cela près que, depuis deux semaines, un facteur dérange enfin les calculs du Führer : l'arrivée de Churchill à la tête du gouvernement de Londres; l'ordre d'arrêt met en danger sa position mais débouche sur un échec, qui commence à sonner discrètement le glas du nazisme) : . Je n'avais en effet jamais critiqué dans le détail ce livre de 1994, qui a fait beaucoup pour refermer, en nombre d'endroits et de cerveaux, la brèche ouverte en 1991 par John Costello dans les explications militaires du Haltbefehl.


A titre d'hommage à Stéphane Hessel, je mets en ligne une interview que j'avais faite de lui, en octobre 2009 puis en mai 2010, pour le magazine Histoire(s) de la Dernière guerre : . Elle est précieuse, notamment, par l'évocation de Walter Benjamin, dont Hessel était, en un double sens, l'un des derniers témoins.

C'est en sortant de son appartement que j'avais photographié, au carrefour d'Alésia, la plaque de rue évoquant les époux Basch, qui m'avait fourni l'occasion d'un commentaire expliquant que la Milice avait bon dos et que sa manipulation par les SS était un sujet vierge : . Je signale à ce propos l'immense intérêt du livre de Jean-Marc Berlière et François Le Goarant de Tromelin Liaisons dangereuses - Miliciens, truands, résistants, qui vient de paraître chez Perrin et devrait être prochainement chroniqué en rubrique "Lu" -au moins pour la partie qui confirme et approfondit mes investigations sur l'exécution de Georges Mandel. Une telle décision ne pouvait être qu'hitlérienne et ce livre confirme qu'elle l'était, même si les auteurs laissent la porte entrouverte à des initiatives locales (échappant en toute certitude au chef milicien Darnand) dans son application.

J'en reviens donc aux débuts du nazisme et j'en arrive à Julien Dray, sans hostilité particulière pour sa personne mais avec une intolérance abyssale pour sa bourde, objet du nouvel éditorial et d'un billet sur Mediapart : affirmer qu'une gauche MAJORITAIRE a, par sa division, laissé bêtement Hitler prendre le pouvoir est le symptôme d'une carence très grave dans la compréhension de cet événement. Elle ne mériterait d'ailleurs même pas d'être signalée si la phrase n'avait été répercutée docilement par la quasi-totalité des journalistes français. On ne peut que leur conseiller la dernière étude sérieuse sur la question, que beaucoup ont d'ailleurs reçue sans avoir apparemment le temps de l'ouvrir (les exceptions, à ce jour, s'appellent Franck Ferrand , Thomas Rabino et Bruno Modica ).


Bonnes méditations !


François Delpla

si le message s'affiche mal, retrouvez-le sur le site :

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