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Hitler : 30 janvier 1933, la véritable histoire  - François Delpla
La description du sujet




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Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

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le Glossaire de Francis a trouvé :


Canaris (Amiral) - Allemagne nazie
-

(1887-1945) Brillant officier de marine pendant la Première guerre mondiale, l'amiral Wilhem Canaris est nommé chef de l'Abwehr, en 1935, en même temps que contre-amiral. Canaris adopte dès 1940 une attitude hostile à l'égard d'Hitler et du nazisme. Fut-il un véritable espion ou un allié secret? Sans pouvoir le préciser avec certitude, on peut toutefois affirmer qu'il joua un rôle politique important pendant la guerre, grâce à ses multiples contacts secrets avec l'étranger. Après l'attentat manqué contre Hitler en juillet 44, il sera arrêté comme comploteur et pendu en avril 1945, peu avant la fin de la guerre.


Collaboration - Vichy
-

Mémento des principaux mouvements politiques collaborationnistes sous Vichy.

- PPF : Parti Populaire Français (Jacques Doriot) - organe de presse: "Le Cri du Peuple de Paris"

- MSR : Mouvement Social Révolutionnaire (Eugène Deloncle)

- CSAR : Comité Secret d'Action Révolutionnaire - appelé par dérision "La Cagoule". - organe de presse: "La Vie nationale".

- RNP : Rassemblement National Populaire (Marcel Déat) - organe de presse: "L'Oeuvre".

- La Parti franciste (Marcel Bucard) - organe de presse: "Le Francisme".

- PFNC : Parti Français National Collectiviste (Pierre Clementi) - organe de presse: "Le Pays Libre".

- La Ligue française (Pierre Constantini) - organe de presse: "L'Appel".

- Le Front franc (Jean Boissel) - organe de presse: "Le Réveil du Peuple".

- Le Feu (Maurice Delaunnay) - organe de presse: "La Tempête".

- Le Groupe Collaboration (Alphonse de Châteaubriant) - organe de presse: "La Gerbe".


Fonctionnalisme
-

Ecole d'historiens, dite aussi "structuraliste" qui explique l'histoire du nazisme moins par la personnalité, les idées et les actes de Hitler que par le mode de fonctionnement du mouvement nazi et de l'État hitlérien. Selon cette école, la politique de Hitler n'aurait pas eu la cohérence qu'on lui prête souvent. Loin d'être un maître absolu, le Führer apparaît comme un "dictateur indécis et faible" (Hans Mommsen). Par sa rhétorique, il justifie ensuite des initiatives prises en dehors de lui et joue donc un rôle de légitimation a posteriori des actions de ses collaborateurs. Il donne à la politique de son régime les apparences d'une cohérence qu'elle n'a pas. La multiplication des centres de pouvoir, la liberté de manœuvre acquise par chaque dirigeant, au nom du Fürherprinzip, les rivalités et les luttes d'influence, enlèvent toute rationalité à la politique nazie.

Voir la définition détaillée proposée par le professeur Enrique León :

Le fonctionnalisme s'oppose à l'intentionnalisme. (Voir ce terme).


Fonctionnaliste
-

Voir fonctionnalisme.


Intentionnaliste
-

Voir Intentionnalisme.

Dans ce texte :

Interview de l'auteur de Daniel Laurent le dimanche 03 mars 2013 à 08h15

L’auteur a eu l’amabilité de bien vouloir répondre à nos questions :
Daniel Laurent :
Une reprise enrichie et mise à jour de votre biographie de Hitler (Grasset, 1999) sera publiée en mai 2013. Ces 2 livres ne vont-ils pas se concurrencer ?
François Delpla :
Ils devraient plutôt se compléter, ce que les gens auront lu sur la prise du pouvoir donnant envie d’en savoir plus.
D.L. : Editions Pascal Galodé, un nouveau venu ou un lien avec vos éditeurs précédents ?
F.D. : Pascal Galodé a longtemps travaillé dans de grandes maisons parisiennes. Lesquelles sont un peu lourdes à remuer si un auteur se présente avec un projet d’ouvrage concernant un anniversaire proche, auquel personne n’avait pensé. J’ai commencé à prospecter, en vue d’un livre sur la prise du pouvoir pour son quatre-vingtième anniversaire, au printemps 2012 et me suis heurté à des « programmes bouclés » chez quatre ou cinq majors. C’est un article de Livres-Hebdo, en septembre, qui m’a appris l’existence de cette jeune maison de Saint-Malo, je l’ai contactée à tout hasard et l’affaire a été conclue en quelques jours.
D.L. : Ce livre a la particularité de vous y voir développer votre thèse sur la folie de Hitler, jusque là uniquement abordée sur la Toile. Comme chaque fois que vous faites un pas en avant, des critiques, parfois acerbes, vont fuser. Qu’en attendez-vous ?
F.D. : L’idée est au cœur de mon mémoire d’auto-histoire, rédigé en vue de ma soutenance d’habilitation (25 juin 2012 à l’université de Brest, avec un jury illustre) : là, on n’est pas sur la Toile, mais dans le saint des saints universitaire ! Même si ce mémoire n’a pour l’instant été édité qu’en ligne, par les soins de qui vous savez.
Il s’agit d’autre part d’une avancée permise par toutes mes recherches sur le nazisme dans les deux décennies 1990 et 2000. En particulier, j’ai été le premier biographe de Hitler à prendre au sérieux les recherches de l’Américain Rudolph Binion sur la cure de Hitler à la clinique psychiatrique de Pasewalk, en novembre 1918.
D.L. : Une fois de plus, vous réglez quelques comptes avec les partisans de l’école dite fonctionnaliste, dont Kershaw, en nous présentant un Hitler beaucoup plus intelligent, habile et actif qu’ils ne le disent. Mais vous refusez l’appellation « intentionnaliste ». Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?
F.D. : Il ne s’agit pas de comptes. En matière intellectuelle, à toute époque, il y a les vivants et les sclérosés… avec des degrés divers dans chaque catégorie. Il faut essayer d’être du côté des premiers, le plus longtemps possible, c’est déjà assez difficile et il n’y a pas à s’occuper de quoi que ce soit d’autre. D’autre part, il y a entre vivants des débats, normaux et utiles. Le fonctionnalisme (initié par deux universitaires allemands, Martin Broszat et Hans Mommsen) est une grille de lecture parmi d’autres : elle consiste à expliquer les actes du gouvernement nazi par la conjoncture immédiate, en faisant très peu appel à des intentions de longue portée. Cette grille laisse échapper beaucoup de choses qui me paraissent souvent, à moi, les plus importantes. Je bâtis donc entre les faits, les causes, les facteurs etc. une hiérarchie souvent différente, tout en tenant le plus grand compte de ce que la grille fonctionnaliste a mis en évidence (ce qui explique que je ne revendique pas l’étiquette d’intentionnaliste… d’ailleurs inventée par les fonctionnalistes pour dénigrer leurs contradicteurs).
S’agissant de la conquête du pouvoir, Martin Broszat, grand lecteur de tout ce qui se publiait sur le nazisme, a fait en 1984 un petit livre résumant les différentes thèses et conclu par l’idée qu’il manquait une étude centrée sur les efforts des nazis pour le conquérir. La voici enfin, nul n’ayant en près de trente années relevé son défi et notamment pas Ian Kershaw. Toutes les études antérieures sans exception (livres sur la prise du pouvoir ou chapitres dans des études plus générales) expliquent que Hitler franchisse la ligne en vainqueur par les lâchetés, mauvais calculs et erreurs en tous genres de ses adversaires. Autant expliquer les victoires d’un Usain Bolt par les erreurs d’entraînement d’un Christophe Lemaître !
D.L. : Dans la mesure où le lecteur doit déjà disposer d’une certaine culture historique pour pouvoir suivre vos écrits, il parait clair que vos livres ne s’adressent pas du tout au grand public. Est-ce délibéré ?
F.D. : Je ne partage pas du tout ce diagnostic. Je m’efforce d’être simple et lisible et entraîne ma plume à cela, sur un sujet ou sur un autre, depuis l’école primaire. Le mur principal qui limite mon lectorat est donc mon propos lui-même et à cela certes je ne veux rien changer. J’écris pour les passionnés d’histoire et non pour ceux qui ont envie de conforter des idées préconçues.
Inversement, si on raconte que Göring était un gros imbécile vaniteux, que les nazis bêtes et méchants passaient leur temps à intriguer les uns contre les autres et que le brave résistant Canaris, à la tête de tous les services secrets militaires, savonnait la planche à Hitler depuis le début de 1938 sans pour autant l’empêcher de conquérir la France, on est assuré, pour quelque temps encore, d’un type de succès qui ne m’intéresse pas.
Lectrices et lecteurs de François Delpla, c’est le moment où jamais de lancer ce débat sur les forums : Delpla, facile à lire ?
D.L. : Cette année 2013 va vous voir très occupé à célébrer à votre manière le 80ème anniversaire de la prise du pouvoir. Et ensuite ? Retour vers Churchill ou… ?
F.D. : Je prépare pour le début de 2014 une synthèse sur le Troisième Reich, à paraître aux Editions Perrin. Son originalité principale sera d’être chronologique, alors que mes devanciers cloisonnent la politique intérieure et l’extérieure et aussi, à l’intérieur, les aspects culturels, militaires, raciaux etc. Il est à la fois passionnant et éclairant de faire aller tout cela de pair.
Ensuite ? Il conviendra de revenir sur la folie de Hitler, peut-être en collaboration avec des psychanalystes.

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