le Glossaire de Francis n'a rien trouvé dans : Et l'huile de coude ? de Emmanuel de Chambost le lundi 29 octobre 2012 à 14h54
Pour ton jardin, Francis, n'oublie pas l'huile de coude, et joins ainsi l'utile (le désherbage) à l'agréable (un peu d'exercice).
Revenons au sujet par Allègre interposé. En 1996(et non pas en 1995), il était devenu clair que l'amiante était nocif, pas seulement pour les mineurs et les manufacturiers, mais pour tous ceux qui manipulaient de l'amiante dans la construction ou la déconstruction. Fallait-il éradiquer immédiatement l'amiante ou attendre l'échéance de démolition des bâtiments ? Les deux positions avaient leurs avantages et leurs inconvénients. Parmi les avantages de la première solution: On créait des emplois dans le désamiantage, en se disant que les désamianteurs patentés d'aujourd'hui prendraient plus de mesures de sécurité que les démolisseurs des cent prochaines années; on supprimait aussi les problèmes d'entretiens, mais d'un autre côté, débourser 1 milliard de futurs euros pour sauver quelques dixièmes de vie humaine n'était pas forcément justifié - avec cette somme, on peut sauver des centaines de vies. Le débat était donc légitime, mais de très larges masses sont encore aujourd'hui convaincues que l'amiante est une casserole attachée à la queue d'Allègre.
Comme toujours, il faut replacer les choses dans leur contexte, et hop, on revient en 1943, je ne sais pas ce que Chevassus-au-Louis a écrit sur la question, mais parler de la reconnaissance du cancer de l'amiante comme maladie professionnelle pose évidemment la question des autres maladies professionnelles reconnues en Allemagne à cette époque et des critères pour établir un diagnostic de cancer de l'amiante.
L'impression que m'avait laissée "Les savants sous l'Occupation" était que l'auteur n'approfondissait pas forcément toutes les pistes qu'il ouvrait. Pour l'amiante, il approfondit ?
Emmanuel *** / *** |