Pour profiter de
tous les avantages
de ces pages, vous
devez accepter
les cookies



Forum
des livres, revues, sites, DVD, Cd-rom, ... , sur la 2e Guerre Mondiale, de 1870 à 1970
 
 L'accueil
 Le menu
 Le forum
 Les livres
 Ajouter un livre, ...
 Rechercher
 Où trouver les livres ?
 Le Glossaire
 Les points
 Les pages LdG
 L'équipe
 Les objectifs
 La charte
 Droit de réponse
 L'aide
 
 
 

 

Pétain - Trahison ou sacrifice ? - Michel Boisbouvier
La description du sujet




Remarque :

Pour que le Glossaire trouve un sigle, il doit être écrit en majuscules

Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis a trouvé :


Fonctionnaliste
-

Voir fonctionnalisme.


Gouvernement Provisoire de la République Française - GPRF - France libre
-

Issu du CFLN (Comité français de libération nationale), le GPRF est formé le 2 juin 1944. Dirigé par le général de Gaulle, le GPRF s'installe à Paris le 25 août, après la libération de la capitale et sera le gouvernement de la France jusqu'en janvier 1947, date de l'établissement de la IVe République. Réunissant à l'origine les grandes familles politiques de la Résistance, il se présente alors comme un gouvernement d'union nationale.


Historiographie
-

Ensemble des documents historiques concernant une période donnée.
(Merci Laurent PP)

-

La recherche, l'établissement et l'analyse en vue d'une synthèse critique de "toutes" les lectures historiennes d'un événement ou d'une période. (Vichy, Indochine, Algérie...)
(Merci René)


Intentionnaliste
-

Voir Intentionnalisme.


persécution - Vichy
-

Par une confusion de vocabulaire, certains emploient indistinctement les termes "répression" ou "persécution" pour désigner la politique menée par Vichy ou par l'occupant nazi, contre les Juifs.
Le terme "répression" convient pour désigner la violence employée contre les communistes, les gaullistes et les résistants, poursuivis pour ce qu'ils **faisaient** ou **avaient fait**. Il est moins indiqué d'appliquer ce terme aux Juifs "persécutés" pour ce qu'ils **étaient**.


Relève - Vichy
-

Belle formule imaginée par Laval, en juin 1942, pour désigner le Service du travail obligatoire (STO). Cette "relève" consistait au retour d'un prisonnier de guerre contre l'envoi en Allemagne de trois travailleurs.


répression - Vichy
-

Le terme "répression", par une confusion du vocabulaire, est fréquemment utilisé pour désigner la politique de persécution menée, par Vichy ou par l'occupant nazi, contre les Juifs. Il serait plus exact de réserver le terme "répression" pour désigner la violence employée contre les communistes, les gaullistes et les résistants, poursuivis pour ce qu'ils **faisaient** ou **avaient fait**. Les Juifs étaient "persécutés" pour ce qu'ils **étaient**.


Résistance
-

Henri Michel dans un de ses livres, - Les idées politiques et sociales de la Résistance, PUF, 1954, p.3 - fait une description très vivante, parlant de la Résistance française.

"Le mot Résistance est apparu pour la première fois dans le discours que le général de Gaulle a prononcé à la radio britannique, le 22 juin 1940; il sera repris ensuite par un des premiers journaux clandestins de la France occupée, puis servira de nom à plusieurs mouvements. Il finit par designer tous ceux qui refusaient d'accepter l'armistice et de croire la défaite définitive, et qui luttaient, chacun dans sa sphère et selon ses moyens, pour être délivrés de l'occupation allemande."
(publié par Laurent Boussaton)

Dans ce texte :

A propos de Poliakov de Francis Deleu le mardi 19 janvier 2010 à 16h08

Bonsoir,

Boisbouvier ainsi que les idolâtres de Pétain et son régime s'accrochent comme à une bouée de sauvetage à une petite phrase de Léon Poliakov : "du sort plus clément des juifs de France, Vichy fut en fait un facteur prépondérant"
A de multiples reprises, Nicolas Bernard a démontré que cette phrase, écrite en 1951, était dépassée depuis l'ouverture des archives. Parmi les 30 contributions de Nicolas Bernard mentionnant Poliakov, n'en retenons qu'une seule : Sur la phrase de Poliakov

Comme Boisbouvier s'en fiche comme de son premier bavoir et que Nicolas Bernard doit avoir l'impression face à un interlocuteur comme Boisbouvier de "autant se soulager dans un instrument à vent" (que Nicolas veuille bien -ainsi que les modérateurs - me pardonner une grossièreté) ..... faisons appel à Henri Rousso, Vichy - L'événement, la mémoire, l'histoire (pp. 689 à 691) (texte in extenso)

C'est en 1951 que paraît l'une des toutes premières études d'ensemble sur l'extermination des juifs, sous la plume de l'historien Léon Poliakov. Elle est presque entièrement fondée sur les archives du Tribunal militaire international. Or sans entrer dans toute la démonstration de l'auteur, il qui fut en la matière un véritable pionnier, il est aisé de constater avec le confort intellectuel que procure le recul du temps, à quel point l'ouvrage est resté prisonnier de son corpus, ce qui était parfaitement naturel. C'est ainsi que Léon Poliakov ne consacre que quelques pages au rôle du régime de Vichy dans la Solution finale, en énonçant une idée qui peut paraître aujourd'hui étonnante, au vu de la masse des documents français ou étrangers autres que ceux de Nuremberg qui ont été dépouillés depuis : "du sort plus clément des juifs de France [au regard des autres pays occupés], Vichy fut en fait un facteur prépondérant.
La vision d'un Vichy livrant les juifs étranger, mais "protégeant" les juifs français, résulte certes d'une analyse propre de l'auteur, voire d'un sentiment largement partagé par une partie de l'opinion française, alors très peu au fait de ces questions qui ne sont pas l'objet central des discussions sur l'Occupation. Mais elles s'inscrivent aussi dans la logique de la position adoptée par l'accusation française aux procès de Nuremberg, qui a ignoré les responsabilités propres de l'"Etat français" dans l'extermination des juifs, pour des raisons à la fois politiques et juridiques : l'objectif essentiel des Alliés était de juger les hauts responsables allemands, et non leurs complices des diverses nations occupées, un principe défendu avec âpreté par le Gouvernement provisoire de la République française qui entendait que le jugement des responsables du régime de Vichy relève exclusivement de la souveraineté française. A cet égard, il faut aussi rappeler que l'acte d'accusation français sur les crimes nazis est doublement significatif du contexte de l'époque : la part consacrée aux persécutions contre les juifs et l'extermination n'en constitue qu'une très faible partie au détriment de la question des otages, de la répression contre la Résistance, du travail obligatoire ou encore du pillage économique; et dans cet ensemble, pourtant conséquent et volumineux, la question d'une éventuelle responsabilité française dans cette persécution, même de la part de l'autorité "de fait" de Vichy, n'est presque jamais évoquée.

En d'autres termes, le procès de Nuremberg a involontairement orienté les premières études historiques, tout en leur offrant la possibilité de paraître rapidement. Tributaire de ses sources et du contexte de son époque, Léon Poliakov ignore ainsi la question de Vichy. Mais, à la décharge de l'historien, il faut souligner qu'il se démarque aussi de la logique de Nuremberg (tout en utilisant les sources du TIM), puisqu'il consacre, de sa propre initiative, une étude spécifique sur la question de l'extermination, un phénomène qui sera longtemps négligé par l'historiographie, au moins jusque dans les années 1970, à l'exception du livre majeur mais longtemps méconnu de Raul Hilberg.

L'ouvrage pionnier de Léon Poliakov est peut-être le premier que l'on peut ranger dans le courant dit "intentionnaliste" - un terme qui apparaîtra beaucoup plus tard, dans les années 1960, par opposition au courant dit "fonctionnaliste"
N.B. Ce texte figure au chapitre "Juger le passé" - § Une historiographie sous influence juridique (1950-1960)
Ce sera l'occasion de reproduire bientôt ce que Henry Rousso pense de Robert Aron.

Francis.

*** / ***

Consulter ou enrichir le Glossaire de Francis

Pour contacter les modérateurs : cliquez !

textexp.php bidouillé par Jacques Ghémard le 8 9 2010  Hébergé par PHP-Net PHP-Net  Temps entre début et fin du script : 0.11 s  3 requêtes