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Chronique de la Résistance - Alain Guérin
La description du sujet




Remarque :

Pour que le Glossaire trouve un sigle, il doit être écrit en majuscules

Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis a trouvé :


Abetz (Otto) - Allemagne nazie
-

(1903-1958) Francophile, Abetz participa au début des années trente à diverses rencontres franco-allemandes. En janvier 1935, il fut chargé au sein de la Ribbentrop Dienstelle de la propagande en direction de la France: il lança le Comité France-Allemagne et mit en place un réseau de relations dans la presse française. Lors de la déclaration de guerre en 1939, il sera expulsé de France pour y revenir en août 1940 comme représentant de Ribbentrop à Paris, avec le rang d'ambassadeur.
En 1949, il sera condamné par le tribunal militaire de Paris à 20 ans de détention et remis en liberté en 1954.


Amt - Allemagne
-

Terme allemand désignant une subdivision administrative (division, office, bureau, service..) dans une organisation.
Ämter au pluriel.


répression - Vichy
-

Le terme "répression", par une confusion du vocabulaire, est fréquemment utilisé pour désigner la politique de persécution menée, par Vichy ou par l'occupant nazi, contre les Juifs. Il serait plus exact de réserver le terme "répression" pour désigner la violence employée contre les communistes, les gaullistes et les résistants, poursuivis pour ce qu'ils **faisaient** ou **avaient fait**. Les Juifs étaient "persécutés" pour ce qu'ils **étaient**.


RSHA - Reichssicherheitshauptamt - Allemagne nazie
-

Office Central de la Sécurité du Reich créé en 1939 avec à sa tête Reinhard Heydrich. Après l'assassinat de Heydrich par la Résistance tchèque à Prague, le 8 juin 1942, le poste est confié à Ernst Kaltenbrunner.
Le RSHA comprend 7 divisions (Amt - Ämter au pluriel):
- Amt I : Service du personnel pour l'ensemble du RSHA.
- Amt II : Questions administratives, économiques et droit.
- Amt III : Inland SD (Sicherheitsdienst) - Service de renseignement et de sécurité intérieure.
- Amt IV : Gestapo - Recherche des adversaires du régime et répression.
- Amt V : Kripo - Police criminelle
- Amt VI : Ausland SD (Sicherheitsdienst)- Service de renseignement et de sécurité à l'étranger.
- Amt VII : Documentation, études et recherches idéologiques.

Dans ce texte :

Sur Schmidt, j'avance de françois delpla le vendredi 07 décembre 2007 à 11h27

Grâce aux archives londoniennes récemment visitées, j'ai découvert qu'il y avait deux Schmidt... et que Knochen avait commis un étrange lapsus.

Knochen, dont la défense d’après guerre, jusqu’à sa mort en 2003, fut un modèle de filouterie intelligente –suffisamment en tout cas pour que nul média ne le prenne pour cible-, lâche en 1949, dans son témoignage au procès Abetz, une allusion qui pourrait bien nous aider dans notre quête. Pour démentir que ses services aient eu quelque chose à voir avec la prétendue demande milicienne d’un otage pour venger Henriot, il dit qu’elle a pu être transmise depuis Vichy par Schmidt, qui possédait une ligne directe. Or ce Schmidt, successeur de Reiche comme représentant secret du RSHA dans l’entourage du maréchal (comme l'a révélé le livre, commenté ci-contre, de C Destremau), se prénomme Gerhardt et ne doit pas être confondu avec le Julius Schmidt qui, à Paris, est l’adjoint de Knochen et le probable donneur d’ordre lors du meurtre de Mandel. Le menteur Knochen, qui veut à toute force, lorsqu’il cause de cet épisode aux autorités françaises, éviter de parler de son adjoint, trouve tout de même le moyen de prononcer le nom de Schmidt : bel acte manqué !

Cela dit, rien n’exclut que Gerhardt ait trempé dans l’affaire autant que Julius, quoique différemment : il a pu mesurer l’effet, à Vichy, de ce meurtre, et confirmer, ce que Berlin savait déjà par le canal Laval-Abetz, que la punition suffisait, que Pétain et Laval restaient à leur poste et qu’il ne fallait surtout pas procéder à la « livraison » de Blum ou de Reynaud.

La dénégation de Knochen vaut aveu : il se moque du monde en ayant l’air de penser qu’une ligne directe Vichy-Berlin en exclut une autre, entre Paris et Berlin. Il en existait une, à coup sûr, entre l’Amt VI de Schellenberg et son antenne parisienne, dirigée par Bickler et théoriquement subordonnée au tandem Knochen-Schmidt. Or les interrogatoires des membres de cette section font parfois état de critiques envers le travail de Knochen, qui aurait été trop dirigé vers la répression et pas assez vers la manipulation des dirigeants vichyssois. C’est Bickler, probablement, qui répercutait les directives de caractère politique ; il se pourrait qu’il ait contourné l’autorité de Knochen pour traiter directement du cas Mandel avec Schmidt, décrit dans les mêmes interrogatoires comme un nazi sévère et zélé. Certains bruits font d’ailleurs état d’une prise en main de l’affaire par Schmidt sur le sol allemand : c’est lui qui serait allé chercher la victime, sinon à Buchenwald, du moins à Berlin . Dès lors Knochen, pour rester dans le vague et omettre le nom de Schmidt, aurait non pas un mobile mais deux : il voudrait non seulement dégager sa responsabilité dans un meurtre, mais cacher qu’il avait vu fondre son autorité et ne dirigeait plus son propre adjoint.

Sa responsabilité personnelle est certes engagée, puisque le meurtre est bel et bien commis par l’administration qu’il dirige, en utilisant ses locaux et ses véhicules, mais on peut lui donner acte qu’il a probablement joué un rôle marginal, et purement logistique, dans le crime proprement dit. Il se pourrait qu’il en aille de même de Knipping.

*** / ***

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