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Charles de Gaulle - Eric ROUSSEL
La description du sujet




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Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

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le Glossaire de Francis a trouvé :


Collaboration - Vichy
-

Mémento des principaux mouvements politiques collaborationnistes sous Vichy.

- PPF : Parti Populaire Français (Jacques Doriot) - organe de presse: "Le Cri du Peuple de Paris"

- MSR : Mouvement Social Révolutionnaire (Eugène Deloncle)

- CSAR : Comité Secret d'Action Révolutionnaire - appelé par dérision "La Cagoule". - organe de presse: "La Vie nationale".

- RNP : Rassemblement National Populaire (Marcel Déat) - organe de presse: "L'Oeuvre".

- La Parti franciste (Marcel Bucard) - organe de presse: "Le Francisme".

- PFNC : Parti Français National Collectiviste (Pierre Clementi) - organe de presse: "Le Pays Libre".

- La Ligue française (Pierre Constantini) - organe de presse: "L'Appel".

- Le Front franc (Jean Boissel) - organe de presse: "Le Réveil du Peuple".

- Le Feu (Maurice Delaunnay) - organe de presse: "La Tempête".

- Le Groupe Collaboration (Alphonse de Châteaubriant) - organe de presse: "La Gerbe".


Combat - Résistance (France)
-

L'un des premiers mouvements de résistance en Zone Sud. Fondé par Henri Frenay. Le mouvement "Combat" est issu de la fusion du MLM (Mouvement de Libération Nationale)d'Henry Frenay et Bertie Albrecht avec le Mouvement des Démocrates Chrétiens "Libertés".


Crémieux (décret)
-

Le décret Crémieux, du 24 octobre 1870, accorde la citoyenneté française aux Israélites, résidents en Algérie.
Le décret sera aboli, sous Vichy, par la loi du 7 octobre 1940 portant abrogation du décret du Gouvernement de la défense nationale du 24 octobre 1870 et fixant le statut des juifs indigènes des départements de l'Algérie.


France Libre - France libre
-

Mouvement politique et militaire, créé en juin 1940 par le Général Charles de Gaulle. Déniant toute légitimité au Maréchal Pétain, elle s'opposera militairement à ses forces pour obtenir le ralliement partiel de "l'Empire". En 41 et 42 elle fut la seule force militaire française présente sur les champs de bataille aux cotés des Britanniques . Ensuite son autorité fut acceptée par les mouvements de résistance intérieurs puis, par les autres forces françaises présentes à l'extérieur du territoire. En 1944 la France Libre rétablira la république tout en participant à la victoire contre les nazis.


Gaulle (Charles de) - CDG - France libre
-

A hissé le grade de Connétable bien au dessus de celui de Maréchal, fut il de France.
Le site officiel


Journal Officiel - JO - Divers
-

Journal qui recueille les textes de lois, décrets... et tout ce qui fait le bonheur des juristes.
En Belgique on dit: le Moniteur Belge.


Journal Officiel de la République Française - JORF - France
-

L'abréviation est parfois utilisée par les historiens pour distinguer le JO sous le régime de Vichy - JOEF ou Journal de l'Etat français - par rapport au JO de la République.


Malraux (André) - Ecrivain
-

(1901-1976) Etudiant à l'Ecole de langues orientales, Malraux se passionne pour la littérature et l'archéologie. Son départ pour l'Extrême-Orient, en 1923, marque le début de ses engagements: expéditions archéologiques mais aussi luttes révolutionnaires, engagement politique en Indochine et en Chine. De retour en Europe, en 1927, Malraux publie "Les Conquérants", récit de la grève générale de Canton. "La Condition humaine" (prix Goncourt 1933) relate le soulèvement communiste de Chang-Hai en 1929. En 1936, l'écrivain s'engage dans les Brigades internationales qui inspireront son livre "L'Espoir" qui évoque différents épisodes de la guerre d'Espagne.
Fait prisonnier en 1940, Malraux s'évade et rejoint la Résistance où, sous le pseudonyme de Colonel Berger, il dirige les maquis de Corrèze et les organise en "Brigade Alsace-Lorraine".
A la Libération, il sera nommé ministre de l'Information jusqu'au départ du général de Gaulle. Déçu par la politique, il y reviendra en 1958. Chantre du gaullisme, secrétaire général du RPF, ministre d'Etat chargé des Affaires culturelles après le retour du général de Gaulle, Malraux renoncera définitivement à toute activité politique après le départ du général de Gaulle en 1969.

Compagnon de la Libération - Biographie :


répression - Vichy
-

Le terme "répression", par une confusion du vocabulaire, est fréquemment utilisé pour désigner la politique de persécution menée, par Vichy ou par l'occupant nazi, contre les Juifs. Il serait plus exact de réserver le terme "répression" pour désigner la violence employée contre les communistes, les gaullistes et les résistants, poursuivis pour ce qu'ils **faisaient** ou **avaient fait**. Les Juifs étaient "persécutés" pour ce qu'ils **étaient**.


Résistance
-

Henri Michel dans un de ses livres, - Les idées politiques et sociales de la Résistance, PUF, 1954, p.3 - fait une description très vivante, parlant de la Résistance française.

"Le mot Résistance est apparu pour la première fois dans le discours que le général de Gaulle a prononcé à la radio britannique, le 22 juin 1940; il sera repris ensuite par un des premiers journaux clandestins de la France occupée, puis servira de nom à plusieurs mouvements. Il finit par designer tous ceux qui refusaient d'accepter l'armistice et de croire la défaite définitive, et qui luttaient, chacun dans sa sphère et selon ses moyens, pour être délivrés de l'occupation allemande."
(publié par Laurent Boussaton)


CFLN - Comité Français de Libération Nationale - France libre
-

Créé le 3 juin 1943 à Alger. Il s'agit de l'amorce d'un véritable gouvernement né de la fusion de celui d'Alger (Giraud) et de celui de la France Libre à Londres (de Gaulle). La co-présidence en est assurée par les deux généraux jusqu'au 9 novembre 43, date de la décision de refondre le gouvernement sur la double base de la séparation du commandement militaire et du pouvoir politique et, de l'entrée de représentants de la Résistance intérieure et des partis. Le général Giraud gardera le commandement militaire. La création, le 17 novembre suivant, de l'Assemblée consultative provisoire d'Alger entérinera cette situation.


USA - United States of America - USA
-

Les Etats-Unis d'Amérique. Quelques auteurs francophiles irréductibles préfèrent utiliser EU (Etats-Unis) ou EUA (Etats-Unis d'Amérique).

Dans ce texte :

Eté-automne 43 :De Gaulle en Algérie, quel pouvoir ? de René CLAUDE le mardi 11 mars 2003 à 21h21

Bonsoir,

Le général de Gaulle, accompagné de Massigli, Philip, Palewski, Billotte et Closon, débarque à Alger le 30 mai 1943. Dans le "Journal Officiel (de la République française)"du 10 juin 1943, on peut lire l'ordonnance du 3 juin (1943) portant institution du "Comité français de la libération nationale":
Art.3. - le Comité français de la libération nationale exerce la souveraineté française sur tous les territoires placés hors du pouvoir de l'ennemi"(...) Note : ce qui exclut de fait la France à l'été 43.
Art. 4. -(...) le Comité français de la libération nationale exercera ses fonctions jusqu'à la date où l'état de libération du territoire permettra la formation, conformément aux lois de la République, d'un Gouvernement provisoire auquel il remettra ses pouvoirs. Cette date sera, au plus tard, celle de la libération totale du territoire."
Voilà pour le cadre légal défini grâce aux compétences des conseillers, tous ardents démocrates, que Charles de Gaulle a amenés avec lui à Alger. Ces ordonnances sont alors signée par le pouvoir bicéphale Giraud / de Gaulle.
Très vite, de Gaulle va demander à Giraud de faire un choix, car il ne pourrait être à la fois commandant en chef (militaire) et co-président (civil) du Comité.
Le pouvoir militaire doit être subordonné au pouvoir civil.
J.-L. Crémieux-Brilhac :
"Giraud ne veut rien entendre. L'armée est sa chose; Georges le soutient; l'appui américain renforce son intransigeance.
De Gaulle applique pour la deuxième fois sa tactique familière, la rupture : il avise par lettre chacun des des membres du C.F.L.N. qu'il "refuse de s'associer plus longtemps aux travaux du Comité tel qu'il fonctionne" et le prie de ne plus le considérer "ni comme membre, ni comme président." ("La France Libre" t.2, p. 865-866)
Cette manoeuvre gaullienne montre bien qu'il n'a pas (encore) le pouvoir à l'été 1943 en Algérie et qu'il est obligé d'user de pressions politiques dures et d'un chantage appuyé afin d'imposer son désir de restaurer une entité républicaine (provisoire) et d'éliminer les individus compromis avec Vichy.
Crémieux-Brilhac encore :
"Les évadés de France, les libéraux, les juifs se refusent à servir sous des officiers vichystes. Les permissionnaires F.F.L. et le mouvement Combat d'Afrique du Nord leur prêtent la main."
La situation est bloquée.
Giraud et Georges se plaignent auprès des Alliés. Un nouvel épisode du bras de fer entre le Connétable et le tandem Churchill/Roosevelt commence. De Gaulle subit des pressions et des menaces de couper le finacement de la France libre par les Alliés, des Alliés qui tentent de "noyer" de Gaulle dans le Comité.
En vain
Le 22 juin (1943) un compromis sera trouvé qui permettra d'achever la mise en place de la dyarchie de Gaulle - Giraud.
(le 23 juin le Connétable obtient de haute lutte la démission du gouverneur d'Afrique occidentale Boisson.)
C'est le début de l'éviction progressive de Giraud du Comité. Durant le mois de septembre, de Gaulle mène l'attaque contre le protégé des Alliés. Le 25 septembre, de retour de la Corse libérée, Giraud est informé de la création du commissariat à la Défense qui doit réduire ses pouvoirs. Il se cabre, mais finit par accepter. C'est le début de sa fin politique.
Le 26 août, les USA avaient accepté de reconnaitre, mais avec de sévères restrictions, le Comité national de libération nationale. En novembre 1943, le Comité est un gouvernement provisoire d'union nationale de centre gauche.
(la séance inaugurale de l'Assemblée consultative provisoire a lieu le 3 novembre 1943.)
Ce sont là les étapes importantes.

Concernant l'épuration et le rétablissement des lois de la République, je citerai une fois encore l'historien de la France libre : "Des ordonnances complètent - ou compléteront - l'arsenal juridique de la IIIe république : ordonnance sur l'épuration administrative, sur la répression des faits de collaboration y compris la coll. économique, sur le crime de délation, ordonnance, enfin, créant la peine d'indignité nationale (...) à tous les ministres, secrétaires d'Etat, responsables de la propagande ou de fonctions antijuives du gouv. de Vichy, ainsi qu'aux dirigeants de la Légion des combattants et aux membres des org. collaborationnistes."
Tout cet arsenal juridique est mis en place dès l'automne 1943.

Pourquoi ce long rappel ?
En lisant sur un forum que de Gaulle aurait tardivement fait abolir les lois antijuives de Vichy et sous l'infulence de Malraux (?!?), j'ai cru bon de mentionner quelle fut l'activité intense de Charles de Gaulle entre mai et novembre 1943, alors que jusqu'à la fin octobre il n'a qu'une MOITIE du POUVOIR et encore très provisoire et sous la surveillance constante et méfiante des Américains. Si les juifs d'Afrique du Nord ont refusé de servir sous les ordres des officiers de l'armée d'Afrique, c'est bien le signal fort indiquant qu'ils mettaient - à juste titre - leur espoir d'être réintégrés dans leurs droits (Décret Crémieux) par le chef de la France libre, une fois la tendance giraudiste et les néo-vichystes neutralisés, connaissant parfaitement l'antisémitisme des cadres de l'Etat français, Giraud en tête.
Une dernière chose concernant l'influence hypothétique (je dirais fabulée !) de l'auteur de "la Condition humaine",à l'automne 1943, sur les décisions du général de Gaulle, il faut savoir que le Connétable et Malraux ne s'étaient jamais rencontrés à l'époque. Malraux vivait en France et n'était pas encore entré en Résistance. Cette rencontre aura lieu, mais bien après la Libération.

Cordialement,

René Claude

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