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Chronique de la Résistance - Alain Guérin
La description du sujet




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Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis a trouvé :


Milice - Vichy
-

Instituée le 30 janvier 1943, sous l'autorité du chef du gouvernement, Vichy se dote d'une troupe de choc, La Milice, sorte de garde prétorienne, chargée du maintien de l'ordre et plus particulièrement de la traque des communistes et des Résistants. A la tête de la Milice: Joseph Darnand.


Renseignements généraux - RG

Dans ce texte :

L'assassinat de Jean Zay de Francis Deleu le mardi 25 septembre 2007 à 14h34

Bonjour,

Ci-dessous, l'extrait d'un article de Denis Aubras publié dans le Hors-Série n°40 de la revue "Historia", 1975, qui relate dans le détail les circonstances de l'assassinat de Jean Zay.

Jean Zay, ancien ministre de l'éducation nationale du Front populaire, adversaire de l'armistice, avait été condamné par Vichy, en 1940, à la déportation perpétuelle pour "désertion" ! Il avait tenté de gagner le Maroc en s'embarquant à Bordeaux sur le "Massilia", Jean Zay était, depuis, interné à la prison de Riom.

Peu avant le débarquement anglo-américain en Normandie, il avait été question de transférer Jean Zay de la maison d'arrêt de Riom à celle de Melun, pour des raisons de sécurité: Riom pouvant être l'objet d'un raid en force du maquis. Le directeur de l'administration pénitentiaire, André Baillet, et son adjoint. le milicien Jocelyn Maret, avaient prévenu à cet effet le directeur régional de l'administration pénitentiaire de Clermont-Ferrand, Henry Carbonnier, lequel, à son tour, avait averti le gardien-chef de la maison d'arrêt de Riom, Maurice Tixier. Mais aucune date n'avait été fixée.

Le 16 juin, André Baillet reçoit, transmise par Maret, une note signée du directeur du cabinet de Darnand, Raymond Clémol, ordonnant le "transfert d'urgence" de Jean Zay à la prison de Melun. Immédiatement, Baillet adresse une note à Carbonnier pour lui indiquer que le transfert sera effectué par des miliciens. C'est Jocelyn Maret qui convoque par téléphone Carbonnier. Il lui fixe la date du transfert, le 20 juin, et lui demande de garder le secret le plus total.

Le 20 juin, Carbonnier arrive vers 8 h 30 à la prison de Riom. Une vingtaine de minutes plus tard, trois miliciens en uniforme, Cordier, Charles Develle et le chef de la sécurité à Vichy, Henri Millou, se présentent au directeur de la prison. En présence de Carbonnier, Millou signe la levée d'écrou ... d'un faux nom: de Rochemont. Per­sonne ne s'en aperçoit sur l'instant. Jean Zay est amené et conduit dans l'auto des miliciens qui repart aussitôt en direction de Vichy.

Le lendemain, Pierre Laval, qui ignore tout de ce transfert, est prévenu par l'administration péni­tentiaire. Il s'inquiète et ordonne une enquête.

D'après un premier rapport, rédigé par les ser­vices de Darnand, la voiture de Jean Zay aurait été attaquée dans la direction de Sancoins (Cher) par des hommes armés qui se trouvaient dans un camion. Jean Zay serait descendu, aurait été blessé et probablement enlevé par les agresseurs. Un milicien se trouvant dans la voiture qui avait conduit Jean Zay aurait été également blessé [*]. Pierre Laval croit, à ce moment, à une opération du maquis en faveur de Jean Zay, pour le libé­rer. Il prescrit à René Buffet, chef des services de Sûreté, de mener une enquête, en marge de celle de la Milice, de suivre avec soin cette affaire et de le renseigner.

Mme Jean Zay vient voir Laval à Vichy le 22 juin au matin. Il lui dit ce qu'il sait et ne cache pas qu'il est inquiet sur le sort de son mari. L'enquête piétine. Manifestement le Deuxième Service de la Milice cherche à étouffer l'affaire. La Sûreté, de son côté, n'obtient aucun rensei­gnement. Jusqu'à la Libération, on ne saura rien de précis sur le sort de l'ancien ministre de l'éducation nationale. La réalité est abominable. La Citroën dans laquelle était monté Jean Zay avec Millou, Develle et Cordier, contourna Cusset et s'arrêta au lieudit "Les Malavaux". Ultime hypocrisie, Henri Millou a fait croire à l'ancien ministre que lui, Develle et Cordier étaient en réalité des résistants et qu'à eux trois ils venaient l'enlever pour le conduire non pas dans une centrale, mais au maquis. Aux Malavaux, Jean Zay descendit sans méfiance et grimpa avec ses compagnons jusqu'au "Puits-du-Diable", faille profonde dans la montagne.
- Nous allons attendre ici, dit Henri Millou qui s'assit sur une grosse pierre.
Jean Zay s'épongea le front puis enleva ses lunettes pour les essuyer avec un mouchoir. Il ne remarqua pas que Cordier passait derrière lui et sortait une matraque. Le milicien porta un coup qui dévia. Jean Zay, ses lunettes à la main, se dressa. Henri Millou braqua alors sa mitraillette Sten et tira une longue rafale. Jean Zay s'écroula, tué net. Les assassins dépouillèrent le corps de tous vêtements et le jetèrent dans le "Puits-du-Diable". Il redescendirent à la voiture, prirent des charges d'explosifs et remontèrent sur les lieux de leur forfait. Une explosion provoqua un éboulement qui ensevelit le corps de l'ancien ministre. C'est le hasard qui, le 22 septembre 1946, amena deus chasseurs sur les lieux du crime et leur fit découvrir le cadavre.
Bien cordialement,
Francis.

[*] Note de l'auteur : C'est le commissaire Poinsot, chef de la brigade des Renseignements généraux de Vichy, qui est l'inventeur de ce mensonge. Nul doute que lui et son chef Jean Degans étaient au courant.

*** / ***

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