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N°4 COMMANDO

1er BFM Commando du Commandant Kieffer

Eric LE PENVEN et Stéphane SIMONNET

Présentation de l'éditeur :

Parmi les premières troupes débarquées en Normandie le 6 juin 1944, figurait une poignée de Français, 177 fusilliers marins commandos appartenant au bataillon du lieutenant de vaisseau Philippe Kieffer.
Rattachée au N°4 Commando et à la Première brigade Spéciale de Lord Lovat, cette unité dces Forces Françaises Libtres communément appelée commando Kieffer allait s'illustrer dans son secteur de Sword Beach en s'emparant de tous ses objectifs, les points fortifiés du littoral et le Casino de Ouistreham.
Après avoir fait la jonction avec les parachutistes de la 6th Airborne à Bénouville, les Bérets verts français gagnaient ensuite la rive droite de l'orne pour tenir à l'Est, la tête de pont alliée jusqu'à leur départ de Normandie au début du mois de septembre.

Cet ouvrage retrace l'histoire et les 3 mois de combats de ces volontaires français en Normandie, mais revient également sur la longue période d'entrainement de cette unité commando, depuis sa formation en Grande Bretagne en 1941, jusqu'à son engagement dans Overlord.
Environ 250 français furent brevetés commandos, mais 177 d'entre eux seulement prendront pied en Normandie.
Qui étaient ces hommes, ces volontaires de la France Libre réunis autour d'un seulo chef, Philippe Kieffer, et qui pour certains participèrent au raid de Dieppe en août 1942, puis aux coups de force nocturnes de l'hiver 1943-1944 sur les côtes de France ?
Enfin, en s'appuyant sur une documentation inédite - archives familiales et privées - et sur une iconographie abondante, cet ouvrage présente pour la première fois les parcours individuels et collectifs de chacun de ces acteurs du Débarquement trop vite oubliés après la guerre.


La bible sur le Commando dit Kieffer. Des noms, des lieux, des photos, des combats,(et encore des combats), etc...
Mais peu de choses sur ces hommes, leurs motivations, leurs espoirs, leur relation avec la France libre. Par exemple, on aimerait en savoir plus sur le refus de certains commandos de défiler devant le général Giraud.

J'aurais aimé plus d'émotion, connaitre mieux ces hommes, ces tout jeunes hommes.
Il y a quand même une reproduction d'une lettre très très touchante. Je vous l'ai reproduite telle quel.

Mon cher papa et chère maman ainsi que mon chère frère.

A la veille de la grande bataille décisive pour la libération de notre pays, je vous écris cette lettre car comme je suis aux avants postes peut être n’arriverai je pas jusqu’à vous avant la fin de la guerre. J’ai tenu quand même a vous écrire cette lettre pour que vous sachiez ce que j’ai fait .
J’ai recu ma derniere carte inter-zone venat de vous le 3 novembre 43 six jours avant la liberation de l’Afrique du nord par les alliés. J’étais toujours sur le Richelieu, nous attendions nous aussi la bataille, mais je vous assure que moi c’est a contre cœur que je me serai battu car j’avais malgré j’étais commandé par des officiers vichystes, et que j’avais renié Pétain et sa clique. Après l’Afrique du nord, l’Afrique équatoriale ralliaient sans combattre le général Giraud.
Le Richelieu partit pour les Etats-Unis pour se faire réparer car il en avait besoin.

Je n’y restait pas longtemps a bord, car j’avais appris qu’en Amérique, il existait une délégation de la France libre du général de Gaulle. Je n’hésitait pas je ralliait la France libre et j’entais dans l’armée du général de Gaulle. Je partis pour le Canada venant de New York et j’arrivais à Halifax, de là, je partis pour l’Angleterre d’où je suis actuellement.
J’arrivais à Londres d’où je restais quelques temps avant d’embarquer à l’école navale de la France libre, mais ce travail ne me plaisait pas il n’y avait aucun danger a courir et surtout je ne voulait pas rester planqué. Je fis plusieurs demande pour aller au corps franc des fusiliers marins mais cette demande me fut à chaque fois refusée car disait on que j’étais necessaire a bord de mon bateau car vous savez que je suis opticien télémetriste. Je ne fis ni une ni deux je fis une grosse bétise et j’attrapais 60 jours de prison, sitôt arrivé à la prison je fis une nouvelle demande qui cette fois ci fut acceptée car je dit comme cela que si ils ne voulaient pas m’envoyez au corps franc je préfèrerais rester en prison.
Cette demande fut acceptée j’entrais donc au corp franc qu’on appelle ici en Angleterre « Commandos » après un dur entrainement.
Je suis fier, que m’importe de mourir, je n’ai pas peur des balles, mais je veux qu’après le guerre vous n’ayez pas peur de citer le nom de votre fils et a en rougir.
La haine du boche nous tient tous au cœur, car nous savons qu’ils vous ont torturé, assassiné beaucoup des notres, affaibli la France, il veulent notre mort à tous. C’est pourquoi il faut en finir avec eux et les traitres de chez nous.
Cher papa et chère maman je part bien triste aussi, car je vais vous confier mon histoire de cœur.
J’aime une jeune fille anglaise que j’ai rencontré durant mon séjour en Angleterre, je vais avoir un enfant d’elle et je suis bien triste car ma demande de mariage a été refusée car aucun papier ne peut m’etre délivré avant le second front et pourtant j’aime cette jeune fille j’aurais voulu que l’enfant porte mon nom si je venais à mourir que voulez vous c’est le destin qui veut cela mais si je reviens je jure qu’elle sera ma femme, en attendant je lui lègue mes biens qui se montent a peu près à 10 000 Francs au moins quand l’enfant viendra pourrat-elle commencer à l’élever.
Chèrs parents je remettrai cette lettre a cette jeune fille qui vous la remettra .
Elle est ma fiancée officielle je n’ai put en faire ma femme mais elle est ma fiancée c’est la seule femme que j’ai vraiment aimé dans ma vie.
Chèrs parents je suis bien triste souvent quand je pense que vous êtes depuis quatre années dans cette prison qui s’appelle la France, que de souffrance vous avez dut endurer, ha ! les salauds ils vont le payer.
Chers parents je voudrais encore vous faire une demande si jamais des Anglais viennent à la maison ne les repoussez pas, car quoiqu’on dise sur eux, tous les Français que nous sommes en Angleterre nous avons été accueilli comme des frères dans la maison ou je suis actuellement je suis comme le fils de la moisson.
Ils ont compris le malheur de la France. Ils savent tous qu’un bon Français ne peut s’abaisser dans la honte de la collaboration et accepter de l’argent des boches car il lui brûlerait les mains.

Cher papa et chère maman je termine maintenant ma lettre car voyez vous j’ai tant de chose encore à vous dire mais il faudrait que je vous voie, le vous met aussi ma photo pour vous laisser un souvenir de moi en terminant cette lettre j’ai aussi les larmes aux yeux car peut être je me dis que je ne vous reverrai plus mais mon devoir il est necessaire que je le fasse rien ne doit passer avant le devoir. J’ai quand même espoir de revoir Paris et notre maison.
Cher papa et chère maman je finis ma lettre en vous embrassant bien fort ainsi que toi mon frère Jean.
Embrassez pour moi toute la famille, et les voisins aussi.





Cordialement
Laurent

 

Editeur : Heimdal
Date edition : 2004
Support : livre
Genre : étude historique
Période concernée : de 1939 à 1945
Région concernée : Ouest Europe

Proposé par Laurent Laloup le mercredi 21 septembre 2005 à 21h53

Dernière contribution le dimanche 12 avril 2009 à 22h35

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