
Sommaire
La drôle de Guerre et la débacle
L'entrée en guerre
Immobilisme et stratégie de la drôle de guerre
L'invasion
Vichy : État français et Révolution nationale
L’État Français : un régime personnalisé, autoritaire et antidémocratique
La révolution nationale
Occupation et collaboration
Occupation et souveraineté de Vichy
Vichy à la recherche de la collaboration
Les allemands et la collaboration
Les formes de la collaboration
Les Français, Vichy, l'occupant
Pétainistes et pétainisme
Le poids de la vie quotidienne
Opposants, réprouvés, persécutés, résistants
Politique discriminatoire et répressive de VIchy
Résistants « de la première heure »
La résistance extérieure : la France libre
Le tournant (1942-1943)
Année 1942
Année 1943
1944, l'année de la Libération
Printemps 1944
Du débarquement à la veille de la libération
Libérations
La fin de la guerre : septembre 1944-mai 1945
Après la Libération : retour à l'ordre ou révolution ?
Dépendance extérieure et poids des difficultés
Le 8 mai 1945
Soixante-dix ans d'études sur la Deuixème guerre mondiale
La première période va de la fin de la guerre au début des années soixante-dix.
Le tournant des années 1970. Trois livres et un colloque
Deuxième période : 1972-1995
Nouveau tournant autour de 1995
Troisième période (en cours)
Présentation du livre
Yves Durand est à mon sens l'historien le plus intelligent de la France de la seconde guerre mondiale, une intelligence qui ne tombe pas du ciel, mais qu'il s'est construit par de multiples aller-retours entre l'investigation locale ou ponctuelle (Le Loiret dans la guerre, Prisonniers de guerre) et la vision planétaire (Le nouvel ordre européen nazi, Histoire de la Deuxième guerre mondiale). La première édition de La France sous la Deuxième guerre mondiale date de 1993, mais il s'agissait en fait d'une refonte de Vichy (1940-44), publié en 1972 à l'époque où Paxton publiait son Vichy France: Old Guard and New Order, 1940-1944. Attention, si les deux livres présentent un regard assez sévère sur Vichy, les deux auteurs ne revendiquent pas le même statut. Alors que Paxton basait ses écrits essentiellement sur ses propres dépouillements d'archives, Durand écrivait en vulgarisateur généraliste, ce qui ne portait pas vraiment à conséquence dans la mesure où les archives allemandes avaient déjà été visitées par Jäckel dans les années soixante. L'avantage de Durand sur Paxton est qu'il se méfie toujours des théorisations hasardeuses et s'il porte souvent des jugements extrêmement sévères sur Vichy, ce n'est qu'après avoir considéré l'ensemble des pièces du dossier, à charge et à décharge. Dans le livre de 1972, Durand ne consacrait que 2 lignes à la mise en œuvre de la Solution finale en France. Dans cette version de 1993 mise à jour en 2011, il développe un peu plus mais pas tellement, seulement 5 pages sur 200 sont consacrées aux Juifs, un poids qui reste faible par rapport aux autres ouvrages généralistes. Je ne connais pas la raison de ce choix. Durand a également choisi,dans son livre de 1993 d'élargir la période, 1939-1945 au lieu de 1940-1944, ce qui permet de prendre plus de hauteur et de mieux situer Vichy dans le contexte d'une France qui fut belligérante et battue. |