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La Chute de Berlin / Antony BEEVOR (trad. de l'anglais par Jean Bourdier)

En réponse à -6 -5 -4 -3 -2
-1Une idée en même temps qu'une piste de françois delpla

Négociations au bord du gouffre de Nicolas Bernard le mercredi 20 novembre 2019 à 18h25

Le Hitler des derniers jours était physiquement usé, mais il s'octroyait tout de même des nuits de sommeil et des phases de repos et de détente en journée. Du reste, son cerveau ne tournait pas à vide (en témoigne, notamment mais pas seulement, la manière totalement réfléchie dont il a fait rédiger ses testaments).

Même enterré dans son Bunker de Berlin, Hitler ne perdait pas davantage de vue son objectif stratégique essentiel: briser l'alliance des contraires entre Anglo-Saxons et Soviétiques, pour pousser les premiers à soutenir le Reich contre les seconds. S'il réussissait, il ne se contentait pas de sauver son régime (et accessoirement son pays nazifié), il portait également un coup majeur au "grand complot juif" qui, déguisé en ploutocrate ou en bolchevique, manipulait ses ennemis, à Londres, Washington et Moscou...

Entre autres preuves que j'ai déjà produites, je verse au dossier un document publié plus de trente ans auparavant, mais hélas méconnu, plus précisément une lettre de Martin Bormann (chargé à la fois de la régulation du Parti nazi et du déroulement le plus paisible possible de la vie privée du Führer) à Karl-Hermann Frank (le Reichsprotektor de Bohême-Moravie), en date du 23 avril 1945: "Auf Anregung von Reichsminister Speer habe ich dem Führer den Vorschlag gemacht, namhafte tschechische Industrielle nach Frankreich fliegen zu lassen, um dort mit ihren amerikanischen Verbindungen Verhandlungen über den Schutz der Tschechoslowakei vor den Bolschewisten zu führen. Der Führer hat seine Zustimmung hierfür gegeben."

Ce que je traduis comme suit: "Sur une suggestion du Reichsminister Speer, j'ai proposé au Führer d'expédier [laisser partir?] des industriels tchèques réputés en France, pour négocier avec leurs homologues américains la protection de la Tchécoslovaquie contre les Bolcheviques. Le Führer a fait part de son approbation."

Il s'agit du document n°170 publié dans un recueil est-allemand dont le caractère sérieux n'a pas été démenti (on le retrouve, au demeurant, dans des bibliographies d'ouvrages réputés, tels Ian Kershaw ou Andreas Kunz): Gerhard Förster & Richard Lakowski, 1945. Das Jahr der endgültigen Niederlage der faschistischen Wehrmacht, Berlin, Militärverlag der D.D.R., 1985, p. 305.

Il en ressort que Hitler persiste, dans sa dernière semaine de vie, à creuser le fossé entre l'Est et l'Ouest, et semble ne pas prendre au sérieux sa propre politique de "terre brûlée" (sinon, pourquoi chercher à épargner l'industrie tchèque, pour partie située en territoire allemand depuis 1938?).

Ce document remet également en cause une affirmation souvent lue (mais inexacte), à savoir que Hitler était allergique à toute proposition des hiérarques nazis tendant à négocier une paix séparée avec l'Ouest: si tel était le cas, Bormann, d'une loyauté exemplaire envers un dictateur à qui il devait tout, n'aurait jamais songé à relayer une telle proposition.

Il en ressort également que Speer avait encore l'oreille de Hitler (contrairement à ce qu'il racontera dans ses Mémoires), que Bormann jouait un rôle plus actif qu'on ne le croit généralement, ce qui suggère que sa mésentente avec Speer, complaisamment décrite par ce dernier dans ses Mémoires, ne doit pas être exagérée. Comme l'a déploré l'historien allemand Armin Nolzen, qui prépare une thèse sur le fonctionnement du Parti nazi, l'histoire interne du Troisième Reich a trop laissé la place à une chronique de ses rivalités intestines, sans étudier avec la même attention la capacité de ses leaders à collaborer pour mettre en oeuvre la politique hitlérienne.

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