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Edition du 29 juillet 2014 à 21h04

Le maquis de Glières / Claude Barbier

En réponse à -11 -10 -9 -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2
-1Tout est dit ... de JARDIN DAVID

Barbier réduit la bataille des Glières au combat de Monthiévret qu'il minimise de Alain Cerri le mardi 29 juillet 2014 à 20h52

Certes, mais Claude Barbier n'effectue pas vraiment un travail historique objectif en ce qu'il réduit la bataille des Glières au combat de Monthiévret dont il minimise l'importance !

Voici, pour preuve, un exposé succinct du point de vue de Claude Barbier, dans son ouvrage, sur le combat de Monthiévret (Glières, 26 mars 1944), combat décisif puisqu'il a décidé le capitaine Anjot, chef du bataillon des Glières, à donner l'ordre d'exfiltration le 26 mars à 22 heures.

Référence : Claude Barbier, Le maquis de Glières, chapitre 5 « Les derniers jours de Glières », pages 245 à 256.

D’emblée, Claude Barbier avoue, page 247, que « les seuls documents en notre possession exactement contemporains du 26 mars sont d’origine allemande : il s’agit du carnet de la compagnie allemande présente dans le secteur du Petit-Bornand ainsi que des télégrammes que s’échangeaient les policiers allemands » (lesquels ne mentionnent pas le combat de Monthiévret, NDLR).

Si Claude Barbier avait, comme moi, enquêté du côté des anciens combattants allemands, il aurait pu ajouter le témoignage d’Erich Kalmbach, ancien soldat du Res.Geb.Jäg.Btl. 99 / 5. Kompanie, cantonné à Entremont : [Le 26 mars], briefing sur place. Tard le soir, composition d’un fort groupe de combat. Ordre donné : reconnaissance et, éventuellement, prise des Auges [col voisin de Monthiévret, NDLR] […] attaquées l’après-midi par des avions bombardiers. ([Le matin du 27 mars], parcours particulièrement difficile, très raide et dans la neige profonde […].

Au lieu de cela, au lieu même de citer et de recouper, comme l’avait fait Alain Dalotel en 1992, les témoignages des maquisards présents, même s’ils sont contradictoires, confus ou exagérés, Claude Barbier se fonde uniquement sur les procès-verbaux d’interrogatoire de quatre résistants questionnés par la police de Vichy !!! Ainsi, l'un d'entre eux, Robert Halgrin termine-t-il son récit par une expression qui ne pouvait que ravir les policiers et lui faire espérer leur clémence : « […] ce fut alors la débandade. »

Claude Barbier affirme ensuite que les Allemands n’ont pas « pris pied à Monthiévret, puisqu’un maquisard armé d’un fusil-mitrailleur y conservait encore sa position ». A l’appui de ses dires, il cite le témoignage d’Henri Duchêne qui déclare : « A mon arrivée [à Monthiévret] à 18 heures, je n’ai plus trouvé que Jacquart couché près de son F.-M., blessé de trois balles au ventre. » (C’est moi qui souligne.) En effet, comme je l’ai expliqué sur ma page consacrée au combat de Monthiévret () : « Parvenus silencieusement à la barre rocheuse qui surplombe l'alpage, les chasseurs de montagne allemands [aux environs de 17 heures, suivant, entre autres, le récit de mon père] aperçoivent le poste F.-M. de Jacquart […] [qui] est tué de plusieurs balles dans les reins comme l'atteste son cadavre examiné le 5 avril 1944 par les gendarmes ». Mais il s’agit seulement du début du combat, car, selon mon père et d’autres maquisards présents, « après avoir progressé à couvert, les Gebirgsjäger ouvrent le feu de toutes leurs armes. D'après les témoignages les plus crédibles, des moments d'accalmie succèdent à des périodes de tir intense [tirs entendus de la vallée par plusieurs témoins dont l’abbé Truffy]. » Duchêne, s'il se souvient de l'heure avec exactitude, est sans doute arrivé durant l’un de ces moments d’accalmie.

Finalement, à la page 252, Barbier feint de confondre, pour minimiser l’importance de celui-ci, le combat de Monthiévret du 26 mars au soir et l’attaque générale des Allemands le 27 mars au matin, qui trouve le plateau évacué par ses défenseurs. Ensuite, Barbier s’étend sur l’investissement du plateau par les troupes allemandes qui ne font que six prisonniers. Il déclare ainsi que « la bataille des Glières n’a pas eu lieu », car le combat de Monthiévret n’était qu’une escarmouche où une section allemande « tua deux maquisards et en blessa un troisième » [fusillé ensuite par les Allemands, NDLR] et où « l’avant-poste maquisard répliqua en vain [car] la section allemande [en mission de reconnaissance offensive] ne cherchait pas à engager le combat ».

Pourtant, ainsi que je l’ai déjà écrit, la bataille des Glières ne se réduit pas au combat de Monthiévret : « D’une part, la journée du 26 mars 1944 aux Glières ne se limite pas à l’attaque allemande à Monthiévret comme le prétend Claude Barbier. En effet, après un bombardement aérien (qui avait commencé dès le 12 mars !) et un violent pilonnage d'artillerie la veille (qu’il ne faut pas oublier !), il y a d’abord eu, le matin [après un nouveau passage de l'aviation qui incendie une dizaine de chalets et mitraille les sous-bois], deux attaques des francs-gardes de la Milice française, toutes deux repoussées par les maquisards ; il y a ensuite eu, non pas une, mais deux attaques des chasseurs de montagne allemands, une en début de matinée (au Lavouillon), qui a été repoussée, et une autre en fin d'après-midi (à Monthiévret, où mon père était chef de groupe), lorsque les Allemands ont tourné la position des maquisards et sont parvenus, malgré la contre-attaque d'une sizaine, à les contraindre à se replier à la faveur de la nuit. D’autre part, la bataille des Glières ne se réduit pas à la journée du 26 mars ; elle a, en fait, commencé dès le 5 février 1944 (où mon père et son chef ont été les seuls rescapés d'une attaque-surprise de la Milice) et s’est ensuite poursuivie contre les forces de l’ordre de Vichy (gardes mobiles, policiers et miliciens) qui encerclaient le plateau depuis le 13 février jusqu’à l’arrivée des Allemands le 24 mars. »

Le combat décisif de Monthiévret le 26 mars 1944

*** / ***

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