Pour profiter de
tous les avantages
de ces pages, vous
devez accepter
les cookies



Forum
des livres, revues, sites, DVD, Cd-rom, ... , sur la 2e Guerre Mondiale, de 1870 à 1970
 
 Le débat sur ce livre
 
 L'accueil
 Le menu
 Le forum
 Les livres
 Ajouter un livre, ...
 Rechercher
 Où trouver les livres ?
 Le Glossaire
 Les points
 Les pages LdG
 L'équipe
 Les objectifs
 La charte
 Droit de réponse
 L'aide
 
 
 

 


La description du livre


Edition du 23 janvier 2014 à 10h26

Histoire du négationnisme en France / Valérie Igounet

En réponse à
-1Ai-je encore le droit de faire un bras d'honneur devant une table de sacrifices maya ? de Jacques Ghémard

T'as quelque chose contre les Mayas, maintenant ? de Nicolas Bernard le jeudi 23 janvier 2014 à 10h20

Dans la problématique présentement posée, la loi ne sanctionne pas l'antisémitisme ou le racisme, mais l'expression de l'antisémitisme ou du racisme.

Ce qui est interdit, en effet, c'est ceci:

1) Article 32 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse: la "diffamation commise par les mêmes moyens envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée", la diffamation étant définie par l'alinéa 1 de l'article 29 de cette même loi comme constituant "toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation. La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés, mais dont l'identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placards ou affiches incriminés". Exemple : "Les Juifs pratiquent les meurtres rituels d'enfants."

2) Article 33 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse: l'injure "envers une personne ou un groupe de personnes a raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée", l'injure étant ainsi définie par l'alinéa 2 de l'article 29 de cette même loi - "toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait est une injure". Exemple: "l'Asiatique est fourbe par essence".

Le législateur, nanti d'une certaine expérience historique, a institué un régime de présomption de dangerosité envers la diffamation et l'injure raciales, dans la mesure où ces deux catégories d'actes ont pour effet de fomenter la haine et de provoquer des violences. Par ailleurs, sont punis les faits de provocation à la haine, à la discrimination, à la violence raciale, l'apologie des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité, des crimes ou délits de collaboration, le négationnisme des crimes nazis contre l'humanité, etc. etc.

Dès lors, pour répondre à ta question, la loi française ne formule aucune définition du terme "antisémitisme", mais sanctionne des actes objectifs ayant pour objet et finalité la promotion de la haine raciale, vecteur de troubles à l'ordre public et attentatoire à la dignité humaine, comme l'a rappelé récemment le Conseil d'Etat.

Par ailleurs, il me paraît inexact d'écrire que "le président du CRIF" cherche à "faire condamner des actes anti-religieux". Ce qu'il indique, c'est que le geste de la "quenelle" "a une connotation antisémite seulement dans l'hypothèse où il est fait devant une synagogue ou un lieu de mémoire de la Shoah". En l'occurrence, il n'assimile pas la "quenelle" à un banal acte anti-clérical, mais à un geste injurieux envers les Juifs.

L'antisémitisme, en effet, ne se veut pas le champion de la laïcité. C'est une agression ciblant les Juifs en les présentant comme un groupe malfaisant, conspirant contre les peuples de la planète en vue de les corrompre pour asseoir sa domination éternelle. Les "griefs" d'ordre religieux qu'il développe s'inscrivent dans cette démarche et cette logique. Accuser notamment "les Juifs" d'avoir tué le Christ relève certes de l'hostilité religieuse, mais revient en outre à généraliser une accusation de "déicide", dans la mesure où ce meurtre est attribué "aux Juifs" pris dans leur ensemble.

*** / ***

lue 715 fois et validée par LDG
 
décrypter

 

1 Oui, la religion maya, c'est pas top de Jacques Ghémard 23 janv. 2014 12h58
1 Et même devant une église, ce serait antisémite de Jacques Ghémard 08 févr. 2014 19h59

Vous pouvez répondre ici

Votre prénom et votre nom ou pseudonymeobligatoire !

Titre du message


sélection en gras, italique, souligné, paragraphe, "citation", lien

Adresse d'une image sur Internet Aide
Adresse d'une page Internet
Titre éventuel de cette page
InfoQuestionRéponseInfo. et quest.MerciPas de texteHumourInclassable

Cliquez sur une icône pour envoyer le message

 

Participer à l'ensemble du débat sur Histoire du négationnisme en France

Pour contacter les modérateurs : cliquez !

contribution.php bidouillé par Jacques Ghémard le 8 9 2010  Hébergé par PHP-Net PHP-Net  Temps entre début et fin du script : 0.01 s  5 requêtes