Margerie corrige Reynaud - L'Armistice de Juin 1940 - forum "Livres de guerre"
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Edition du 09 juillet 2012 à 10h14

L'Armistice de Juin 1940 / Philippe RICALENS et Jacques POYER (collectif)

En réponse à -2
-1Petite précision de Francis Deleu

Margerie corrige Reynaud de françois delpla le lundi 09 juillet 2012 à 09h24

Je rappellerait tout d'abord que le titre de "Journal", pour le livre publié par Grasset en 2010, est trompeur. Il s'agit de mémoires appuyés sur un journal, ce qui est fort différent, et témoigne d'un parasitage des notes par la mémoire, rendant la tâche du chercheur difficile.

Ce n'est pas une raison, bien au contraire, pour ne pas citer textuellement. Margerie écrit p. 191-2 qu'il a profité d'une pause dans la discussion générale pour entreprendre Churchill en particulier :
"M. Paul Reynaud et le général Gamelin, lui dis-je, se sont exprimés avec beaucoup de sang-froid et de modération dans l'exposé qu'ils vous ont fait de notre position. Celle-ci est en réalité beaucoup plus grave encore que vous ne pouvez le croire. (...) Hier, nous avons discuté avec M. Paul Reynaud la nécessité de nous battre éventuellement sur la Loire ou la Garonne, si Paris était pris, et je lui ai même dit que le Gouvernement français pourrait se trouver dans la nécessité de se transporter à Casablanca pour continuer la lutte d'Afrique du Nord." M. Winston Churchill me regarda avec stupeur : je ne pus continuer la conversation, quelqu'un d'autre s'étant alors approché de lui.

Cette remise des pendules à l'heure permet de mesurer la mauvaise foi de Reynaud et son anti-churchillianisme à fleur de peau :
M. Roland de Margerie, qui s'en ouvrit rapidement à Churchill, mais, ajoute-t-il, Churchill ne croyait pas encore « à la terrible efficacité des Panzerdivisions », puisqu'il reçut la confidence de Margerie comme « une boutade »; plus, comme « accès de démence »; plus encore, comme une preuve de « défaitisme ».
Reynaud a le privilège, en écrivant ses mémoires, de disposer, cinquante ans avant leur publication, des notes de son ancien conseiller, et de ce privilège il abuse infiniment. Quant à Henri Amouroux, partisan rétrospectif de l'armistice, il croit sur parole un propos de Reynaud qui apporte des torrents à son moulin.

Churchill interdisant aux Français d'envisager un repli sur l'AFN le 16 mai ? Par incompétence et incrédulité sur les capacités des divisions blindées ?? Que voilà un alibi idéal !

Alors que le texte de Margerie nous informe seulement de sa réaction immédiate devant la révélation d'un double langage de Reynaud et de Gamelin sur la gravité de la situation -une réaction qui ne s'est manifestée que... par un regard !!!!!

*** / ***

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