Pour profiter de
tous les avantages
de ces pages, vous
devez accepter
les cookies


 
 
 
 Le débat sur ce livre
 
 L'accueil
 Le menu
 Le forum
 Les livres
 Ajouter un livre, ...
 Rechercher
 Où trouver les livres ?
 Le Glossaire
 Les points
 Les pages LdG
 L'équipe
 Les objectifs
 La charte
 Droit de réponse
 L'aide
 
 
 

 


La description du livre


Et les autres livres cités


La description de ce livre

Dernière Guerre Mondiale / Daniel Laurent & alii

En réponse à -6 -5 -4 -3 -2
-1Le général Leclerc pour l'indépendance de l'Indochine de Sertge Desbois

De Gaulle, Leclerc et l'Indochine de Francis Deleu le jeudi 03 mai 2012 à 19h02

Bonsoir,

Ayant apprécié les contributions très étayées sur l'Indochine, je ne résiste pas à proposer un extrait de l'article « Leclerc » confié à André Martel dans le « Dictionnaire De Gaulle ». Pour info, André Martel est l'auteur du livre Leclerc : le soldat et le politique, Albin Michel, 1998.
Leclerc et Thierry d'Argenlieu, le bon et le mauvais, le progressiste et le conservateur : la polémique dure toujours. Le 15 août 1945, de Gaulle a placé le général Leclerc , « commandant supérieur des troupes en Extrême-Orient », sous l’autorité de l’amiral Thierry d’Argenlieu, « haut-commissaire de France pour l’Indochine » avec les pouvoirs de « gouverneur général » et de « commandant en chef des forces terrestres, navales et aériennes ». Le haut-commissaire doit « rétablir la souveraineté française », tandis que le commandant supérieur est « chargé de prendre toutes les mesures militaires tendant au rétablissement de cette autorité ». Le 26 avril 1946, alors retiré à Colombey où ses deux fidèles continuent à l’informer, de Gaulle écrit à Leclerc : « J’ai moi-même en son temps pesé les conditions de la mission confiée à l’amiral d’Argenlieu et celle qui vous a été confiée à vous-même […] Je vous demande aujourd’hui d’y penser avec un peu de confiance en mon jugement et mes sentiments. » A-t-il voulu parfaire son image de chef militaire en le tenant à l’écart des difficultés diplomatiques et politiques ? N’a-t-il pas préféré désigner un négociateur dont il a pu apprécier l’habile intransigeance ?
Leclerc a obéi. Mais il a d’autant plus mal vécu cette subordination que sa découverte de la situation indochinoise lui a montré l’irréalisme de la politique française. Rétablir la souveraineté de la France ne signifie pas, il le sait, revenir au régime précédent mais appliquer la déclaration du 24 mars 1945, qui accorde l’autonomie à la Fédération indochinoise au sein d’une Union française appelée à se substituer à l’Empire pour mieux le conserver. C’est oublier que le 9 mars 1945, à la suite du coup de force nippon, l’Annam, le Cambodge et le Laos ont proclamé leur indépendance. De plus, le 2 septembre, le Viet-Minh dominé par les communistes a établi à Hanoi une République démocratique du Vietnam (RDVN). Que Leclerc ait eu, le même jour, l’honneur de signer pour la France, à bord du
Missouri, la capitulation du Japon n’a fait que renforcer sa perception d’une Indochine qui n’est pas celle imaginée à Paris.
Dans l’avion qui le conduisait en Extrême-Orient, Paul Mus lui a révélé que les Français, humiliés par les Japonais, avait perdu « le mandat du ciel ». Obligé de séjourner à Ceylan, du 22 août au 4 octobre, il a découvert la fragilité des Anglais et des Hollandais dans cette partie du monde. Au Japon, il a appris que les Etats-Unis renonçaient aux Philippines. Lui-même n’a pu débarquer à Saigon qu’après les Anglais. Enfin, les premières opérations en Cochinchine, bien que victorieuses, n’assurent ni la maîtrise du terrain, ni le contrôle de la population. Or de Gaulle et Thierry d’Argenlieu le pressent d’aller au Tonkin, où l’occupant chinois n’est pas plus désireux de le recevoir que les dirigeants de la RDVN. Ayant fait sauter le verrou chinois à Haiphong, il entre à Hanoi le 18 mars 1946 après avoir demandé au représentant français, Jean Sainteny, « d’arriver au plus tôt à un accord avec la RDVN, « fût-ce au prix d’initiatives qui pourraient être désavouées ». Une convention a été signée le 6 mars par laquelle le gouvernement français a reconnu la République du Vietnam comme un État libre et faisant partie de la Fédération indochinoise et de l’Union française. Une annexe, signé par Leclerc, limite les effectifs à 15.000 hommes et leur présence à cinq ans. L’amiral Thierry d’Argenlieu et le gouvernement français émettent des réserves sur ces dispositions. Désavoué, Leclerc demande son retour, et Thierry d’Argenlieu son rappel.
En janvier 1947, au nom de l’unité de la France libre et désireux de conserver sur place Thierry d’Argenlieu, un inconditionnel, de Gaulle déconseille à Leclerc d’accepter le poste de haut-commissaire et commandant en chef en Indochine qui vient de lui être proposé. A Leclerc, son ami René Pléven a déjà expliqué que, ne disposant d’aucun soutien politique, il n’obtiendrait ni les moyens, ni la liberté d’action qu’il demanderait. Au terme d’une entrevue orageuse avec de Gaulle, Leclerc déclare : « Dans les grandes circonstances, le Général a toujours raison. »
Bien cordialement,
Francis.

*** / ***

lue 2810 fois et validée par LDG
 
décrypter

 

1 C'est pas fini ! de Daniel Laurent 04 mai 2012 14h05
2 Comment ça ? de Laurent Boussaton 04 mai 2012 14h24
3 Voui, au boulot ! de Daniel Laurent 05 mai 2012 09h58
4 Au boulot, au boulot...j'en sors ! de Laurent Boussaton 26 mai 2012 19h53
5 Bien reçu ! de Daniel Laurent 27 mai 2012 03h49

Vous pouvez répondre ici

Votre prénom et votre nom ou pseudonymeobligatoire !

Titre du message


sélection en gras, italique, souligné, paragraphe, "citation", lien

Adresse d'une image sur Internet Aide
Adresse d'une page Internet
Titre éventuel de cette page
InfoQuestionRéponseInfo. et quest.MerciPas de texteHumourInclassable

Cliquez sur une icône pour envoyer le message

 

Participer à l'ensemble du débat sur Dernière Guerre Mondiale

Pour contacter les modérateurs : cliquez !

contribution.php bidouillé par Jacques Ghémard le 8 9 2010  Hébergé par PHP-Net PHP-Net  Temps entre début et fin du script : 0.02 s  5 requêtes