Schlumberger et Stadieu - Le chemin le plus long - forum "Livres de guerre"
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Le chemin le plus long / Pierre Quillet et 70 anciens

En réponse à -4 -3 -2
-1Bougainville de Alain Le Floch

Schlumberger et Stadieu de Laurent Laloup le dimanche 17 décembre 2006 à 20h36

Bonsoir Alain,


A propos des perroquets du « Bougainville », d'Argenlieu raconte :
« Quand dans la soirée, l'enseigne de vaisseau Schlumberger se rend à bord du « Bougainville », il constate que l'aviso est en état de naviguer, mais n'obéit plus; il a été entièrement abandonné par son équipage. Seuls sont restés à bord quelques animaux mascottes affolés. Il rentre le pavillon toujours hissé sur le navire »

Certainement, le récit de Schlumberger doit être plus cocasse

une autre anecdote , extraite du livre de de Pange :

« Vers 1960, 15 ans après la guerre, (,,,)
Il n'y avait qu'un seul client dans le café, assis au bar et je lui ai demandé ce qu'il prenait. Il m'a répondu : « Comme d'habitude, un Rouge-Vichy. » j'ai demandé les deux «  Rouge-Vichy » et quand ils furent servis, je lui ai dit : « C'est curieux de mélanger le rouge et le Vichy ? » a ce moment, il a eu la réponse la plus extraordinaire que j'ai entendue de ma vie : « J'ai fait l'Afrique, je suis arrivé sur le « Bougainville » ». J'étais tellement sidéré que je ne trouvais rien à dire. Il a ajouté qu'il s'appelait Auguste Gasrel et avait été sérieusement blessé par les éclats d'une bombe d'avion tombée non loin du « Bougainville » dans la rade de Libreville, en novembre 1940.
A ce moment, l'autobus est arrivé, j'ai demandé l'horaire au conducteur et j'ai crié à mon ami du « Bougainville » : « J'aimerais vous revoir ici, samedi à 5 h: » il m'a répondu : « oui, d'accord » et l'autobus a démarré.
J'étais tellement surpris que je ne savais quoi penser. Pourquoi avait-il prononcé ce nom de « Bougainnville »? La guerre civile du Gabon est passé sous silence dans tous les livres . Le « Bougainville » est inconnu.
Je téléphone à Stadieu qui a de la peine à croire ce que je lui raconte, mais il me promet de venir samedi à 5h. Samedi, avant 5h, nous sommes dans la rue près du Café du Stade. Stadieu me dit que ce ne peuvent être ses propres bombes, dont l'une est tombée das l'eau assez près du « Bougainville » .
Ces bombes n'étaient pas adaptées pour des objectifs comme un bateau ou un fortin, (...)
avant d'entrer dans le café, Stadieu se tourne vers moi : « Je lui dis ou je ne lui dis pas , » J'ai répondu : « Ça mon vieux, c'est à toi de décider ». Gasrel est venu avec sa femme, nous avons parlé de l'Afrique, et puis il nous a montré son bras où l'on voyait une série de petits points noirs sous la peau. Depuis dix ans, sa femme en retiraient plusieurs par mois.
A ce moment, Stadieu a regardé fixement Gasrel et lui a dit : « C'est moi qui ai largué cette bombe ». Les deux hommes se sont regardés un bon moment, puis ils se sont levés et se sont serrés la min par-dessus la table. Sans dire un mot.
Gasrel disait qu'il n'avait pas de logement à la mesure de sa modeste retraite, Stadieu travaillait dans les services du logement de la ville de Paris et lui a rapidement trouvé un logement convenable.
J'ai conservé les cartes postale très amicales que Gasrel m'envoyait de Loches, son pays natal. Puis il est tombé gravement malade, on l'a transporté à l'hôpital de Versailles où il est mort. Il y avait trois personnes pour accompagner son cercueil au cimetière : Mme Gasrel, son fils et Stadieu. »

Ce bombardement du « Bougainville » se faisait le 5 novembre, 4 jours avant le combat opposant les deux sister-ships.

Cordialement
Laurent

En photo : Jacques de Stadieu, Compagnon de la Libération


http://www.ordredelaliberation.fr/

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