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|  | | |  La description du livre
| | Les soldats oubliés de la 1re DFL / Pierre GranierEn réponse à les "volontaires incorporés " de Laurent Laloup le dimanche 27 novembre 2005 à 15h55
Bonjour Etienne, bonjour à tous,
Les conditions de l’enrôlement des troupes coloniales sont rarement étudiées dans quelques livres évoquant ces dernières.
Aussi, c’est une des qualités du livre de Didier CORBONNOIS, que de consacrer même que quelques lignes à ce sujet.
(livre déjà présenté ici par Jacques, qui n’a pas toujours mauvais caractère) ;)
"----Le mode de recrutement de ces unités est spécifique aux coutumes locales : les hommes sont désignés par les chef des différents villages ; puis sélectionnés par le service de santé colonial. Le tirailleur indigène, parfois rétif aux contraintes du métier de soldat, apprécie souvent la « chance » que lui offre la pratique du métier des armes. Cette fonction « noble » est pour lui un incontestable moyen d’ascension sociale au sein du système tribal, et bien au-delà de son temps de service, elle lui permettra de jouir d’un prestige certain parmi les siens…
Cependant, l’analyse des motivations du volontariat indigène au sein des unités FFL est une tâche plus délicate. Dans un premier temps on doit distinguer la réaction des élites locales, majoritairement favorables au mouvement des Français de Londres, de celle des peuplades de la brousse, mal informées et soumises aux décisions de leurs chefs. Dans ces deux cas le mot « volontariat » n’aura donc pas la même valeur. On peut également distinguer des comportements types, liés aux zones géographiques des territoires concernés : dans les pays du centre du continent, où l’information circule moins vite, on s’en remet aux décisions des chefs locaux et l’on soutient l’action des cadres européens. Ici, les volontaires sont plus nombreux et plus déterminés. Sur la côte, le problème est différent. On connaît la réaction des « Français de Dakar », une situation trouble qui ne pousse pas l’indigène des villages de la côte à s’impliquer dans « les affaires des blancs ». Dans ce secteur d’échange, le nombre des volontaires est beaucoup plus faible, l’indifférence plus marquée.
Enfin se pose le problème du Cameroun, pays sous mandat français depuis la fin du premier conflit mondial. Il règne au sein des tribus un net sentiment de germanophobie, essentiellement lié aux souvenirs douloureux d’une première colonisation, mais également aux théories racistes des nazis. Sur place, en plus des volontaires incorporés dans les unités FFL, sont mobilisés des « requis civil ». Faisant office de « main d’œuvre militarisée » et plus tard de chauffeurs, ils courront les mêmes risques que leurs camarades indigènes des unité combattantes, mais leurs statut particulièrement flou fera d’eux les grands oublies de ces campagnes africaine.----" |

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