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La Chute de Berlin / Antony BEEVOR (trad. de l'anglais par Jean Bourdier)

En réponse à -2
-1Passionante recherche de Etienne Lorenceau

S'agissant de Göring, plus difficile de Nicolas Bernard le dimanche 19 décembre 2004 à 02h01

> Je ne crois toujours pas a la these de la comedie,
> notament
> parce que Himmler a alors perdu son statut de dauphin et
> que
> c'est Doenitz qu'Hitler a choisi de facon tout a fait
> surprenante pour lui succeder.

Il est possible que Hitler n'ait pas simulé sa crise de rage. L'hypothèse suivante est a priori recevable : Hitler confie à Himmler la tache de négocier avec les Suédois, mais Himmler joue double-jeu et lâche son patron, ce qui amène ce dernier à le prendre très mal (et on le comprend, car il ne joue rien moins que sa peau)...

Mais dans le même temps, ça colle mal avec certains comportements de Hitler. Je lis souvent, par exemple, que l'ambiance du Bunker était propice aux coups de gueule et à la paranoïa - mais dans l'intimité, avec sa future femme comme ses secrétaires, le Führer reste tout à fait maître de lui. Après l'annonce de l'échec des négociations de Himmler, Hitler fait même preuve d'une étonnante capacité de décision, puisqu'en quelques heures à peine il fera fusiller Fegelein et rédiger son Testament, puis épousera Eva Braun.

Et si Hitler en voulait tant à Himmler, pourquoi le faire remplacer par un type coincé dans Breslau et peut-être déjà mort ?


> Quel role la similaire trahison de GOERING (qui semble
> plus
> mal vécue dans la relation de Trevor Roper) joue-t-elle
> selon vous par rapport a celle d'Himmler?

A mon avis, Hitler voulait que Göring négocie avec les Alliés. Le 22 avril 1945, découvrant que l'armée SS de Steiner n'avait pu contre-attaquer dans le secteur de Berlin, il avait explosé de rage, puis reconnu : « Il n’est plus question de se battre, il ne reste plus rien pour le faire. S’il s’agit de négocier, Göring s’en acquittera beaucoup mieux que moi. »

Göring, réfugié à Berchtesgaden, est mis au courant de cette « dépression » et, après avoir consulté ses adjoints, télégraphie à Hitler le 23 avril 1945 qu’il est disposé à prendre le commandement du Reich et qu’en l’absence de réponse de sa part avant 22 h, il considérera que le Führer est privé de sa liberté d’action, ce qui l’amènera à « prendre en main, pour le mieux, les intérêts de notre pays et de notre peuple ». Recevant le message, son rival Bormann fustige la trahison du Reichsmarschall mais Hitler tergiverse, insultant son vieux complice – l’accusant d’avoir « pourri la Luftwaffe » – et semblant tout de même approuver son initiative. Göring n’en est pas moins démis de ses fonctions pour « haute trahison » sans être cependant condamné à mort. Sans l’accord de Hitler, qui désirait peut-être laisser Göring négocier avec les Alliés, Bormann ordonne de le mettre aux arrêts.

Autrement dit, Göring a "trahi" mais il n'est pas exécuté - admettons, c'est un vieux copain. C'est Bormann qui s'arrange pour le mettre aux arrêts - à ma connaissance, il n'est pas si établi que Hitler ait pris une telle décision, ou l'ait approuvée : Göring a simplement été dégradé - une mesure purement formelle, sans grande portée pratique. Le Reichsmarschall, passé les premières inquiétudes, dira même à sa femme que toute cette affaire n'est pas sérieuse et qu'il négociera quand même avec Eisenhower !

Autrement dit, Hitler baratine beaucoup, mais ne prend guère de mesures concrètes pour châtier le traître - mais admettons, c'est un vieux copain. Problème : Röhm l'était aussi, dix ans plus tôt, et Hitler n'a pourtant pas hésité à le faire liquider. Qui plus est, la version classique des derniers jours du Bunker nous montre un Hitler totalement paranoïaque et sanguinaire, victime de l'ambiance électrique de l'abri souterrain : et alors que les Soviétiques approchent, il nous joue, lui, le coup de l'amitié ?

J'y croyais. J'y crois de moins en moins. Mais je n'ai pas étudié la "trahison" de Göring en long et en large pour me faire une idée plus exacte.

*** / ***

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